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Je crois que
la police de caractères la plus vendue et
la plus utilisée dans le monde est le Garamond... et ça, ça
me donne confiance en l'avenir de l'humanité.
Adrian Frutiger

Dieu a fait
des hommes grands et d'autres petits,
je les ai rendus
tous égaux.
Samuel Colt

Je
préférerais me faire examiner la
prostate en direct à la télévision
par un type
aux mains bien froides plutôt qu’avoir
une page Facebook.
Georges Clooney

La typographie
est un métier ancien et simple. Très simple.
Aussi simple que de jouer du violon. Mais
guère plus.
Maximilien Vox

Si Dieu voulait
que nous soyions courageux, pourquoi nous
a-t-il donné des jambes ?
Marvin Kitman

La poésie
soulève le voile sur la beauté cachée du
monde.
Sei Shonagon

Si hoc legere
scis nimium eruditionis habes.
Anonyme

La typographie
est le seul art ayant la discrétion pour
principe.
Jérôme Peignot

Quand l'avenir
a-t-il cessé d'être une promesse pour devenir
une menace?
Chuck Palahniuk

L'imprimerie,
c'est l'artillerie
de la pensée.
Rivarol

On
peut dire n’importe quoi
sur un blog.
J. Bové

Je parle pas
aux cons, ça les instruit.
Michel Audiard

Sème le trouble
et tu récolteras la lumière.
Maurice Dantec

Aucune poésie
n'est concevable sans la participation du
diable.
William Blake

Si ayant
frappé quelqu'un
sur une joue, il te tend l'autre, frappe
le sur la même, ça lui apprendra à faire
le malin.
Cavanna

La vie est
la jeunesse de l'immortalité
Goethe

Choucroute
ne s'écrit pas forcément en gothique…
Laurence

Ce monde ne
fait que rêver,
il approche
de sa fin..
F. Rabelais

On n'a rien
inventé de mieux que la bêtise pour
se croire intelligent.
A. Nothomb

Un tueur est
un individu qui s'investit davantage dans ses rencontres
que le commun des mortels.
A. Nothomb

La mort est
le moyen pour Dieu de nous rappeler de ne
pas trop faire les malins.
/.
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La règle du Je...
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>[Le Blog de Graphos] est
un endroit de liberté, ivre de plume et
de peinture, de convivialité, d’amitié et
de partage - sans aucune publicité d’aucune
sorte – ni pop up… ni virus. >[Le
Blog de Graphos] est consacré à la
calligraphie latine, à l’enluminure,
au mail art, aux écritures d’Orient
et d’Occident, aux contre-écritures
aussi comme dirait Jérome Peignot, du Tag
au manuscrit de Voynich, des écritures mandingues à la
Rustica du Ve siècle…, les membres
de Graphos vous proposent de vous exprimer
sur l’actualité du
moment, de notre quotidien, de vos journées,
livres, expos, films ou états d’âmes… Nos
lectures, vos passions, nos coups de cœur,
vos coups de gueules, retrouvez-les régulièrement
sur >[Le Blog de Graphos].
Vous êtes artiste graphique ou simple passionné,
calligraphe professionnel ou enlumineur,
animateur, membre ou président d’une
association, vous désirez nous faire partager
vos envies, qu’elles soient tentations ou
démangeaisons… >[Lire
la suite...]
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Mai
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| 12/5/13 |
Vite! |
Le scribe qui dessine |
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[Le scribe qui dessine] Par
un hasard extraordinaire, je suis tombé sur
l’annonce d’un documentaire sur Arte à propos
des scribes égyptiens, « Le
scribe qui dessine » diffusé samedi
dernier. Heureusement, grâce à la
magie d’internet, vous pouvez encore revoir
cette émission passionnante pendant toute
la semaine jusqu’à vendredi prochain,
après quoi, le carrosse redeviendra citrouille
et cette belle émission sera perdue.
Ce
documentaire expose par le menu la
vie des scribes de l’Égypte antique;
il explique la façon dont les scribes
dessinaient et peignaient sur les parois
des tombes
tous ces merveilleux textes illustrés
qui ont gardé toute
leur beauté malgré les presque
cinq mille ans qui nous séparent de leur
création.
Grâce à des œuvres en cours
de création mais n’ayant jamais été achevées
et d’une façon similaire à celle
qu’utilisent les paléographes médiévaux,
les égyptologues reconstituent la façon
de se former, de travailler de ces
scribes ainsi que les techniques
de réalisation
de ces pentures gravures et sculptures,
les pigments utilisés,
les morceaux de pierre qui servaient
d’exercices
retrouvés près d’un village
entièrement constitué de scribes
et sévèrement gardé par
les soldats du pharaon, bref, un émouvant
récit
de la vie de tous les jours de ces
lointains ancêtres
des calligraphes modernes. Des oreilles
attentives pourront d’ailleurs
déceler ici ou là de bien troublantes
correspondances avec certains aspects
plus contemporains de la pratique
de l’art royal égyptien…
Bref,
prenez le temps de vous réserver
52 minutes avant vendredi pour vous
en régaler
les yeux et les oreilles !
>[Agnès Cribe]
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| 11/5/13 |
CC |
Des manuscrits sous licence |
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[Des manuscrits médiévaux sous licence] Une
bien étrange
nouvelle trouvée sur internet : il
semblerait que l'Institut
de Recherche sur l'Histoire des Textes (IRHT,
affilié au CNRS et de
très
honorable réputation) aie décidé de
placer des numérisations de documents médiévaux
sous droit d'auteur et par là de limiter
leur diffusion gratuite alors… qu'ils ne
sont pas les auteurs de ces documents
! Lors de l'accès à la Bibliothèque
Virtuelle des Manuscrits Médiévaux,
qui regroupe des numérisations d'excellente
qualité d'un millier de manuscrits médiévaux,
ll est en effet fort bizarre de voir
apparaître
une fenêtre contenant un avertissement insistant
sur le fait que les documents accédés
sont sous licence Creative Commons, "conformément à la
décision du Comité scientifique
de pilotage de la BVMM", une formule qui
autorise "la reproduction des données
sous condition de citation et uniquement
pour des opérations non commerciales".
Déjà, on peut se poser la question
de savoir si le CNRS détient réellement
les droits d'auteur d'un manuscrit datant
de plus de cinq siècles qu'il n'a fait
que numériser.
Là où cela devient à mon
avis nettement plus grave, c'est qu'il
est fait mention que la licence est "susceptible
d'évoluer
en fonction des positions officielles
que prendraient les Ministères de la Culture
et de la Communication, de l'Enseignement
Supérieur
et de la Recherche, ainsi que le CNRS,
quant au droit de reproduction
des œuvres du domaine public et quant au
droit d'auteur". Si je comprends bien, un
jour où le sus-mentionné ministère
aura besoin d'argent, il pourra tout
simplement rendre payant l'accès aux manuscrits,
qui sont pourtant notre patrimoine national,
et à leur
version numérisée, qui s'est faite
avec l'argent de nos impôts. Imaginez que
vous preniez un ouvrage libre de droits
quelconque, que vous vous fassiez payer
pour le photocopier
et que vous revendiez à ceux-là même
qui vous ont payé les copies du dit ouvrage En
interdisant bien sûr d'en faire par vous
même !
Quand le CNRS rue dans les brancards
parce qu'on essaye de limiter les budgets
qui lui sont affectés, sous prétexte
que la recherche doit restée désintéressée
et uniquement à la poursuite de la connaissance
sans idée de profit, est-ce qu'il ne
pourrait pas tout d'abord appliquer
ce précepte à lui-même
?
>[Amélie Cense]
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| 10/5/13 |
Bolos |
La littérature en djeun's |
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[La littérature en djeun's] L'exercice
est classique mais pas souvent réussi.
Enfin, après les hilarantes versions en
argot des Fables de La Fontaine ou de
la Bible, après les synthèses en
quelques mots de pavés de mille pages,
un
site internet nous propose les classiques
de la littérature
résumés en langage de djeun's, même
si le trait soit parfois grossi. Je
connais en effet pas mal de djeun's qui
arrivent encore à comprendre
certains mots de plus de trois syllabes
ou intègrent
parfaitement le sens d'une phrase comportant
un adverbe, voir même une proposition subordonnée
!
Explosez-vous donc les zygomatiques
en parcourant Moby Dick, les Lettres
persannes ou bien Ubu Roi (j'adore) dont je ne
peux résister au plaisir de vous faire
goûter un échantillon
:
« il avait une p’tite teub et
un gros bouli le père ubu c’est ça
le gros tube de l’été 1973
HIT MACHINE tonton !!! moi mon blaze c’est
charly et moi lulu !!! loool allez merdre fini
de se taper
des barres on est pas là pour chiller
mais pour se l’ambiancer pépouze
sur une pièce chanmax c’est le
père
ubu un daron izi life qu’a trop des titres
de tarba style capitaine de dragon
officier de confiance du roi venceslas décoré de
l’ordre de l’aigle rouge de pologne
et ancien roi d’aragon triple ballon d’or
académicien champion de la ligue pokémon
rien que ça mdr !!!! mais sa zouz la
zouz ubu elle lui dit “daron ubu tu m’fous
l’seum faut qu’on foute sa race à venceslas
pour bouffer de la raclette en mode
NON-STOP EATING tahu !!!” ».
(si
vous voyiez la tête de mon correcteur
orthographique, il en est rougeoyant
d'indignation et manque de renoncer
à sa tâche devant l'ampleur des
dégâts)
En tant que non djeun's, j'apprécie
d'autant plus la performance que
j'y apprends pas mal de
vocabulaire, ce qui me permet de
mieux comprendre certaines conversations
de mes enfants !
Par contre, loin de moi, et j'espère
de vous également,
l'idée d'utiliser ces tournures dans
mon propos. On est bolos ou
on ne l'est pas !
>[Mambo Losse]
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| 5/5/13 |
Blog |
Mes beaux dimanches |
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[Mes beaux dimanches] Je suis à peu
près sûr de vous avoir déjà parlé du
blog « Mes beaux dimanches » à propos
d'un de ses articles portant sur le graphisme.
Mais j'ai eu beau farfouiller dans les
centaines d'articles du BdG de jadis ou naguère,
j'ai été incapable de la retrouver.
Et
je récidive donc pour vous signaler
une
section de ce blog fort plaisant
qui est consacrée à l'alphabet
sous toutes ses formes et notamment
les plus innovatrices. Pourquoi en
effet se limiter
dans la conception
des caractères à ces formes noires
sur fond blanc, alors que l'informatique
d'aujourd'hui nous permettrait de composer
avec des éléments
graphiques plus complexes, photos ou
même éléments
animés ? Ce sont quelques uns de ces
alphabets étranges
et même saugrenus mais toujours intéressants
que nous propose la catégorie « Alphabets
et abécédaires » de
ce blog. Vous y découvrirez des alphabets
de tout genres, récupérés
sur des objets anciens et connotant
parfaitement leur époques ou bien des
créations
contemporaines comme ce superbe alphabet
construit à partir
de silhouettes de nus à travers une vitre
translucide, ou bien un alphabet animé (réservé aux
adultes et NSFW) illustrant en mouvement
des imbrications… colorées
!
Faites quand même, tant que vous y êtes,
un tour sur les autres sections du
blog, vous y trouverez une multitude de créations
graphiques fort bien inspirées qui valent
bien le temps que vous y passerez !
>[Edmée Bodimenche]
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| 1/05/13 |
2B |
Mai de la Calligraphie |
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[Mai de la Calligraphie] Nous avons
eu la chance d'accueillir il y a quelques
années
Amélie Dhesse au cours d'un stage graphosien
d'été sur les lettrines. Elle était
venus en Provence comme bon nombre d'habitants
du nord de la France pour se ressourcer
en chaleur ensoleillée… mais aussi
en calligraphie. Car Amélie Dhesse est
l'organisatrice d'un événement
qui prend chaque année plus d'ampleur,
le Mai de la Calligraphie de Saint Amand
les Eaux, manifestation qui est à ma connaissance
la seule à être entièrement
dédiée à la calligraphie.
Après
une décennie d’expositions
couronnées de succès au Musée
de la Tour Abbatiale, Le Mai de la
Calligraphie devient un rendez-vous biennal
amandinois,
laissant place un an sur deux à une résidence
d’artiste calligraphe. Mettant à la
disposition d’un professionnel invité un
lieu d’exposition, de création,
et de résidence, la médiathèque
(en collaboration avec le musée) accueille
en 2013 Stéphanie Devaux. Vous connaissez
peut-être cette calligraphe qui allie
un virtuose art de la plume à des compositions
textiles tout à fait étonnantes.
La trame de l'écriture et celle du tissus
se marient, s'interpénètrent et
entrent en résonance pour un très
bel effet graphique.
Au cours du mois
de mai, ateliers et temps d’échanges
avec le grand public rythmeront la
quinzaine calligraphique, ainsi
qu’une sensibilisation des scolaires à l’art
de la belle écriture. La restitution
de ce projet viendra s’intégrer
au programme plus vaste du traditionnel
Mai de la Calligraphie
en 2014.
Bref, amis lecteurs qui avez
la possibilité de
vous rendre à Saint Amand les Eaux
sans avoir à produire moultes kilotonnes
de gaz à effet de serre, profitez-en,
de toute façon en ce moment le soleil
provençal
est parti ailleurs. Vous trouverez
toutes les informations ici.
Et si vous avez envie de nous envoyer
un petit mot nous racontant ce
que vous avez vu, n'hésitez pas
à nous le faire parvenir que nous
en fassions profiter tous nos lecteurs !
>[Edmée de la Calligraphie]
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Avril
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| 28/04/13 |
Lire |
Mon nom est rouge |
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[Mon nom est rouge] C'est un
petit bijou que je vous recommande de
lire durant les quelques longs week-ends
que cette fin d'année
scolaire va nous offrir, il s'agit de
« Mon
nom est Rouge » d'Orhan
Pamuk.
L'histoire se passe dans l’atmosphère
beaucoup moins feutrée que l'on pourrait
s'imaginer des ateliers d'enluminure
et de miniatures turcs,
au milieu de ce microcosme de peintres
et de calligraphes qui produisent les
plus grands chef d’œuvres
pour un sultan de l'Empire ottoman
au sommet de sa gloire. Un crime mystérieux
est le prétexte à un époustouflante
réflexion sur l'art de peindre et d'écrire,
sur le style, la cécité et la
nature de l'art en général. Car
oui, il faut le dire, cette histoire
de crime et l'histoire d'amour qui
l'accompagne sont une trame bien fine
qui sert surtout à supporter de nombreuses
digressions philosophique de ces artistes,
dont la retranscription du monde réel
en un monde idéal, « tel que
vu par Dieu »,
est en passe de se faire concurrencer
par le travail à la
vénitienne qui privilégie l'exacte
reproduction de la réalité, la
perspective et la ressemblance fondamentale
avec
le réel.
Et ce n'est qu'un des nombreux sujets
abordés,
tous aussi passionnants les uns que
les autres pour qui s'intéresse à l'art,
sa fonction et son rapport au réel et à la
vérité, écrit dans une
langue d'une richesse qui n'a d'égale
que celle des miniatures turques (bravo
l'auteur et le traducteur) et sous
une forme qui
joue constamment à intriguer,
interpeller et désarçonner le
lecteur, tant est si bien que j'ai
eu chaque soir
du mal à mettre
mon marque page en place et à laisser
fermé ce
livre pour la nuit.
Mais c'est aussi
un livre dans lequel on retrouve
toute la verve et tout
le style brillantissime des « Mille-et-une
nuits » dont on imagine
bien qu'il puisse être
un des ouvrages réalisés dans
cet atelier, avec ses histoires
enchâssées
unes dans les autres et ses subtiles
correspondances et échos d'un personnage,
d'une histoire à l'autre.
A lire absolument. Et à méditer.
>[Kamal od-Din Bihzad]
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| 24/04/13 |
$€£¥ |
Yes we can ! |
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[Yes we can !] « I
want you », proclamait l'Oncle Sam
en 1917, « Yes we can » lance
Obama en écho à presque un siècle
de distance. L'appel aux bonnes volontés
est bien plus fréquemment utilisé
chez nos amis anglo-saxons que dans notre
beau pays de France où l'on se repose plutôt à la
fois sur un individualisme forcené, et ça
ne s'arrange pas ces derniers temps avec
le consumérisme
effréné qui l'accompagne, ou bien à l'autre
extrême, on se tourne vers l'état
pour tout et le reste, en lui demandant à la
fois une loi pour éviter que mon boulanger
fasse du pain trop salé et une autre pour
contrer les tendances individualistes… de
mon voisin qui a réussi à planquer
de l'argent à l'étranger
tout à fait légalement, ce que j'enrage
de ne pouvoir faire.
Bref, tout ceci pour
vous annoncer que la Chancellerie de
Lurs va mal, qu'elle a besoin
de nous et que nous pouvons y faire
quelque chose. Car en ces temps de restrictions,
d'austérité et
de serrage de ceinture, il est difficile
de demander à un
organisme bancaire de financer ce genre
de travaux, sans se retrouver… à la
merci du dit organisme et obligé de faire
tout ce qu'il demande, comme l'état français
semble le découvrir bien tardivement
après
trente ans de budgets en déficit croissant.
Donc
pour éviter cela, les Rencontres de
Lure font appel à notre porte-monnaie,
un petit peu amaigri certes ces derniers
temps, pour financer 3500 euros de
travaux qui sont immédiatement
nécessaire. Et les participants au
stage Graphos que nous avons fait
l'année
dernière
sur place seront les premiers à en
témoigner,
il faut faire quelque chose, car
les eaux d'en haut se sont déversées
sur nous avec une telle rage que
le bâtiment
ne tiendra pas longtemps si cela
se reproduit. Voici ce qui
nous en est dit et la manière d'y remédier :
«
Chèr-e-s ami-e-s des Rencontres de
Lure,
Un infolure qui nous vient de la chancellerie
(la maison des Rencontres)
et qui sonne
comme un appel à l'aide. En
effet, la Chancellerie ne chancelle
pas, mais a besoin de travaux urgents
de conservation et de mise en sécurité pour
pouvoir accueillir du public (nous
!) cet été. L'investissement
dans les murs de la Chancellerie,
(lieu fondateur
et vivant au centre des activités
des rencontres), a déjà commencé en
2012 avec la rénovation des fenêtres
du dortoir notamment. La dégradation
de la couverture et d'un auvent à l'arrière
compromet cependant l'accueil du
public et nous devons trouver les
moyens d'intervenir en urgence. Dû à l'usure
d'une maison ancienne et aux violents
orages de mai 2012, l'eau se glisse
par les tuiles disjointes et inonde
l'intérieur
de la maison. Ceci entraîne des dégâts
et fragilise la bâtisse. Plus urgent,
l'auvent de la terrasse du dortoir
menace de s'écrouler
et représente un réel danger
pour ceux qui l'occupent et pour
le voisinage.Le coût
des travaux s'élève à 15
000 euros.
L'association peut financer
50% des travaux.
Reste donc 7 500 EUR
Face à cette
situation, une réponse
collective s'impose ! Selon
l'esprit libre et contradictoire
de Lure, l'association lance une
opération
de crowdfunding (appel à dons) autonome
!
En effet, il existe des plateformes
permettant de collecter de l'argent,
toutefois ces dernières
prélèvent une commission.
L'association,
indépendante comme toujours,
a donc choisi d'échapper à ce
système
en comptant davantage sur le
maillage de Lure, c'est-à-dire
vous ! 3 moyens de faire un don
: par virement, par chèque, sur
place, le 25 mai 2013 au Puces
typo #3 (Bagnolet).
Chaque émetteur
de don, recevra un titre de
don 100% lure et soigneusement personnalisé !
Pour
en savoir plus et faire un don --> ici »
Toute l'équipe du BdG a fait briller la
joncaille, a fait péter le grisbi et a
sorti les brouzoufs, et j'espère bien que
tous nos lecteurs en feront autant, même
pour des petites sommes, dans la mesure de leurs
moyens ! Soyez généreux !
>[Amédée Zeuros]
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| 20/04/13 |
Ms |
Recettes du XIIe |
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[Recettes du XIIe] Ah
heureusement que certains heureux mortels
ont bien le temps de baguenauder de ci
de là sur
internet pour nous signaler les pépites
les plus remarquables, les joyaux les
plus brillants, bref les articles les
plus intéressants
du réseau mondial afin que je vous en fasse
part au plus vite et que vous puissiez
vous aussi vous en régaler.
Ainsi en est-il
pour une nouvelle qui était
passée totalement inaperçue des
médias d'informations de masse, et pour
cause, il s'agit de la découverte
du plus ancien livre de recettes culinaires
médiévales,
un ouvrage qui date du XIIe siècle !
Bon, si vous suivez les articles de
cette colonne depuis quelque temps
déjà,
ou si vous avez participé à quelques
rencontres Graphos ou assimilées, vous
n'êtes
pas sans savoir que la gastronomie
est une part importante de nos relations
entre calligraphes
graphosiens. Durant bien des agapes
dominicales, les conversations tournent
autour de
la meilleure
recette de daube, de la façon dont un
des participants prépare cette délicieuse
soupe de châtaignes au foie gras ou bien
quel ingrédient secret contribue à nous
régaler de telle quiche ou de telle tarte.
Bref, en tant qu'issus de la tradition
française,
la nourriture fait partie intégrante
de notre démarche
calligraphique. Et ce n'est pas le
livre « Le
ventre de la lettre » paru aux éditions
Arqa qui va prouver le contraire !
Les
recettes retrouvées dans cet ancien
manuscrit, dont beaucoup servaient à la
fois de nourriture et de médicament,
semblent, au dire de l'article, n'être
pas forcément
restées au goût du jour et cela se
conçoit
aisément pour qui a déjà parcouru
un ouvrage un peu plus tardif comme
le « Mesnagier
de Paris » qui date du XIVe et
dont pas mal de recettes mettraient
en feu des papilles modernes tant
les épices
sont nombreuses et abondantes dans
certains plats. D'autres au
contraire sont restés tout a fait praticables
et ce sont ceux dont on nous régale
encore de nos jours dans les restaurants
dédiés à la
cuisine de cette époque.
Espérons
que nous trouverons bientôt
une édition traduite de ces recettes pour pouvoir se plonger encore
plus complètement
dans l'atmosphère des scriptoria
médiévaux !
>[Laure Setteculinère]
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| 16/04/13 |
Book |
Processus créatifs |
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[Processus créatifs] Pour faire
suite à ce que je vous disais sur mon manque
de créativité, j’ai récemment
trouvé un
livre tout a fait intéressant sur le processus créatif des graphistes
en tout genre, ouvrage qui a l'intérêt
de présenter l’entièreté du
processus de réalisation d’un projet
du début à la fin, du cahier des
charges de départ (le brief en langage
technique) à la livraison finale, et ce
par vingt graphistes dont certains sont
parmi les plus connus. Chacun explique sa méthode,
sa façon de traiter les projets, les diverses
(nombreuses !) étapes du travail, les esquisses,
les essais mis à la poubelle ou les idées
rejetées par le client.
Et là, c’est
une découverte
: non seulement ces graphistes sont
créatifs
dans la solution qu’ils apportent au problème
du client, mais pas un seul de ces
vingt cas n’est
résolu de la même manière !
Ils sont donc au moins aussi créatifs
dans le processus de résolution du problème
que dans la solution qu’ils apportent
au dit problème !
Au final, si comme moi
vous vous intéressez à ce
monde mystérieux sans en faire partie,
si comme moi vous en admirez les
réalisations
sans avoir la moindre idée sur la façon
dont on peut à chaque fois arriver à trouver
autant d’idées lumineuses et
diverses, alors lisez ce livre qui vous éclairera
tout aussi bien sur les vingt pour-cent
d’inspiration
que sur les quatre vingt pour-cent
de transpiration qui constituent
le travail quotidien du graphiste.
Seul bémol à la
clé, ne sont
décrit que des projets particulièrement « intéressants » dans
des domaines valorisants comme
la signalétique,
les événements culturels ou
de la communication d’entreprise.
Pas un seul cas de packaging de
céréales
ou de d’affiche pour le club de gym
local, projets dans lesquels la
créativité débridée
est bien plus difficile à faire accepter,
mais domaines où elle est bien plus
nécessaire
pour aboutir à quelque chose de différent
(think different fut un temps la
pub d’Apple).
Et c’est peut être dans ces
projets qui polluent chaque jour
notre environnement visuel qu’on en
aurait le plus besoin !
>[Esmée Ledoidenleuil]
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| 13/04/13 |
id |
Tapis persans |
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[Tapis persans] J’admire
les gens créatifs. Pour ma part, je ne
le suis absolument pas, je sais très bien
résoudre un problème qu’on
me pose, mais arriver à faire « quelque
chose » à partir des matériaux à ma
disposition sans but précis ou sans voie
tracée, j’en suis incapable. Prenez
par exemple les images satellitaires.
Cela fait plus de dix ans que je travaille
sur le sujet professionnellement
et je n’ai jamais eu la moindre idée
d’utilisation autre que celle dont mes clients
ont besoin, voir vite et bien ces énormes
images à l’autre bout du monde, à
travers de tout petits canaux de communication.
Alors qu’il
y a déjà quelques
années, un typographe avait eu la géniale
idée de créer
une police à partir
des différents immeubles de formes si diverses
qui remplissent les images des villes
du monde. Un immeuble en forme de X ou
de S ont parfois
attiré mon attention par leurs formes inhabituelles,
mais je n’aurais jamais eu l’idée
d’en faire une police.
Une autre idée
tout aussi géniale
a été de créer des pseudos « tapis
persans » à partir de
symétries
construites depuis une image satellite
issue de Google Maps. Le processus
consiste à faire un peu comme dans
un kaléidoscope
et à dupliquer une partie d’image
en symétrie horizontale ou verticale.
Si l’image est bien choisie, on a une
impression absolument bluffante de
se trouver devant
un tapis finement dessiné dont les formes
certes assez inhabituelles qui éveille
juste assez l’attention pour en faire
ressortir le côté bizarre
tout en laissant intacte la beauté et
la finesse de l’ensemble.
Chacun ses capacités,
mais cela n’empêche
pas d’envier celles des autres, et de
travailler à essayer
de palier ses insuffisances !
>[Madmacs]
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| 10/04/13 |
Live |
Christiane Milekitch |
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[Christiane Milekitch on ze Net] Pour
ceux qui ne connaissent pas encore Christiane
Milekitch, voici venu le moment de la
découvrir.
On peut la rencontrer « in the real
life » dans
la région
de Forcalquier où elle est présente à quasiment
tous les événements autour de l'écriture
en général mais aussi de la calligraphie
en particulier. Jusqu'à présent,
arriver à voir quelques uns de ses travaux était
réservé à un petit cercle
restreint, quoiqu'elle ait officié à grand
renfort de calligraphie gestuelle lors
de la fête
du livre de Forcalquier de l'automne dernier.
Ce
qu'elle nous propose aujourd'hui est
d'un tout autre calibre, car il s’agit ni
plus ni moins que d'une vidéo sur DailyMotion où elle montre un extrait de son spectacle
de quarante cinq minutes de calligraphie
non-stop, "Voyelles",
au cours duquel on peut la voir utiliser
nombre de techniques et d'outils pour le moins
difficiles
! Divers genres d'écritures sont abordés,
calligraphie hébreu ou latine en passant
par les runes. On la voit utiliser avec
bonheur plume, cola-pen et autres pipettes dans
des calligraphies
de tout style et de tout genre. Mais
ce qui m'a laissé baba, je dois dire, c'est
sa maîtrise
de la technique du Révérend Catich pour tracer des capitales romaines de
l'époque
trajane au pinceau, avec une parfaite
prise en main des formes, pourtant pas simples
du tout,
de la modulation des graisses, subtiles
et pas du tout intuitives, des empattements si
caractéristiques
et le tout pour des lettres dont le module
doit bien faire ses vingt à trente centimètres
de haut. Ouah ! J'attends avec une grande
impatience une nouvelle séance de ce spectacle
dans la région pour pouvoir admirer ça
en direct live !
>[Rebecca Titche]
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Mars
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| 28/03/13 |
Graf |
Interview de Massoudi |
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[Interview de Massoudi] Il y a deux
ans, nous avions eu l'audace de faire
un stage graphosien sur le thème du graf'
du tag bref de l'écriture murale en toute
liberté.
Bien qu'initialement dubitatifs, les
participants s'étaient vite rendu compte
que loin de s'assimiler à du vandalisme
urbain, l'art de l'écriture dans la rue
a ses artistes et que bien des recherches de forme,
de style
ou même de mise en page murale pouvaient être
source d'inspiration pour nous autres
calligraphes plus "sages". Quant au
grand format et à l'utilisation de la bombe
(à peinture
bien entendu) je n'aurai qu'un mot pour
les décrire
: jouissifs. Je conseille à tous les calligraphes
d'essayer un jour d'utiliser ces outils,
le geste léger et aérien offre au
pratiquant une sensation de toute puissance inédite
avec les outils plus contraignants dans
leur maniement.
Tout ceci pour vous signaler que
la calligraphie « classique » ou
même « sage » a
aussi éveillé des échos
chez nos amis graffeurs puisque c'est
un des sites consacré à cette
pratique, Factcap (grosse
capsule, c'est la partie
de la bombe qui forme le jet de peinture),
que vous
trouverez une
interview du célébrissime
Hassan Massoudi qui lui aussi fait le
pont entre les deux pratiques. Prenez
le temps aussi de visiter
le reste du site, vous y trouverez
des exemples de peinture murale très
recherchés
tant au niveau de la forme que des
couleurs, travaux qui vous feront sans
doute changer d'avis
sur
cet art, bien loin du « jobard » qui
défigure
le mur de mon voisin, à la bombe noire
vaguement gestuel, mais plutôt version
mollassonne type spaghetti si vous
voyez ce que je
veux dire. Dans la rue, comme en calligraphie,
il y a de
tout. Quatre vingt pour cent de n'importe
quoi est de la m... disait Théodore Sturgeon,
et avec raison. Mais les vingt pour
cent qui restent... sont sur ce site !
>[Ruy Blaze]
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| 24/03/13 |
EdC |
Histoire de l'@ |
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[Histoire de l'@] Je me souviens
que lors du stage sur les oubliés de la
calligraphie, nous avions eu un long échange
sur l'origine de l'arobase, le symbole
@, queue de singe ou escargt pour les
uns, a enroulé ou aronde pour
certains, ad médiéval pour d'autres… Moultes
versions de l'origine de ce signe avaient été explicitées,
mais aucune n'émanait d'une autorité suffisante
pour emporter l'adhésion de tous. Bien
souvent, il s'agissait plutôt de « j'ai
entendu à la télé… » ou
bien « ma concierge à qui j'en
parlais justement… ». Bref, rien de
convainquant, de solide ou de définitif
et chacun était reparti avec sous le bras
sa propre conviction, mais également le
doute sur son exactitude.
Et bien, après
quelques années de
doute, d'errements et pour tout dire
d'incertitude, voici qu'enfin une source
autorisée
nous donne une version définitive
(?). Il s'agit de rien de moins que
d'un professeur de la célébrissime École
des Chartes qui consacre à ce glyphe
plus d'une heure de conférence et
comme l'érudition des membres de l'École
des Chartes n'a d'égal que leur générosité,
cette vidéo est disponible
en ligne sur leur site.
Une fois que vous aurez
pu mesurer la qualité de
l'enseignement de cette école, parcourez
son site à la recherche de tout ce
qui touche à la paléographie,
depuis les cours en ligne (si, si
!) jusqu'aux manuscrits annotés également
proposés à la
libre consultation, en passant par
diverses vidéos
et textes de conférences tous plus
passionnants les uns que les autres.
Bref, si l'histoire
de l'écriture vous intéresse,
et si vous lisez ce blog vous devez
sans doute au moins
y être sensibles sinon même peut-être
enthousiastes, vous en aurez pour
un moment avant d'avoir épuisé toutes
les informations qui
s'offrent à vous.
Bon surf… et ne vous couchez pas trop
tard !
>[Richard Robase]
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| 21/03/13 |
Oh! |
Vérités et mensonges… |
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[La magie de la vérité,
des mensonges... et des iPods] Quand
je vois la majorité de la jeune génération
qui passe son temps à scruter leur téléphone
dès qu'ils ont dix secondes d'inactivité,
quand je les vois passer des heures devant
les divers écrans qui peuplent toute résidence
imprégnée de modernité (combien
d'écrans chez vous ? chez nous plus d'une
dizaine... pour quatre personnes !) je
me dis que les relations d'humain à humain
sans intermédiaire électronique
sont bien mal en point. Et cependant,
l'homme étant éternellement
créatif je suis tombé sur une petite
vidéo qui me réconcilie avec ces
passe-temps que je trouverai plus approprié d'appeler
des « perd-temps ».
Lors
d'une conférence de la TED, le magicien
Marco Tempest s'est efforcé de montrer
que, comme le disait si bien un célèbre
auteur de science fiction, la
haute technologie est semblable à la magie pour ceux qui n'en connaissent pas les arcanes.
Et
c'est bien sur ce point que joue ce
magicien pour nous montrer
une utilisation ô combien magnifique de
trois iPods qui semblent former une
triade magique pour notre plus grand bonheur.
Alors, si la technologie ça sert à nous
faire rêver plutôt qu'à remplir
nos moments de calme d'un babillage
indigent, je dis vive la technologie
!
>[Emma Gissien]
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| 18/03/13 |
10! |
D'or et de pigments |
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[D'or et de pigments] Les
plus anciens graphosiens, dont votre
serviteur, se souviennent sans aucun
doute de Sylvie Constantin.
Elle fut notre compagne de souffrance
sur les diaboliques modèles que nous proposaient
nos maîtres il y a quelques années
et sur l'assimilation desquels nous passions,
et pour certain nous passons encore,
un dimanche par mois. Elle nous montrait
parfois, mais vu
sa discrétion tout de même assez
rarement, des enluminures d'une finesse
extraordinaires et d'une harmonie colorée
tout à fait exceptionnelle sur lesquelles
nous nous sommes longuement extasiés à chaque
fois que nous avons eu la chance de pouvoir
les voir de près. Sa passion des pigments
et de leur fabrication, de leurs mélanges
et de leur utilisation nous fascinaient
tout autant que de voir les merveilles
qu'elle arrivait à en
tirer.
Et puis Sylvie Constantin a fondé l'association
« d'Or
et de pigments » pour
se consacrer à la
diffusion et à l'enseignement de cet
art de l'enluminure, et je l'ai croisé une
fois ou l'autre dans diverses manifestations
autour de l'écriture ou du moyen-âge,
toujours accompagnée d'une ribambelle
de bocaux et de boites diverses pour
présenter
les différents types de pigments et leur
utilisation, expliquant à chacun et à tous
les longs processus qui pouvaient mener
de la pierre
brute ou des végétaux fraîchement
ramassés à ces coloris intenses
et si peu habituels. Elle montrait
aussi des enluminures qu'elles avait
réalisées
et qui en ébahissaient plus d'un.
Ceci
ne nous rajeunit pas, comme on dit
chez les vieux, puisque je reçois justement
une invitation à une exposition qui
fête
les dix
ans de son association !
Dix ans déjà !
En tout cas, pour ceux qui ne la
connaissent pas ou qui ne connaissent
pas son travail, et
même
pour ceux qui la connaissent d'ailleurs,
ne manquez pas cette événement samedi
prochain 23 mars de
14h à 19h30 à l'Atelier de Conti,
sur la route des Alpes au nord d'Aix
en Provence, si vous voulez voir
ce que je considère être
le top du top de l'enluminure, réservez
votre après-midi et rendez vous sur
place !
>[Bertrand Lumineur]
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| 14/03/13 |
Book |
Architecture et typo |
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[Architecture et typographie] En
me baladant sur le site des éditions
B42,
dont je pense vous avoir déjà parlé,
je suis tombé par hasard ou presque sur
un petit ouvrage dont le thème m'a tout
de suite interpellé puisqu'il porte sur
« Architecture
et typographie ».
Comme j'avais un autre livre à acheter
sur le site de B42,
je me suis laissé tenter d'ajouter par
un simple clic ce nouvel achat à mon
petit panier.
Et
bien je n'ai pas été déçu.
En en discutant avec une congénère
graphosienne fort portée sur le domaine
de l'architecture, nous avions moultes
fois apprécié les
correspondances entre les deux domaines
et les convergences entre l’esthétique
de l’écriture en général
ou de la mise en page en particulier
et la conception des bâtiments, avec la
gestion des contrastes entre les pleins
et les vides (les noirs et les
blancs), de la forme générale
de l'ouvrage d'art (et de la page) ou
bien du bon équilibre
entre fonctionnel et ornementation
(lisibilité et
paraphes). Bref une vraie convergence,
pour laquelle chacun des domaines a
de quoi apprendre à l'autre.
Dans ce petit
ouvrage collectif constitué d'articles
de quelques pages, on trouve non
seulement des rappels historiques sur les
diverses tendances
architecturales qui ont eu des répercussions
sur la typographie, comme le Bauhaus,
bien entendu mais aussi et surtout
un article magnifiquement
illustré et totalement passionnant
intitulé « Les
lieux et les mots » sur l'introduction
de l'architecture dans les frontispices
des livres de la renaissance, tout
d'abord la construction
de la page de titre en tant que lieu
et donc l'influence de l'architecture
sur sa composition, mais aussi
plus visiblement l'utilisation d'éléments
d'architecture, colonnes, entablements
ou bas reliefs gravés pour souligner
l'effet de monument que devient le
livre à l'époque
de l'humanisme. Un article brillant
et qui ouvre à une
multitudes de sens.
Bref, pour une
somme modique, lisez cet
ouvrage qui aborde un thème inhabituel
mais qui réserve bien des surprises
et ouvre à bien des réflexions
sur les deux domaines de l'architecture en
tant que
typographie et la typographie en
tant qu'architecture.
>[Bernard Chitecte]
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| 10/03/13 |
Expo |
Papiers poèmes |
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[Papiers poèmes] Je
vous avais déjà parlé de
l'Hôtel de Gallifet, ce délicieux
hôtel particulier du quartier Mazarin à Aix,
superbe endroit qui abrite la galerie
d'art éponyme.
Cet été, il faisait bon s'y prélasser
sous les arbres du parc (en plein centre
ville d'Aix !) pour siroter un petit
thé ou
grignoter une petite salade après s'être
régalé les
yeux et la tête en visitant les expositions
du lieu. Le propriétaire y était
fort accueillant et ne ménageait pas sa
peine pour expliquer le sens du travail
des artistes, afin que nous en comprenions
toutes les subtilités.
L'Hôtel de Gallifet avait récidivé en étant
partie prenante de la série d'expositions
du Parcours d’Art Contemporain en abritant
dans son parc une
des œuvres les plus réussies
de cet ensemble mais aussi « Safari » une
exposition de photographies d'Olivier Chapelle
qui ne peut pas laisser indifférent
!
Eh bien, je vous invite à y faire à nouveau
une petite visite pour vous régaler d'une
exposition
de travaux entièrement réalisés
en papier. Et contrairement à ce qu'on
pourrait supposer, les œuvres exposées
sont très diverses, depuis un traitement
extrêmement subtil et aérien à base
de papier de cigarette jusqu’aux matières
tourmentées issues de livres entiers découpés,
collés jusqu'à former des blocs
compacts et néanmoins délicatement
découpés.
Bien entendu, une petite salle vous
permettra de goûter à l'atmosphère
calme et tranquille du lieu en dégustant
un petit thé ou... un potage de courge
(?) tout en s'imprégnant de certains
des travaux les plus réussis. Un excellent
moment passé dans ce lieu d'exception à voir
des œuvres tout aussi exceptionnelles.
Cette
exposition est la troisième proposée
dans le cadre de PaperART,
un cycle d'événements « labellisés
MP2013 » (c'est vous dire le sérieux
de la chose) dont je n'ai malheureusement
pas eu l'occasion de visiter les
deux premières.
Mais je le regrette au vu de celle-ci
! Vous trouverez tous les renseignements
sur ce cycle d'expositions
ainsi que quelques photos sur le
programme édité le
Gudgi, une association regroupant
des galeries d'art de la région aixoise,
organisme qui est à l’initiative
de ce cycle d'expositions dont vous
trouverez le programme ici.
>[Zappata Papier]
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| 06/03/13 |
Jou |
Exposition à Marseille |
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[Exposition à Marseille] Pour les
amoureux de la belle typographie en général
et de celle de Louis Jou en particulier,
apprenez qu'une exposition aura lieu à partir
de jeudi prochain 7 mars à la librairie
Liber de Marseille sous l'égide de Pierre
Brillard, libraire ancien à Tarascon, et
ce jusqu'au 16 mars. Profitez-en si vous n'avez
jamais eu
l'occasion d'approcher les ouvrages de
ce typographe et graveur d'exception, vous aurez
la possibilité d'admirer
de près des chefs d’œuvres tels
que son Évangile selon Saint Matthieu,
Les Amours de Psyché et de Cupidon de La
Fontaine, et le Don Quichotte de Cervantès
pour n'en citer que quelques-uns. A l'occasion
de cette exposition seront également présentés
quelques ouvrages d'artistes réalisés
par notre ami Gilbert Bonnet, imprimeur à Marseille.
Ne
manquez pas de vous y rendre, la plupart
de ces ouvrages sont en général
uniquement visibles derrière une vitrine,
ce qui vous empêche d'en apprécier
la finesse du trait, le grain du papier
ou les quelques réminiscences de l'odeur
de l'encre.
Vous trouverez toutes les
informations nécessaires pour vous
y rendre en consultant le
blog de cette librairie, mais pensez également à visiter
le
blog de Pierre Brillard ici, vous
pourrez en profiter pour vous régaler
les yeux de belle typographie, de
belles illustrations et
de beaux livres en général,
accompagné de
notes particulièrement recherchées.
>[Alex Posé]
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| 03/03/13 |
Sun |
Pierre de soleil |
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[Pierre de soleil] Il
en est parfois des connaissances comme
d'une chaîne,
elle se transmet de maillon en maillon
jusqu'au jour où... elle se perd. On croit
parfois que nos ancêtres étaient
des brutes ignorantes, incapable de toute
innovation et se
remettant à la force brute pour résoudre
tous les problèmes. Mais rien n'est plus
faux. Prenons un exemple récent, les vikings.
Si vous avez vu les quelques films les
représentant,
depuis le célèbre film de Richard
Fleischer jusqu'au dernier Asterix, ils
nous sont représentés sous la forme
de barbares ignorants de la peur, razziant
les malheureuses
populations qui avaient le malheur de
tomber sous leur regard. Rien n'est plus
faux, semble-t-il.
On savait depuis quelques années
qu'il semble bien qu'Erik le Rouge
et ses marins aient été les
premiers européens à fouler
le sol de l'Amérique du nord, on a retrouvé au
Canada des restes de campements qui
semblent bien prouver qu'ils ont réussi
cet exploit bien avant Christophe Colomb.
Mais on a également
retrouvé un bien étrange cristal
dans les restes d'un drakkar ayant
coulé depuis
bien des siècles. Après bien des
hypothèses et des analyses, il semblerait
qu'il s'agisse d'un exemplaire d'une
« pierre
de soleil » dont
il est fait mentions dans les sagas
nordiques, pierre qui servait à pouvoir
naviguer les jours sans soleils, à une époque
où aucune boussole ne s'était
approchée à moins
de dix mille kilomètres de l'Europe.
Les vikings utilisaient une propriété unique
du cristal de calcite qui est connue
sous le doux nom de biréfringence, ce
qui veut dire, en langage usuel, qu'en
regardant à travers
cette pierre, on voit doublez, sans
avoir eu besoin d'abuser de quelque
boisson alcoolisée
que ce soit. Une autre propriété bien
moins visible pour un œil non averti est
que suivant la polarisation de la lumière,
les deux images ne sont pas tout à
fait identiques, l'une est plus lumineuse
que l'autre.
Et c'est
cette propriété qu'utilisaient
les vikings : en effet, le soleil diffuse
une lumière
qui reste polarisée même à travers
les nuages, et cette pierre permet
ainsi de trouver la direction du soleil
même
quand le ciel est uniformément gris,
donc de naviguer
en toute quiétude.
Il
a fallu toute
l’astuce d'une équipe
de scientifiques modernes, utilisant
des appareils dont le plus modeste équivaut à des
mois de salaire d'un ouvrier, pour
arriver à retrouver
ce que les vikings avaient découvert
tous seuls, sans le moindre appareil,
juste avec leur
jugeote et un solide sens de l'observation.
Et vous allez encore me dire que
c'étaient
des barbares ignorants ?
>[Grossebaf]
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Février
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| 28/2/13 |
Sic |
Gloire médiatique |
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[Gloire médiatique] Alors
là, ça m'agace un peu. Bon, pas
de chance, deux hommes célèbres
meurent à quelques heures d'intervalle,
Stéphane Hessel et Henri Caillavet. Il
allait y avoir dilemme dans les médias,
qui mettre en première page ?
D'un côté un
résistant célèbre,
membre du CNR, ambassadeur, qui fit
paraître
en 2010 un livre qui eut un fort impact
sur des millions de lecteurs, et qui
poussa à l'indignation
et donc dans la rue, une bonne partie
de la population européenne. Manifestations
dont on peut se demander si elles eurent
un effet autre que
d'enfler l'ego des participants, tant
la démocratie moderne a, une fois encore,
prouvé
son imperméabilité à l'opinion
du peuple, qui continue de toute façon à voter
pour les mêmes, et tant les banques
et autres institutions financières
plastronnent aujourd'hui avec toute
l'arrogance des milliards
et de l'absolution de tous leurs travers
accordés
par l'État.
De
l'autre un
homme qui a été de
tous les combats humanistes depuis
soixante ans. Oh, on ne le voyait
pas bien souvent à la
télévision. Plutôt discret,
il a œuvré au parlement pour la
dépénalisation
de l'homosexualité, pour le droit à l'avortement,
pour le divorce par consentement
mutuel, la loi sur les greffes d'organes,
sur l'avancement de l'idée d'euthanasie
et la limitation de l'acharnement
thérapeutique, j'en passe et des
meilleures. Il a agit, pas parlé.
Et ce qu'il a fait a des effets encore
aujourd'hui sur des millions de gens,
et pas seulement sur
leur ego.
Et quel est celui qui gagna
la course à la
présence médiatique ? Regardez la
première
page de vos journaux et vous constaterez
par vous même. Il y a quelques jours,
un journaliste tentait de justifier
le virage tabloid qu'est
en train de prendre la presse quotidienne
en expliquant qu'on disait aux
gens ce qu'ils veulent entendre.
La presse n'est plus d'information,
elle est passée à la
brosse à reluire l'ego. Dont acte.
>[Amédée Zinformation]
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| 24/2/13 |
Argh! |
Take your pleasure… |
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[Take your pleasure seriously] Séquence
admiration. Jusqu'à il y a quelques jours,
je croyais me débrouiller à peu
près pour la calligraphie au pinceau. Après
trois stages et un peu de pratique à la
maison et sur quelques enveloppes, je
me disais que bon, je me débrouillais.
C'était
avant qu'une lectrice bas-alpine du
BdG m'envoie un lien sur une
vidéo de Luca Barcellona, dont nous
avions déjà parlé dans
cette colonne il y a fort longtemps,
le 29 juin 2010, vidéo qui le
montre en train de calligraphier avec
cet instrument redoutable. En
quelques
minutes, il
déploie une maitrise de l'outil qui m'a
laissé tout simplement béat d'admiration.
La lenteur de l'exécution permet de voir
le contrôle proprement incroyable qu'il
a sur la pointe de l'outil sachant
qu'il ne manipule que le manche et
qu'entre les deux, les poils, certes
nerveux, amènent
leur propre part de tension et de déformation
du geste. Bref, en regardant cela,
j'ai eu un grand moment de solitude,
comme disent les jeunes
d'aujourd'hui.
Et si vous trouvez ça génial,
comme je pense vous serez un grand
nombre à le
faire, vous pouvez vous offrir son
livre,
un peu cher sans doute, mais dont la
qualité,
si elle s'approche de ce qu'il nous
montre dans sa vidéo, vaudra amplement
les soiwante huit euros de son prix
d'achat. Enfin pour les plus
fortunés
de nos lecteurs... qui doivent se faire
rares en ce moment... bref, vous voyez
ce que je veux
dire.
Vous trouverez d'autres vidéos de Luca Barcellona
ici.
>[Gaétan Duhamort]
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| 20/2/13 |
Oh! |
3Doodler |
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[3Doodler] On
vit vraiment une époque formidable. Il
ne se passe pas un mois sans qu'une petite
société totalement
inconnue le mois d'avant vienne au
devant de la scène nous étonner
avec une invention qui ne peut que nous
faire nous exclamer : mais
comment personne ne l'avait trouvé avant
!
Voyez par exemple 3Doodler.
Elle s'est lancée sur KickStarter,
le site qui permet à des
anonymes tels que vous et moi, pour
peu que nous ayons une idée géniale,
de se faire financer par d'autre citoyens
anonymes, petite
somme par petite somme, en offrant à ses
généreux donateurs les tous premiers
exemplaires de leur invention, dont
le financement aura permis de réaliser
les prototypes. Combien de sociétés
commerciales se sont ainsi créées
sans aucune intervention des banques,
des venture capitalistes
ou des agences de valorisation de la
recherche, depuis l'ampoule
multicolore contrôlable à distance depuis
n'importe quel ordinateur jusqu'à Ouya
une petite console de jeu qui a levé pas
moins de 8 millions de dollars sur
une simple idée, mais quelle idée !
Et donc parmi tous ces beaux projets qui ne
peuvent
que
soulever l'enthousiasme, notre fameux
3Doodler qui n'est ni plus ni moins
qu'un « stylo » qui écrit...
dans l'air ! A la base, un petit pistolet à colle
chauffant dont on remplace la matière
première
par une filet de plastique coloré à séchage
ultra-rapide, simple me direz-vous,
mais il fallait encore le réaliser et
le présenter
! Et là, je dois dire que mon sang de
calligraphe n'a fait qu'une tour en
voyant les possibilités
de l'engin : imaginez dessiner de superbes
lettres sur une feuille plus les assembler
d'un simple
mouvement pour en faire des sculptures
aériennes
quasi immatérielles. Et mieux, dessiner
« en l'air » et voir ses
gestes matérialisés
en 3D ! Imaginez cet engin dans la
main de XXX - mettez ici le nom de
votre calligraphe préféré(e)
!
Noël est encore loin, mais je ne sais
pas si je pourrai attendre !
>[Amédée Cinenlère]
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| 16/2/13 |
Ms |
Les manuscrits de Tombouctou |
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[Les manuscrits de Tombouctou] Si
vous n'êtes pas resté au fond de
votre lit depuis un mois, à cause de la
grippe ambiante ou d'une grosse fatigue,
vous devez savoir qu'au Mali, le torchon brûle
entre les infâmes terroristes d'AQMI et
le monde libre. Car oui, comme leur frères
talibans en Afghanistan, ces fous d'Allah
comptent bien détruire toute trace de culture
(et les humains correspondants) n'ayant pas le
blanc
seing "conforme à l'Islam", qu'il
s'agisse des Bouddhas de Bâmiyân ou
des mausolées de Tombouctou. Bon, de nombreuses
traces existent de ces monuments et grâce à un
peu de carton pâte ou de béton armé,
on pourra les reconstruire à l'identique
sans que le touriste de passage ne puisse
y voir supercherie.
Là où cela devient
plus grave, c'est que ce gens s'attaquent également à des
trésors qu'il serait bien difficile de
reconstituer, et je veux parler des
nombreuses bibliothèques qui ont le malheur
de contenir autre chose que le Coran et ses
divers
commentaires. Tombouctou héberge ainsi
entre ses murs de nombreuses bibliothèques
publiques ou privées où dorment
bien à l'abri
des manuscrits datant pour certains
de l'époque
de ce qui fut chez nous le Moyen-âge,
manuscrits qui ont l'inconvénient de
pouvoir partir extrêmement rapidement
en fumée tout
en étant définitivement perdus
si cela arrive, puisque rien ne permettrait
de les reconstituer sinon plusieurs
dizaines d'années à une
armée de copistes et d’enlumineurs.
Alors
que faire quand la guerre et son
cortège
de destructions s'approche de la
ville ? Que faire quand on se doute que les occupants
temporaires de la ville pratiqueront
la politique de la terre (et de la
bibliothèque)
brûlée
quand ils seront acculés à la
retraite ? Eh bien, ce qu'il faut
faire, vous le découvrirez
dans le passionnant numéro de cette
semaine de Télérama, qui prouve
une fois de plus que cela vaut la peine d'y être
abonné, même quand on n'a pas
la télévision, comme c'est mon
cas. Vous pouvez encore vous précipiter
auprès
de votre marchand de journaux préféré pour
acheter à l'unité le numéro
de la semaine, et pour ceux qui auront
laissé passer
le coche, vous contenter d'un succédané de
cette superbe épopée, pleine
de ruse, de suspense et d'espoir en vous
rendant sur cette page web. Mais
sachez que l'article
complet vaut largement un bon roman
d'aventure !
>[Emma Nuscrit]
PS : je vous conseille également, à ce
sujet, de suivre la passionnante
enquête
de Caroline Fourest sur les réseaux
de l’extrême diffusée tous
les mardis sur TV5 et disponible sur le site
de la
chaîne durant la semaine suivant sa
diffusion.
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| 13/2/13 |
Typo |
Le printemps de la typo |
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[Le printemps de la typo] Le
programme de l'édition 2013 du « Printemps
de la typo », organisé par
l'école
Estienne, est en ligne ! Chanceux amis
de la typographie franciliens profitez
de cette manifestation pour
rencontrer enfin toutes vos idoles, et
cette année
il y en a pléthore ! Sur le thème
de « devenir typographe »,
avec des conférences
sur des sujets aussi alléchants que « Vers
une fonderie collaborative en ligne » et
la présence de nombreuses fonderies, éditeurs
dans le monde de la typo ou même Sterenn
et Adeline des Rencontres de Lure in
real life, ces deux jours, 28 février et
1er mars, vous permettront de vous plonger
jusqu'au cou
dans le monde merveilleux de la création
de caractères. Rien qu'à voir l'affiche
qui démontre une fois de plus l'importance
du blanc dans la création graphique, j'en
ai les neurones qui pétillent !
Vous qui
avez la chance de ne pas être trop éloigné de
l'école Estienne, réservez dès
maintenant vos places !
>[Arletty Pau]
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| 10/2/13 |
22 |
Une bien belle histoire |
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[Une bien belle histoire] Même
si en France, patrie d'Arsène Lupin, de
Fantômas ou de Jacques Mesrine, on n'aime
pas trop la police, en général tant
qu'on ne s'est pas fait voler sa voiture
ou cambrioler son appartement, il faut bien lui
reconnaître
quelques vertus. Une récente histoire redore
le blason de ces policiers mal aimés. Une
femme écrivain, aveugle mais ne connaissant
sans doute pas le braille, avait inventé un
brillant système pour pouvoir écrire
sans trop de souci, en installant un
cache fortement en relief sur une feuille de papier,
ce qui lui
permettait d'écrire normalement dans les
interstices du cache et d'obtenir ainsi
une page à peu
près régulièrement lignée
qu'il était ensuite facile de transcrire
sur ordinateur. Son fils venait la voir
chaque semaine et se chargeait de cette besogne,
pas
si désagréable sans doute car elle
lui permettait d'être ainsi tenu constamment
au courant de l’évolution de l'histoire
voir même peut-être d'en influencer
le cours par quelques petites remarques
judicieusement placées dans la conversation.
En tout cas, c'est ce que j'aurais fait si j'avais été à sa
place.
Tout semblait devoir se passer
du mieux possible dans le meilleur
des mondes, mais voici
qu'un grain de sable mit à bas ce bel édifice
: le stylo tomba en panne, faute d'encre
pour l'alimenter. Hélas, trois fois hélas,
notre pauvre écrivain ne s'en rendit
bien entendu pas compte, et elle continua
ainsi à écrire
26 pages de son ouvrage avant que son
fils la visite enfin et se rende compte
du désastre
littéraire.
Désolés d'une
telle perte (enfin vu que le livre
n'a pas encore été publié,
il est difficile exactement de juger
la perte que cela représente), le tandem écrivain
et collationneur se sont rendus au
commissariat le plus proche est espérant
voir sous leur yeux les miracles
que peuvent accomplir en matière
de recherches les experts de la police,
qu'il regardent ans doute à la télévision
chaque semaine dans la série éponyme.
Les policiers, attendris sans doute
par ces deux admirateurs en détresse,
prirent sur leur pause déjeuner et
restèrent
un peu plus tard le soir pour utiliser
toutes les ressources
de leur science pour arriver à retrouver
le texte perdu. Et on nous apprend
qu’ils
y travaillèrent cinq mois entiers et
qu’ils
arrivèrent à retrouver le texte
des 26 pages à l'exception d'une unique
ligne.
Et c'est ainsi que se termine
une
bien belle histoire dont un élément
qui me semble de première importance
a été omis
: quel est la teneur du texte en
question ? Les policiers en ont-ils vraiment
retranscrit l'intégralité ou
ont-ils modifié ou même censuré certains
passages qu'ils ne trouvaient pas à leur
goût ? L'histoire ne le dit pas mais,
même
si la qualité du livre n'est pas au
rendez-vous, l'image de la police en aura
tellement été améliorée
que leurs efforts n'auront de toute
façon
pas été faits en vain !
>[Antoine Bourrel]
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| 6/2/13 |
† |
Quelques mots… |
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[Quelques mots de Roger Willems] Quelques
mots de Roger Willems sur son travail,
à l’occasion du premier festival
de calligraphie contemporaine à Nogent
sur Marne en 2006 (1).
« J’ai le privilège, étant
retraité,
de n’avoir plus d’impératifs
de commandes par rapport à la calligraphie.
C’est donc en toute liberté que
je peux m’y consacrer, en me préoccupant
essentiellement d’exprimer ma personnalité,
ce qui est peut-être un des meilleurs
moyens pour faire connaître le métier
de calligraphe comme un métier artistique à part
entière. Graphiste de profession, je
m’intéressais
particulièrement à la lettre typographique.
Or, pour dessiner des lettres, les
déformer,
en faire des logos ou des sigles, il
est intéressant
d’avoir pratiqué l’art de
la calligraphie, qui vous apprend par quel
processus les lettres sont formées, selon
quel ductus elles sont tracées, ainsi
que leur évolution
au cours du temps. Dans les écoles de
beaux-arts, à l’époque
où j’ai fait mes études
en Belgique, on ne formait qu’à la
peinture, ce qui ne me passionnait pas trop.
Je
m’intéressais
plutôt au dessin et à la composition
qui me semblaient plus importants.
Maintenant, que j’ai trouvé mon
support d’expression,
il ne m’intéresse plus de savoir
si c’est réellement la calligraphie
ou plutôt la peinture. Dernièrement à l’une
de mes expositions, j’ai rencontré le
calligraphe allemand Werner Schneider,
lequel a réagi immédiatement.
Il constatait que les calligraphes en Allemagne
restent
très « classiques ».
Tout ce qu’il voyait dans mes travaux était
pour lui de la calligraphie. Il insistait
disant que ce qui était primordial, c’était
de tendre vers un ensemble harmonieux,
plus que vers une lisibilité conventionnelle.
J’ai
découvert la calligraphie pour
la première fois en 1981, année
pendant laquelle j’ai fait de la calligraphie
chinoise, par curiosité et par volonté de
découvrir autre chose. La tenue du pinceau
m’a tellement séduit que je faisais
du dessin de personnages en tenant mon
pinceau comme les Chinois. Je n’ai abordé la
calligraphie occidentale qu’en 1983. Je
n’ai jamais suivi de cours mais j’ai
eu la chance de participer à des stages
organisés par de grands calligraphes :
Michel Derre, Claude Médiavilla, Jovica
Veljovic - que je considère comme un très
grand - Gottfried Pott, Thomas Ingmire,
Karlgeorg Hoefer, Albert Small, etc.
Grâce à eux
j’ai compris que
calligraphier c’est retrouver l’esprit
de la lettre, du geste pour la tracer,
c’est
jouer avec l’espace et le temps, les formes
et les rythmes, l’ombre et la lumière.
Après avoir essayé différents
outils, propre à la calligraphie, j’ai
choisi de privilégier presque exclusivement
le pinceau chinois que je manie, non
pas à la
verticale comme le font les chinois ou
les Japonais, mais incliné, comme en Occident.
Cela me permet de soigner la trace, jeu
sans fin qui donne
mille visages à la même lettre, créant
ainsi son propre langage abstrait, mettant
en mouvement le blanc fascinant du papier.
Je n’aime
pas les outils plats ; plume,
pinceau ou calame. Le pinceau chinois
se prête à tout,
instrument docile et complexe qui me
mène
au bout de moi-même. Je peux le mouvoir à mon
gré dans toutes les directions, le faire
danser sur la feuille, se tordre, s ‘envoler,
s’aplatir, tracer un fil d’encre ténu,
fragile, pour s’épanouir ensuite
en courbes grasses et généreuses,
monter, descendre, virevolter avec légèreté.
Au
début, je notais dans un carnet spécial
les textes qui m’inspiraient. Je les consultais
très souvent, surtout certains d’entre
eux, parce qu’ils définissaient
assez bien ce que je ressentais. Je
vous les livre en vrac : « Ecrire
peu de mots dans un grand silence » Etty
Hilsum (les mots doivent accentuer
le silence). Un autre exemple
de Chilida : « Le dialogue entre
les formes, quelles qu’elles soient, est
plus important, de beaucoup, que ces
formes mêmes. » Baudelaire
m’a séduit par cette phrase : « La
poésie est ce qu’il y a de plus
réel,
c’est ce qui n’est complètement
vrai que dans un autre monde. » et
enfin ces mots de Guy Cadou : « J’écoute,
c’est bien moi. »
La sélection
que chacun fait de ses textes marque sa personnalité.
Pour ma part, je ne les ai jamais calligraphiés,
sauf celui de Paul Eluard : « Donne à la
raison des ailes vagabondes. » Une
première fois, j’ai écrit
entièrement la phrase (pour moi c’était
lisible). Finalement, je me suis contenté du
seul « vagabondes », et
c’est fou ce que ce mot peut donner de possibilité.
Calligraphier, c’est donner une personnalité,
une âme à la lettre, à travers
un geste sans cesse renouvelé, varié à l’infini.
Cent mille fois tracé, un même mot
prendra cent mille formes différentes,
envoutant, hypnotique.
Un autre truc que
j’ai appliqué,
c’est d’avoir deux classeurs. Dans
un je range toute la série de modèles
classiques et dans l’autre, je mets les
calligraphies contemporaines qui me plaisent
plus particulièrement.
En feuilletant ce dernier classeur,
encore et encore, chacun peut voir inconsciemment
où il
met la barre. Une bonne calligraphie
est une calligraphie qui impose son
espace, en dépit du format
et quel que soit le médium utilisé.
Pour
un nouveau défi et une exploration
plus approfondie, depuis un ou deux
ans, je me suis appuyé sur une langue
et des caractères
que je ne connaissais pas, ce qui m’a
donné la
possibilité et la liberté de pouvoir
choisir, au hasard, les lettres ou
les parties de lettres qui allaient
servir à ma
composition, sans souci du sens.
Aujourd’hui,
bien que toutes ces formes procèdent
de la lettre, j’aime bien
qu’on ne les reconnaisse pas et cela me
conduit jusqu’à faire des simulacres
de taches ou bien encore à enchevêtrer
les lettres au seul bénéfice de
la composition et de l’équilibre.
Il n’y a que le pinceau chinois qui me
permette cette liberté dont je n’ai
pas encore exploré et découvert
toutes les facettes.
Par habitude et bien que cela
ne soit pas un parti pris que je respecte
systématiquement,
je préfère installer les bases de
ma composition avant de me préoccuper du
fond. De cette manière, grâce aux
propriétés couvrantes de la peinture
acrylique, je peux privilégier certains
traits qui sont très forts, les mettre
en valeur et ainsi noyer les parties
moins importantes dans le fond. Elles n’apparaissent
plus alors qu’en filigrane, donnant texture
et matière à l’ensemble.
« Musicien du silence » pour
reprendre ces mots de Mallarmé qui me paraissent être
la définition même du calligraphe.
J’ai le bonheur immense de disposer d’un
très grand atelier. J’y suis presque
tous les jours parce que j’ai besoin de
travailler beaucoup pour que la composition
vienne spontanément. À chacun son rythme !
Mais l’important, comme le dit Oscar Wilde, « c’est
d’avoir des rêves assez grands pour
ne pas les perdre de vue pendant qu’on
les poursuit ».
>[Roger Willems]
(1) Sincères remerciements
de TEG à Sophie
Verbeek, pour la transmission de
ce très beau texte de Roger Willems
pour tous les lecteurs du BdG.
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| 2/2/13 |
Lyon |
Type Display |
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[Type Display] Il y a mille
manières d'amener le grand public à la
typographie, pour leur éduquer l’œil
et les sensibiliser à la lettre, sans quoi
n'importe quelle daube plus ou moins
exubérante
ou gigotante les agréera et le monde deviendra à l'image
de ce qu'ils préfèrent... autant
dire que moi, dans ce cas, je préférerai
habiter sur Mars ! Les éditions
205 font
partie de ces studios qui ont une activité éducative
du grand public, d'abord par certaines
de leurs réalisations à prix accessible
à tous, pour que chacun puisse en profiter
mais aussi par leur
participation aux manifestations autour
de la lettre, plus il y a de monde, plus
on en parle
et plus le grand public peut être amené à découvrir
les merveilles que ces jeunes typographes
peuvent nous concocter.
C'est donc pour faire suite à un
mail de Noël proposant un jeu
des neuf familles typographiques que je vous conseille,
que j'ai
reçu l'autre
jour un mail de début d'année
annonçant
la tenue à Lyon d'un événement
autour de la lettre "Type Display".
Bon, autant vous avertir tout de suite,
je ne sais pas ce que fera Marseille
capitale de la
Culture autour de la typographie, mais
là Lyon
frappe vite et fort. Car dès le 4 février
prochain, nombre d'expositions, de
résidences,
de conférences, de rencontres et autres
monstrations de belles typographies
sont au rendez-vous jusqu'au 6 avril, et ce
dans toute
la région
puisqu'aussi bien Saint Étienne sera
de la partie. Les galeries, les (nombreuses)
librairies lyonnaises et les Beaux
Arts ne sont
pas en reste
en hébergeant une partie de ces événements.
Les noms des participants sont trop
nombreux pour tous les citer, et si j'en oublie
je vais
me créer
des inimitiés, mais sachez que tout le
gratin de la typographie, et surtout
la jeune génération, sera au rendez-vous.
Notez
vite sur votre agenda les différentes
manifestations organisées pour cet événement,
vous trouverez tous les renseignements
sur leur
page Facebook qui pour une fois ne
vous demande
pas d'entrer dans la secte pour avoir
accès à l'information
!
>[Eudes Sancinque]
PS : FLASH SPÉCIAL !
L'émission « Empreintes sur TV5 avec Fabienne Verdier
est visible
quelques jours seulement sur Pluzz ! Si vous
ne l'avez pas vue en «Live », n'attendez
pas qu'elle parte à l'INA et cliquez
vite ici !!! Et merci au lecteur du BdG
qui m'a fait passer l'info !
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>A l'occasion de la publication du kit de
développement (OQP) pour Brazil 7.0, baptisé
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T’es fait comme un rat la loose ! »,
Boogle a
dévoilé l'une des nouvelles fonctions
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Boogle Mortel Maps Navigation.
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>Ici
Londres…
« Les artichauts sont crus - je répète,
les artichauts sont crus… Le modem
a refroidi, je répète Le modem
a refroidi… »
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>Information légale.
Les expérimentations
monstrueuses du professeur
Victor Bloggenstein sur ce
le [BdG] ne sont effectuées
que sur son Webmaster.
news@leblogdegraphos.net


>André Bloggo
kidnappé le 20 janvier 1997 pour jeux de
mots approximatifs vient d’être relâché après
le versement d’une rançon du Pdg du
[BdG] de 800 000 €
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>Information légale.
Les expérimentations monstrueuses du professeur
Victor Bloggenstein sur le [BdG] ne sont effectuées
que sur son Webmaster.
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>[Bloggers]
de tous les pays,
unissez-vous !
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>Echange [blog] usagé
contre valise diplomatique
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