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Dès l’instant où vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la Vérité.
Krishnamurti

Etiamsi omnes,
ego non.


Je crois que la police de caractères la plus vendue et la plus utilisée dans le monde est le Garamond...
et ça, ça me donne confiance en l'avenir de l'humanité.
Adrian Frutiger

Dieu a fait des hommes grands et d'autres petits,
je les ai rendus
tous égaux.
Samuel Colt

Je préférerais me faire examiner la prostate en direct à la télévision par un type aux mains bien froides plutôt qu’avoir une page Facebook.
Georges Clooney

La typographie est un métier ancien et simple. Très simple. Aussi simple que de jouer du violon. Mais guère plus.
Maximilien Vox

Si Dieu voulait que nous soyions courageux, pourquoi nous a-t-il donné des jambes ?
Marvin Kitman

La poésie soulève le voile sur la beauté cachée du monde.
Sei Shonagon


Si hoc legere scis nimium eruditionis habes.
Anonyme


La typographie est le seul art ayant la discrétion pour principe.
Jérôme Peignot


Quand l'avenir a-t-il cessé d'être une promesse pour devenir une menace?
Chuck Palahniuk


L'imprimerie,
c'est l'artillerie
de la pensée.
Rivarol


On peut dire n’importe quoi
sur un blog.
J. Bové


Je parle pas aux cons, ça les instruit.
Michel Audiard


Sème le trouble et tu récolteras la lumière.
Maurice Dantec


Aucune poésie
n'est concevable sans la participation du diable.
William Blake


Si ayant frappé quelqu'un sur une joue, il te tend l'autre, frappe le sur la même, ça lui apprendra
à faire le malin.
Cavanna


La vie est la jeunesse de l'immortalité
Goethe


Choucroute ne s'écrit pas forcément en gothique…
Laurence


Ce monde ne fait que rêver,
il approche
de sa fin..
F. Rabelais


On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
A. Nothomb


Un tueur est un individu qui s'investit davantage dans ses rencontres que le commun des mortels.
A. Nothomb


La mort est le moyen pour Dieu de nous rappeler de ne pas trop faire les malins.
/.

 

La règle du Je...

>[Le Blog de Graphos] est un endroit de liberté, ivre de plume et de peinture, de convivialité, d’amitié et de partage - sans aucune publicité d’aucune sorte – ni pop up… ni virus. >[Le Blog de Graphos] est consacré à la calligraphie latine, à l’enluminure, au mail art, aux écritures d’Orient et d’Occident, aux contre-écritures aussi comme dirait Jérome Peignot, du Tag au manuscrit de Voynich, des écritures mandingues à la Rustica du Ve siècle…, les membres de Graphos vous proposent de vous exprimer sur l’actualité du moment, de notre quotidien, de vos journées, livres, expos, films ou états d’âmes… Nos lectures, vos passions, nos coups de cœur, vos coups de gueules, retrouvez-les régulièrement sur >[Le Blog de Graphos]. Vous êtes artiste graphique ou simple passionné, calligraphe professionnel ou enlumineur, animateur, membre ou président d’une association, vous désirez nous faire partager vos envies, qu’elles soient tentations ou démangeaisons… >[Lire la suite...]
 
 

 Juillet 
 
 21/7/16  ( 21 juillet 1969

[21 juillet 1969] Il y a des événements si importants que tout le monde se souvient de ce qu’il faisait quand ils sont survenus. Par exemple, je ne doute pas que vous vous souveniez de tous les détails de la minute du 11 septembre 2001 où on vous a appris que des avions avaient percuté les tours de Manhattan. De même sur un mode moins tragique, vous devez vous souvenir du moment de la rencontre de votre conjoint(e) ou de la naissance de vos enfants. A moins que vous n’en ayez plusieurs dizaines auquel cas, il est vrai, ce n’est plus si important que ça (en tiendriez-vous d’ailleurs encore un compte exact ?)

Et bien, je pense que vous vous souvenez tous de la journée du 21 juillet 1969 où sur un poste de télévision noir et blanc vous avez vu cette image saturée et tremblotante, ces paroles dites d’une voix nasillarde « one small step for a man, one giant leap for mankind », les premières paroles prononcées par un humain en train de poser le pied sur un autre corps céleste.

Car oui, nous fêtons ces jours-ci le 47e anniversaire du moment ou Neil Armstrong a posé les pieds sur la Lune, a sautillé quelques instants, a déployé le drapeau des USA et a marqué ainsi un des grands moments de l’histoire de l’humanité. En tout cas, l’émotion qui m’a étreint ce jour-là est absolument intacte quand je me repasse ce film sur YouTube.

Alors on m’explique que ce n’était qu’une farce et que c’est Stanley Kubrick qui était à la caméra pour nous faire croire à cette vaste falsification internationale (allez donc voir les sites conspirationnistes si vous ne me croyez pas) pour damer le pion aux rouges de l’URSS de l’époque. Étant un grand fan de Stanley Kubrick, j’aurai donc une double raison de trouver ce moment incroyable de beauté et puissant symboliquement. Rassurez-vous d’ailleurs, bien des histoires toutes plus fumeuses les unes que les autres sont attachées à ce moment, depuis la disparition inexpliquée du film original, jusqu’aux décès étranges survenus parmi les équipes d’astronautes ou celles restées au sol pour les guider. L’imagination humaine est d’une telle richesse !

Et si vous voulez faire la fête à cette occasion, vous pouvez en plus trouver une deuxième raison puisque c’est également (presque) le 40e anniversaire de l’arrivée de Viking sur Mars.

>[Enrico Smaunaute]

   
 16/7/16  :-( Pokémon GO ?

[Pokémon GO ?] On ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer. A l’occasion de la sortie du nouveau Pokémon Go, je viens d’apprendre que depuis 2001, les divers jeux de Pokémon, qui ont amusé pendant des heures mes enfants (et moi de même je dois l’avouer), ces jeux sont interdits en Arabie Saoudite par la « fatwa » numéro 21758. Cette interdiction a été renouvelée pour la sortie récente du nouvel avatar de ce jeu nommé Pokémon Go. Je dis ça au cas où vous auriez vécu ces dernières semaines dans la jungle profonde ou sur une ile déserte. J’imagine donc qu’il est également interdit dans d’autres pays où la religion s’arroge le droit de contrôler la vie de leurs adeptes… mais aussi hélas bien souvent de toute autre citoyen, coreligionnaire ou pas.

Alors on pourrait imaginer que c’est pour éviter à nos chères têtes blondes (ou à leurs papas) de se ruer sur ce produit typique de la société de consommation et de l’hégémonie des grandes sociétés sur nos faibles cerveaux. Et bien non. Pas que. En effet, ce jeu est assimilé à un jeu d’argent (bien que pour ma part je n’ai jamais rien acheté de plus que le jeu lui-même), ce qui est interdit par l’Islam.

De plus, deuxième raison, les Pokémon évoluent ce qui est assimilé à une propagande pour la théorie de l’évolution darwinienne. Encore une fois, le jeu est mal compris, puisque dans son contexte, les Pokémons grandissent et passent du stade de petit monstre gentil à celui de grand monstre terrible. Mais ils ne se reproduisent pas, donc impossibilité d’une quelconque théorie génétique à l’œuvre dans ces jeux.

Mais le pire est dans la suite que je vous cite telle que reprise dans la presse : le jeu « comporte des étoiles à six branches, symbole du sionisme international et de l'État d'Israël », ainsi que « des croix sous différentes formes » et que par-là Nintendo entend faire la promotion de la religion shintoïste, du christianisme, de la franc-maçonnerie et du sionisme mondial (euh faudrait savoir…)

Je croyais que le complotisme était une dérive strictement occidentale typique de nos pauvres cervelles surinformées et en mal de spiritualité, mais il apparaît que bien que le mal se soit aussi répandu dans ces pays où les citoyens sont protégés des mauvaises information par une censure destinée à les élever moralement et où la grande spiritualité de la religion remplit les esprits de joie et d’allégresse.

Bon je vous passe les autres pays qui y voient un moyen pour les agences de renseignement occidentales de recueillir des images live de ce qui s’y passe (Egypte), un danger supplémentaire pour tous ceux qui resteront le nez collé sur leur téléphone au lieu de regarder où ils vont, risquant de pénétrer dans des zones interdites (Etats-Unis) ou bien tout simplement un danger pour la santé mentale des citoyens, sans plus d’arguments (Russie).

C’est fou comme les hommes politiques ou les membres du clergé sont jaloux quand un divertissement a plus de succès que leurs discours et qu’ils n’ont de cesse de tenter d’en prévenir l’usage. Sans aucun succès, s’il on en croit le nombre de téléchargements des usagers. Le XXIe siècle sera pokémon ou ne sera pas.

Si vous doutez de la véracité de l’information, vous avez le texte de la fatwa ici et en français (enfin, façon google translate…) sur le site de la « Présidence Générale des Recherches Scientifiques ( ?) et des Fatwas », s’il vous plait !

>[Harpo Quémonne]

   
 8/7/16  :-) La bureaucratie…

[La bureaucratie…] Peut-être comme certains d'entre vous, chers lecteurs, le début des vacances est dévolu aux procédures administratives annuelles de gestion des associations loi 1901. Je ne sais pas si ma nature est intrinsèquement incompatible avec les les mécanismes de l'administration, mais chaque fois c'est pareil, remplir et re-remplir les mêmes formulaires, se voir rejeter son dossier parce que telle pièce n'est pas conforme pour des raisons obscures et mal expliquées, bref, je vous en passe et des meilleures.

Il semblerait que je ne sois pas le seul puisque j'ai entendu l'autre jour à la radio un petit texte de Karl Marx qui explique peut-être mes difficultés. Le voici, appréciez-le à sa juste valeur :

« La bureaucratie est un cercle, dont nul ne peut s'extraire. Sa hiérarchie est celle du savoir. La tête confie aux sphères inférieures le soin de connaître le détail, en échange de quoi, les sphères inférieures cèdent au sommet l'intelligence du général - et tous deux se donnent de la sorte mutuellement le change.

La bureaucratie est l'Etat imaginaire flanquant l'Etat réel, c'est le spiritualisme de l'Etat. Toute chose obtient de la sorte une double signification - l'une réelle, l'autre bureaucratique. Il en est ainsi de la volonté, par exemple.

Ce qui est réel est en conséquence traité bureaucratiquement c'est-à-dire comme une chose spirituelle, de l'au-delà. La bureaucratie tient en sa possession l'Etat, l'être spirituel de la société : c'est sa propriété privée.

L'esprit universel de la bureaucratie est le secret, le mystère; en tant que corporation close, elle le conserve pour elle-même face à l'extérieur, grâce à la hiérarchie qu'elle représente. L'ouverture d'esprit ou des mentalités par rapport à l'Etat apparaît en conséquence comme une trahison de ce mystère, si bien que l'autorité devient le principe de son savoir, et l'idolâtrie de l'autorité est son esprit. En son sein, le spiritualisme devient matérialisme le plus crasse, le matérialisme de l'obéissance passive, de la foi en l'autorité, du mécanisme d'une activité rigide et formelle, de principes, de conceptions et de traditions figées.

Pour le bureaucrate pris à part le but de l'Etat devient son but privé, et c'est la chasse au poste supérieur : il s'agit pour lui de faire carrière. Premièrement, il considère la vie réelle comme matérielle, car l'esprit de cette vie trouve dans la bureaucratie une existence abstraite de la vie réelle. »

Et c'est ce bon vieux Karl qui vous le dit, il sait de quoi il parle !

>[Harry Tuttle]

   
 1/7/16  Jacques Monnier

[Jacques Monnier] Je viens d’apprendre avec une grande tristesse le décès de Jacques Monnier Raball jeudi dernier. Pour tous les lursiens jeunes ou plus anciens qui l’ont connu il reste un personnage incontournable de cette délicieuse semaine de fin août. Ancien directeur de l’École d’art de Lausanne, il faisait partie de ces paléo-lursiens qui avaient vécu les époques reculées que les jeunes de mon genre ne connaissent que par ouï-dire ou par des photos sorties des archives les plus anciennes. Son riche parcours est bien trop foisonnant pour que je puisse le résumer en quelques lignes, allez demander à Google, vous verrez !

Lors de ces sessions de fin d’été à Lurs, il nous régalait de ses conférences dont parfois il faut bien l’avouer une partie m’échappait tant ses références pouvaient être pointues et hors de portée du béotien que je suis. Mais il savait nous intéresser et nous inciter à la recherche. Et surtout il avait une façon de sortir des sentiers battus, des sujets convenus et d’oser se frotter à des thèmes que lui seul osait aborder. Je me souviens en particulier d’une superbe intervention qu’il avait faite sur les textes gravés sur les chalets d’une vallée perdue du haut Valais qu’il affectionnait particulièrement. Et que dire de son feuilleton matinal dont il nous avait régalés il y a quelques années sur « le retour du refoulé »…

Je me souviens aussi des quelques visites en Suisse où il nous avait reçu avec sa gentillesse habituelle, nous faisant découvrir tant de petits recoins, tant de curiosités cachées de Lausanne qu’il connaissait sur le bout des doigts. Il m’avait ainsi conseillé d'aller voir la coutellerie Besson rue du Jura, ce qui m’avait permis de renouer des relations avec des cousins éloignés que j’avais perdus de vue depuis des années. Il nous avait fait des visites commentées de quelques musées lausannois dont sa formidable connaissance du monde de l’art nous avait permis d’apprécier toutes les merveilles.

Et que dire de ses livres, certains parus chez Jean-Renaud Dagon du célèbre atelier du Cadratin, des livres décapants, de véritables remue-méninges comme son « La Culture, revolver au poing » ou bien « Du plomb dans l'aile » qui permettaient par une lecture lente et réfléchie de se régaler de sa pensée à la fois pertinente et vraiment hors norme.

Que ce soit par son humour pince-sans-rire ou par son énorme érudition, il faisait partie de ceux que j’avais en tête chaque fois que le doute de revenir une année de plus s’infiltrait dans mon esprit. Et puis je pensais à tous ces bons moments que l’on passait ensemble chaque année et je recliquais pour une année de plus. Ces moments où il nous transmettait non seulement ses connaissances, mais surtout cet esprit lursien de partage, de générosité et de fraternité. Sans lui les Rencontres ne seront plus tout à fait les mêmes…

>[zeBdG]

   
 Juin 
 
 26/6/16  20 Graphos

[Graphos] Bon. Ça c’est fait. Ça y est, Graphos a fêté ses 20 ans ! Et ce fut dans la joie des retrouvailles, puisque non content de faire rentrer au bercail Bruno Gigarel qui est un des membres fondateurs de l’association, nous avons eu la joie de retrouver ce jour-là quelques-uns des « anciens » du tout début, la grande époque où nous n’avions pas encore la possibilité de travailler au couvent du Belvédère. A l’époque, nous œuvrions ici où là, sur des tables parfois branlantes dont souvent chaque centimètre carré était compté pour arriver à caser tout le monde, dans des appartements où la chaleur de Marseille ne nous donnait le choix que d’ouvrir les fenêtres quitte à entendre pétarader pendant des heures les pétrolettes de tous adolescents du quartier aux dimanches bien désœuvrés. Et je ne vous parle même pas des toilettes plus ou moins fonctionnelles, des livraisons du traiteur asiatique aux contenus et au horaires parfois… aléatoires (même si sa gelée banane est dans toutes les mémoires). Sans parler non plus de la recherche des rares places de stationnement qui nous prenait souvent bien longtemps avant que le stage ne puisse démarrer.

Alors maintenant que nous avons le luxe de ce couvent, avec une cuisine toute équipée qui nous permet de nous préparer de bon petits plats, cette vaste salle donnant sur le parc fleuri, des places de stationnement en veux-tu en voilà, dans un calme propice à un travail concentré voir même méditatif (surtout après le repas), tous ensemble réunis dans ce jardin où nous avions déplacé nos agapes, nous avons fêté ensemble le travail de toutes ces années.

Mais ce qui est resté tout au long de ces vingt ans, ce qui a survécu à toutes ces années de travail dans des conditions plus ou moins propices, c’est la joie de se retrouver un dimanche par mois (ou deux jeudis) pour travailler ensemble.

Alors merci à tous ceux qui ont participé à ces festivités, les cours du dimanche, les cours du jeudi (si si !), les nouveaux arrivants qui nous découvrent pour l’occasion, les anciens blanchis sous le harnais aux sacs gonflés de matériel accumulé, les jeunots tout frais dont les plumes brillent de n’avoir pas encore connu l’usure des stages successifs, tout ceux qui ont permis au traditionnel banquet d’être la réussite qu’il a été qui ont préparé les plats, qui ont décoré la table, qui ont participé à la bonne humeur qui nous animait tous.

Et bien entendu merci à TEG et Bruno d’avoir su instiller dès le départ cette belle fraternité et de nous avoir accompagnés de près ou de loin toutes ces années.

Il y a plusieurs écoles, mais Graphos est grand, et c’est fondamental !

>[zeBdG]

   
 20/6/16  Ô Bruniquel

[Bruniquel] Je ne sais pas si vous avez noté cette nouvelle qui est passée fugitivement dans les médias, comme bon nombre de nouvelles et parfois pas anodines. On a trouvé dans une grotte du Tarn-et-Garonne des structures en stalactites qui ont été construites par des hommes préhistoriques (et de loin) datant vraisemblablement de plus de 170 000 ans.

On ignore bien sûr quels buts visaient la construction de ces structures plus ou moins circulaires et on leur attribue, faute de meilleure idée, donc une vocation de rituel religieux. Cela me rappelle une exposition à la fois humoristique et pleine de questionnements qui s’appelait « Futur antérieur ». Cette exposition montrait des objets contemporains sortis de leur contexte et imaginait ce que les archéologues du futur, dans 2000 ans, pourraient bien imaginer quant à leur utilisation. Des roues dentées deviennent « des symboles solaires a usage d’un culte des cycles cosmiques », des clés rouillées deviennent des « pendeloques portés en collier », un circuit imprimé devient « des modèles réduits d’agglomérations avec leurs voies de communication », j’en passe et des meilleures comme cet arrosoir écrasé qui devient un « vase d’apparat ».

Mais tout ceci n’est rien en comparaison avec la remise en cause du calendrier de l’évolution de l’humanité que représentent ces constructions circulaires. Alors que l’on pensait que l’homme de Neandertal n’était qu’un primate à peine capable de survivre comme un animal, on découvre donc qu'il pénétrait dans les cavernes et fort profondément et qu’il y bâtissait ces cercles en morceaux de stalactites. Mais pourquoi se donnait-il tant de peine ?

Espérons que l’exploration et la cartographie minutieuse de ce site nous donnera des éléments de réponse. A mon qu’il ne s’agisse d’une ancienne religion ?

>[Fred Pierrafeu]

   
 14/6/16  Arf! Spot mini

[Spot mini] Je vous avais déjà parlé de la société Boston Dynamics à propos de leur vidéo montrant un homme en train de donner des coups de pieds à un robot plus ou moins ressemblant à un chien, vidéo qui avait choqué les défenseurs de nos amis à plume et à poils (et à écailles éventuellement).

Eh bien cette société vient de mettre au point un nouveau robot bien plus petit, SpotMini, mais toujours en forme d’animal, robot que l’on imagine bien chez soi tant il semble habile à naviguer dans un appartement. Bon ce ne serait certes pas pour le caresser vu sa carcasse bien carrée et métallique, mais il semble habile à mettre ma vaisselle dans le lave-vaisselle, à mettre divers objets à la poubelle voir même à accompagner son maître dans son jogging en courant à ses côtés. Et je n’ose imaginer les bons moments que l’on pourrait passer avec ce genre de mécanisme en lui faisant ramener n bout de bois ou bien attraper au vol un susucre… On rigole bien en le voyant tomber en glissant sur un peau de banane et sans doute encore plus quand on voit comment il se relève.

En plus, contrairement à nos canidés familiers, pas d’aboiements nocturnes, pas de crottes sur les trottoirs, pas besoin de le sortir deux fois par jour et d’attendre qu’il ait copieusement arrosé de son urine tous les arbres, lampadaire et autre poteaux se trouvant sur son chemin.

Ce qui me parait étrange c’est que dans la séquence de course, on voit distinctement qu’il court « à l’amble » comme les chameaux plutôt que deux pattes devant deux pattes derrière comme leurs congénères biologiques.

Regardez bien la séquence jusqu’au bout, après le copyright il y a un bêtisier qui montre que ce genre d’engin n’est pas encore totalement au point. Et quand on voit la vitesse à laquelle fuit le malheureux expérimentateur, on imagine que ce bel appareil doit avoir parfois des comportements assez brutaux. Pas encore comme Terminator certes, mais un jour qui sait ?

>[Elsa Vépavumirza]

   
 5/6/16  Lurs Chercher l'erreur

[Chercher l'erreur] Chouette ! Le programme de la prochaine session d’été des Rencontres de Lure vient de tomber tout chaud dans ma boite aux lettres électroniques ! Et comme il est très alléchant, je ne peux résister au plaisir de le partager avec vous, ceci non dans un vain désir de publicité mais bien plus sûrement pour vous inciter à venir à ce qui est quand même un des seuls événements de l’année où tant de passionnés de ‘écriture peuvent se rencontrer.

Le thème de l’année est « Chercher l’erreur, égarement et odyssées graphiques » et cela se passera du 21 au 27 août 2016 à Lurs en Provence comme toutes les années. Je vous livre tel quel ce qui nous en est dit :

« De la simple bourde à la faute en passant par la coquille, l’erreur peut être de jeunesse, de justice, voire fatale. Cherchez l’erreur et vous trouverez bavure, bug, illusion, mais aussi de sympathiques maladresses. L’erreur révèle les failles d’un système que l’on croyait trop parfait. Elle nous renvoie à nos limites, défie notre imagination, nous met face à l’imprévu et force notre créativité.

Les invités 2016 (programme sous réserve de modifications)

Des créateurs de caractères

• Simon Renaud | Hypothèses
• Luca Barcellona (ESP) calligraphe | Tracer grand
• Laurent Bourcellier et Sterenn Bourgeois | Journal d ’Ulysse

Des designers graphiques et codeurs

• Louis Eveillard | Essai/Erreur
• Sylvia Fredrickson | Commun est mon nom
• Guillaume Chauvin | La vérité photographique
• Elhadi Yazi | Repentir/Repartir
• Stéphanie Vilayphiou | Les programmes sont du design

Des explorateurs

• Aude Laporte
• Ianis Lallemand | Sublime erreur
• Félix Heyes et Benjamin West (GB) | Tout Google dans un livre
• Louise Druhle | Atlas critique d’Internet

Des observateurs

• Raphaël Lefeuvre | Apprendre de leurs erreurs
• Anne Zali & Emmanuël Souchier | Chemins d’écritures
• Monsieur Kaplan | Safari de la coquille
• François Chevret | La tentation du regard

Des évènements

• LFO Marseille FabLab
• Soirée Gala swing quartet, initiation charleston
• Fais ton roman photo ! Amour et typographie

Ce programme est bien entendu prévisionnel et sera sûrement modifiés d’ici fin août, vous pouvez le retrouver en direct live sur le site des Rencontres de Lure. Vous noterez la présence d’un calligraphe célèbre, Luca Barcelona que je vous avais signalé il y a quelque temps, et dont les video sur youtube sont époustouflantes de virtuosité. Nous aurons peut-être cet été de le voir dans la vraie vie et d’apprécier ses gestes vus par nos yeux !

Notez pour les plus sensibles à l’argument financier qu’il y a 20% de réduction si vous vous inscrivez avant le 14 juillet. Moi en tout cas, avec en plus un programme comme ça, je n’hésite pas, je clique !

>[Lulu R's]

   
 1/6/16  <JC Lire et écrire…

[Lire et écrire dans l'antiquité] On nous serine sans arrêt que grâce Jules Ferry, la lecture et l’écriture est devenue accessible à tous les citoyens, considérant par là que durant les âges anciens, le peuple ne savait ni lire ni écrire et que seul une élite aristocratique avait accès à l’éducation et donc aux textes sacrés ou non.

Cette idée reçue avait déjà été un peu battue en brèche par le livre « Écrire à Sumer » de Jean-Jacques Glassner qui montrait que le nombre et le contenu des tablettes couvertes de signes cunéiformes laissait à penser que bon nombre de citoyens sumériens de base savaient lire et écrire, et que la culture n’était pas uniquement réservée aux prêtres ou aux cercles du pouvoir.

Une deuxième confirmation vient d’être donnée en Judée par le décryptage de toute une série de fragments de poterie, des ostraca selon le terme technique, qui datent de 600 avant JC environ, une époque où la Bible est en cours de constitution. Or il se trouve que grâce aux analyses d’images par ordinateur, on a pu lire une partie des textes de ces poteries, qui étaient, fort bizarrement, écrits à l’encre. En effet, il est beaucoup plus courant que les ostraca soient gravés avec une pointe en métal permettant sans doute des formes graphiques moins abouties mais une bien meilleure lisibilité et, pour la plus grande joie des archéologues, une meilleure longévité de la conservation de l’écriture.

Loin de nous donner de savantes exégèses de textes sacrés ou des formules magiques inconnues, ces nouvelles tablettes, une fois analysées révèlent des textes tout à fait profanes, par exemple, des contrats d’échanges commerciaux, des commandes ou des factures. Mais, fait encore plus intéressant, ils ont trouvé que ces ostraca n’était pas le fait d’un scribe qui aurait concentré en sa personnes tous les savoirs mais que plusieurs scripteurs ont écrit ces tablettes, amenant donc à la conclusion logique que pour l’endroit où ont été trouvés ces documents, il y avait au moins autant de personnes sachant lire et écrire. Bien entendu, il est tentant mais un peu hasardeux d’extrapoler à toute la Judée les résultats obtenus sur une seule trouvaille, mais les techniques d’analyse que les archéologues ont développées pourront sans nul doute être appliquées ailleurs et confirmer (ou infirmer) bon nombre d’idées reçues sur le niveau de culture de base en ces temps reculés.

>[Anna Al Fabette]

   
 Mai 
 
 24/5/16  Tatoo Tatouage égyptien

[Tatouage égyptien] Qui l’aurait cru ? Quand Graphos a organisé il y a quelque temps un stage sur le tatouage, il pensait s’intéresser à une mode moderne, voir post moderne tant elle est présente de nos jours. Bon, on se doutait bien qu’elle avait eu des précédents, les célèbres tatouages maoris en sont un témoignage. Mais qui aurait cru que ce mode d’expression soit si ancien qu’on en a retrouvé sur des momies égyptiennes ?

Mais oui, un article paru récemment fait état de la découverte sur une momie égyptienne de tatouages figuratifs, notamment l’œil d’Horus, tatouages qui ont été détectés, un peu par hasard semble-t-il, par un examen à la lumière infra-rouge. Il semble que les tatouages purement graphiques, genres points isolés ou groupés, figures géométriques étaient connus depuis longtemps, mais une apparition si ancienne de tatouages figuratifs a étonné le monde de l’égyptologie. On se doute bien sûr que ces tatouages avait un aspect rituel ou en tout cas religieux, au sens que l’Égypte antique donne à ce mot, puisque l’oeil d’Horus, bien loin d’être un simple talisman de protection comme on le croit trop souvent est bien plus le signe symbolique de la légende osirienne qui est une constante de toute la spiritualité égyptienne durant ses nombreux siècles d’existence.

Alors qui aurait cru qu’un tel stage puisse faire se collisionner deux époques aussi antagonistes que le très matérialiste monde contemporain de la consommation et de l’individualisme avec l’Égypte antique multi-millénaire spirituelle et religieuse a de quoi donner matière à réflexion.

>[Greta Too]

   
 12/5/16  GotU Arnaque médiévale

[Arnaque médiévale] On croit souvent que le consumérisme est arrivé dans notre monde avec la modernité. C’est sans doute vrai pour ces excès les plus flagrants comme l’obsolescence programmée ou certains principes d’achats comme celui qui pousse à favoriser des achats multiples d’objets bas de gamme plutôt que le choix d’un objet de qualité qui durera longtemps. Mais on a découvert récemment que l’attrait de l’argent à tout prix date de bien plus longtemps qu’on aurait imaginé.

On a ainsi découvert que l’abbaye anglaise de Glastonbury avait créé de toute pièces une tombe du roi Arthur qui a attiré nombre de « touristes » pendant des siècles, faisant de cette abbaye l’une des plus riches d’Angleterre. En effet, suite à un incendie, les moines avaient reconstruit les bâtiment en insérant des éléments architecturaux de style volontairement ancien pour donner un peu plus d’antiquité à leur édifice. C’et à cette période qu’ils auraient inventé de toute pièce la tombe du roi Arthur afin de donner encore plus d’éclat à leur communauté.

Et tout a fonctionné exactement selon leur plan puisqu’en 1950, un archéologue célèbre considérait encore que le roi Arthur était réellement enterré à cet endroit. Cette attraction touristique aurait pu durer encore de nos jours si des archéologues pourvus de moyens d’investigation moderne n’avaient pu démontrer la falsification.

On aura beau dire, l’humanité ne change pas tant que ça !

>[Emma Renaque]

   
 1/5/16  Jamais un coup de dé

[Jamais un coup de dé] Si vous vous intéressez aux arts graphiques en général et à la typographie en particulier, vous ne pouvez pas ignorer le célèbre livre de Stéphane Mallarmé « Jamais un coup de dé n’abolira le hasard ». Tout d’abord parce que ce poème est resté célèbre par son texte que je trouve particulièrement inspiré et profond, mais aussi parce qu’il est mis en page de façon particulièrement expressive, un peu à la manière des « Calligrammes » d’Apollinaire, et que l’ensemble démontre une très bel équilibre entre la forme et le fond. Bref, tout le sens de la recherche calligraphique.

Je connaissais la superbe édition de Gallimard faite dit-on à partir des originaux d’époque, mais voici que (re-)parait une nouvelle version de cette merveille aux éditions Ypsilon. Si vous nous lisez fidèlement, vous ne pouvez manquer de connaitre Ypsilon étant donné la qualité de leur collection dédiée à la typographie. On y trouve des essais d’Éric Gill, de Gerrit Noordzij ou de Julien Gineste et Sandra Chamaret qui sont des ouvrages de références qui devraient orner toutes les bibliothèques des amateurs de typographie.

Personnellement, vu la rareté des éditions du « Coup de dé » et vu la qualité des autres livres des éditions Ypsilon, je me suis jeté dessus pour tout vous avouer.

>[Sékou Dedé]

   
 Avril 
 
 28/4/16  20! Bruno Gigarel à Marseille

[Bruno Gigarel à Marseille] Petite piqure de rappel, dans un peu moins de de deux mois, Graphos, notre célébrissime association de calligraphie phocéenne fêtera ses vingt ans et pour marquer l’événement, elle retournera à ses sources en invitant un de ses fondateurs Bruno Gigarel. Ce stage qui aura lieu le 26 juin sera un masterclass sur le thème de « L’écriture de chancellerie et la cursivité ».

Vous connaissez sûrement Bruno Girarel à travers Calligraphis, l’association qu’il contribue à animer en région parisienne, mais je vous en distille tout de même le parcours.

Né à Marseille en 1969, Bruno Gigarel a été formé à la calligraphie latine au Scriptorium de Toulouse en 1995. En 2000, il s’installe à Paris pour poursuivre sa carrière artistique.

Il rejoint l’association Calligraphis où il met à profit sa connaissance de l’évolution de l’écriture en ateliers réguliers, stages et séminaires. Sa vision sur l’art d’écrire, lui permet de faire évoluer son talent vers une peinture contemporaine. Depuis plus de dix ans, de grandes sociétés font appel à ses services. Il s’est spécialisé dans la réalisation de fresques pour des sociétés telles que Canon, Dalkia, Géopost, Insep Consulting, le Baron Benjamin de Rothschild, Sanofi-Synthélabo... exécutées en très grand format et en public au cours de soirées prestigieuses, elles sont de véritables performances. Il participe à quelques expositions en France, en Europe, en Corée et au Japon.

Ce stage n’est accessible que sur réservation auprès de Thierry E Garnier, et je vous mets ici le formulaire pour vous y inscriee. Ce sera un grand moment, n’en doutons pas, un moment de travail certes mais aussi un grand moment de convivialité comme seul Graphos peut vous en offrir, car comme vous le savez « Graphos est grand » !

>[ZeBdG]

   
 24/4/16  B42 Le détail en typographie

[Le détail en typographie] Il y a bien longtemps, je vous avais parlé d’un livre passionnant pour tout ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’anatomie de la lettre, calligraphiée, gravée ou typographiée. Ce livre c’était « Le Détail en typographie » de Jost Hochuli et je vous en avais conté par le menu tout le bien que j’en pensais, notamment pour aiguiser notre regard sur les petits détails qui différencient un caractère “pas mal” à la technique irréprochable, certes, d’un caractère extraordinaire, celui dont l’harmonie saute immédiatement aux yeux, celui dont vous sentez que vous allez l’utiliser dans beaucoup de vos créations, celui que vous serez prêts à payer (si si) plutôt que de le pirater, bref, la perfection typographique.

Hélas, victime de son succès, ce livre avait été rapidement épuisé et je connais au moins trois personnes qui se sont cassés le nez sur le site des éditions B42 quand ils ont voulu en faire l‘acquisition.

Heureusement, cet ouvrage si passionnant est à nouveau disponible sur le site de son éditeur, profitez-en vite tant qu’il en reste !

Et tant que vous y êtes, découvrez aussi la « Backcover » et tous les autres livres de cet éditeur, ce serait bien de la malchance que vous ne trouviez pas ici ou là l’un ou l’autre de ces ouvrages à ajouter à votre panier !

>[Barnabé Puisé]

   
 16/4/16  BnF Passerelle(s)

[Passerelle(s)] Il faut toujours lire ses mails. Tous ses mails. Même ceux qui semblent a priori les moins intéressants. enfin bon, quand même pas tous tous ! Mais j’ai retrouvé dans la pile de mes anciens mails, un message de la BnF concernant un nouveau site qu’ils ont créé il y a de ça quelques mois et qui m’avait passé complètement à côte. Ce site dédié aux métiers de la construction et à l’histoire de l’architecture pourrait sembler se focaliser sur un sujet peu intéressant, mais n’oublions pas que tout ce domaine est vu par l’œil de la BnF et que donc abondent beaux manuscrits, gravures choisies, affiches d’époque et enluminures somptueuses. Et le tout bien entendu a un but didactique mais sans oublier de nous émerveiller par la beauté des documents.

Suivez le chemin sur les coupoles et découvrez les plans de ce qui est le sommet des métiers du bâtiment, le summum de l’art de créer des surfaces qui semblent si souples, si mobiles, si parfaites alors qu’elles ne sont faites que de pierres savamment taillées et assemblés souvent quasiment sans liant. Certaines comme la Mosquée bleue on perduré pendant les siècles, supportant invasions, destructions humaines et parfois tremblements de terre sans perdre l’équilibre qui les soutient.

Bref, prenez le temps de parcourir ce site et de vous régaler de ces documents magnifiques, même si vous n’envisagez pas de consacrer votre carrière professionnelle à ces métiers, cela ne pourra qu’aiguiser votre regard quand vous lèverez les yeux bien au dessus des vitrines des magasins, pour mieux profiter des édifices anciens qui abondent dans nos villes.

>[Dagmar Chitecture]

   
 8/4/16  SPQR Manuscrits d'Herculanum

[Manuscrits d'Herculanum] Une récente découverte faite un peu par hasard vient de bouleverser les connaissances des paléographes concernant l’utilisation des encres au cours de l’histoire. Jusqu’à peu, on pensait que toute l’antiquité utilisait des encres au carbone, comme celle qu’utilisent les asiatiques pour imprégner leur pinceau. Ce sont des encres dont les pigments sont issus de la combustion de divers matériaux, allant de la récolte de suie de bois tout bête pour les plus simples à une subtile combustion de résine d’arbres sélectionnés dans un four de forme parfaitement adaptée pour les plus fines des encres chinoises ou japonaises encore fabriquées de nos jours. Les encre plus tardives au gallo-tannate, dites encre métalliques en général et ferriques en particulier pour la plupart d’entre elles, seraient une invention de la fin de l’antiquité, encore que Wikipedia prétend dater son inventions en Égypte deux millénaires avant JC, information que j’ai été incapable de confirmer sur les sites ou les ouvrages réellement dédiés à la paléographie.

Bref, cette connaissance a été remise en cause tout récemment quand, dans une tentative de voir l’intérieur des rouleaux de papyrus brûlés à Herculanum, on a utilisé un synchrotron, sortie de gros accélérateur de particules, je vous la fait courte. Car quand les scientifiques ont regardés les images produites, quelle n’a pas été leur surprise d’y voir apparaître des caractères ! Or, l’encre au carbone ne réagit absolument pas au rayonnement en question, qui ne révèle que les particules métalliques. Une seule conclusion pouvait être tirée de cette bien étrange observation : les rouleaux de papyrus d’Herculanum ont été écrits avec une encre métallique et ce quatre siècles avant la date jusque-là acceptée pour leur invention !

Alors c’est bien évidemment une bonne nouvelle pour deux raisons : tout d’abord la connaissance avance et les dogmes d’hier sont remis en cause par les découvertes d’aujourd’hui, nous rapprochant un peu plus d’une meilleure connaissance de l’antiquité, mais surtout on peut imaginer une moyen simple (enfin presque) de lire l’intérieur de ces rouleaux sans avoir à les dérouler, ce qui était à ce jour le seul procédé, très risqué, pour en connaître le contenu. Et cette bibliothèque d’Herculanum, jusque-là jamais déchiffrée, contient sans doute de nombreux textes de l’antiquité que l’on croyait perdus à tout jamais par la censure chrétienne médiévale. Il suffit de voir le peu de livres qui nous reste d’Épicure, un philosophe pourtant considérable à son époque mais que le clergé a systématiquement censuré pour cause de non-conformité aux principes ascétiques de l’église chrétienne de Rome pour se rendre compte que nous avons tout à découvrir du vrai contenu de sa philosophie.

Il reste à retrouver la recette de cette encre antique puisqu’elle semble plutôt à base de plomb, alors que la classique encre médiévale au gallo-tannate à base de fer, mais je suis sûr que les paléographes sont déjà à l’œuvre !

>[Olga Lotanate]

   
 4/4/16  +/- C'était mieux avant…

[C'était mieux avant…] Je suis toujours frappé par notre arrogance quand il s’agit d’analyser notre époque. Nous croyons bien souvent que l’ancien temps était bien meilleur et que nous vivons la déchéance d’un monde qui auparavant était bien supérieur que ce soit au sens spirituel (« les valeurs se perdent ») ou matériel (« ah les bons aliments de mon enfance »). Ce qui est drôle c’est que ce discours ne date pas d’aujourd’hui, on le retrouve par exemple chez Sénèque qui parle déjà d’une jeunesse qui ne veut plus travailler comme leurs pères le faisaient, et donc si on remonte cette longue liste de décadences successives, est-ce qu’il faut croire que la vie de l’homme préhistorique était si idyllique ? C’est en effet  le seul pour lequel on n’a pas retrouvé ce genre de discours et pour cause, ils ne connaissaient pas l’écriture !

Certaines découvertes archéologiques prouvent en tout cas que la vie dans les temps anciens n’était pas de tout repos, et sans doute pas aussi agréable que certains peuvent l’imaginer. Non je ne parlerai pas de la durée de vie réduite de moitié en moyenne par rapport à la nôtre, ni non plus de leur délicieuse alimentation si naturelle, enfin quand on trouvait de quoi manger et que les animaux se laissaient attraper !  Par exemple, on a récemment découvert, et ce n’est pas un cas isolé, un vaste charnier datant de l’âge du bronze dans lequel on a retrouvé plus d’une centaines de squelettes de victimes de ce qui semble avoir été une bien belle bataille à laquelle les batailles modernes n’ont rien à envier, toute proportion gardée vu le nombre d’humains qui peuplaient la planète à cette époque.

On y voit nombre d’armes plus meurtrières les unes que les autres qui prouvent que dès ces âges reculés, l’homme avait déjà cette fantastique imagination pour trouver le meilleur moyen et le plus efficace d’éliminer son semblable. Lances, épées, arc et flèches toute la panoplie des engins de mort a été utilisée et a pu être retrouvée dans ce charnier.

Je vous laisse découvrir cet article, en anglais hélas, mais comportant de fort belles photographies de pointes de flèches enfoncées dans les os,  ou bien de cranes fracassés par ce qu’on imagine être de fort efficaces massues, le tout sur une si petite surface que l’on imagine sans peine que les combattant ont été massacrées plutôt que victimes de combats réguliers.

Eh oui, nos ancêtres étaient bien semblables à nous, dans le mauvais certes, mais aussi dans le bon sans aucun doute, il en reste juste moins de traces !

>[Groumph Groumph]

   
 Mars 
 
 27/3/16  JP Le papier washi

[Le papier washi] L’artisanat est un mode de production qui, en plus de nous faire apprécier des produits de qualité, fruits de longues années d’amélioration et de raffinement et travaillés souvent avec amour et dévouement, l’artisanat donc est en plus beau à voir. Et quand il s’agit d’artisanat japonais, l’esthétique de chacun des gestes, des outils et des matériaux atteint son paroxysme. En effet, ils ont à mon avis raison de penser que si un produit quel qu’il soit est fabriqué avec un soin de l’esthétique dans sa fabrication, il emporte avec lui un peu de cette beauté qui bien sûr nous est transmise quand nous utilisons ce produit. C’est un peu à la manière d’un alchimiste qui se transforme lui-même en transformant la matière sur laquelle il opère.

Bref, tout ceci en préambule pour vous inciter à regarder une vidéo sur la fabrication au Japon du papier washi, un papier fabriqué à partir de longues fibres d’écorces de mûrier, et donc j’apprends qu’il est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité. Et quand je vois la poésie qui se dégage de cette vidéo, j’applaudis des deux mains, enfin je pose tout d’abord le pinceau qui va me servir à lui imposer ma marque à l’encre au noir de fumée.

PS : j’ai trouvé cette vidéo sur un site pour lequel je ne peux que vous inciter à vous abonner, il s’agit de GrahiLine, qui propose par des mails réguliers tout un panorama des nouvelles du monde d’l’imprimerie et de la communication. Il y a toutes sortes de nouvelles et donc chacun y trouve son compte !

>[Pipa Piéhouachi]

   
 23/3/16  Live Klimt IRL

[Klimt IRL] Je vous avais parlé il y a quelque temps d’un photographe qui avec l’aide d’une équipe de mécaniciens, reconstituait dans la vraie vie des tableaux de maîtres de la Renaissance, et combien cette ambiguïté entre passé et présent était apte à titiller notre sens esthétique. On dirait que la mode est en train de prendre, sans doute grâce à l’article du BdG,  car voilà que d’autres se sont mis en tête de reconstituer des tableaux célèbres, cet(te fois de Gustav Klimt, là encore en utilisant des modèles vivants.

Je trouve le résultat particulièrement bien réussi, et ce n’est pas que grâce à l’érotisme intrinsèque de l’œuvre de Gustav Klimt, mais surtout aussi par le soin apporté à la reconstitution. Non seulement les mises en places sont impeccables, mais les décors pourtant difficiles à reproduire, en particulier à cause des nombreuses dorures, sont vraiment interprétés de façon très réaliste, car subtilement transformés depuis les surfaces des tableaux d’origine par le passage au volume, mais sans en altérer l’esprit. La perfection des détails dans la reconstitution de l’aspect des chevelures, des costumes et des accessoires est tout simplement bluffant.

Et en plus, ce qui ne gâche rien, ces tableaux vivants ont été réalisés pour aider la recherche contre le SIDA qui est de plus en plus oubliée dans nos sociétés occidentales, depuis que nos concitoyens peuvent bénéficier de très couteux traitements, et que la maladie sous sa forme la plus grave est dorénavant cantonnée dans les pays pauvres d’Afrique ou d’Asie.

>[Sylvie Hénoise]

   
 19/3/16  Snip Anastasie frappe…

[Anastasie frappe…] Un membre de la liste typo signale une bien intéressante étude mise en ligne par la BnF. Il s’agit de mesurer le taux de censure pratiqué par l’armée dans les journaux publiés durant la Grande Guerre (une guerre peut être « grande » ?) en général et durant la tristement célèbre boucherie de Verdun. Alors certes l’étude est intéressante à découvrir mais les documents proposés ne le sont pas moins. On y trouve maintes traces des ciseaux d’Anastasie, le petit nom de la censure à cette époque, et on peut voir qu’ils n’y allaient pas de main morte : des articles entiers disparaissent et de beaux rectangles de papier vierge les remplacent. Alors bien sûr, ce n’est pas d’une discrétion absolue, et j’imagine qu’un lecteur de l’époque un peu avisé devait se douter de l’embrouille quand il voyait un journal où un quart des pages étaient vierges.

Etonnamment, la suppression des textes ne se faisait pas en enlevant les caractères de la forme, je rappelle quand même aux plus jeunes d’entre nous qu’en ce temps-là, tous les imprimés étaient typographiés au plomb, parfois à l’aide de caractères individuels mais plus généralement à l’aide de lignes fondues en une seul fois grâces à ces merveilles de la technologie (de l’époque) que sont les monotypes et les linotypes. Non, les représentants d’Anastasie venaient tout simplement buriner les articles et aplatissaient les reliefs pour qu’ils ne soient plus encrés. Je ne sais pas si un tel massacre dissuadait les propriétaires du journal  de retenter de publier des articles un tant soit peu informés mais en tout cas l’efficacité en était certaine.

Bon alors aujourd’hui bien entendu ce genre de mésaventure ne pourrait plus exister, et ce pour plusieurs raisons. La première c’est que vu les systèmes informatisés de composition, la disparition d’un article ne laissera jamais aucun « blanc », tout au plus un léger gain d’espacement dans le reste du journal sera le seul indice qu’une partie de son contenu a été supprimé. Et je ne parle pas de la suppression de contenu dans les éditions numériques qui ne laisse aucune trace, à part pour les plus avisés en cherchant dans les caches de nos moteurs de recherche les plus sophistiqués ou bien dans les bien discrets sites d’archives en ligne. Mais la raison la plus vraisemblable c’est l’invention du téléphone, qui donne à tout homme politique, tout militaire ou chef d’entreprise, la possibilité de téléphoner au rédacteur en chef et en s’assurant de la disparition de telle ou telle information, en se prévalant d’une éventuelle disparition de telle ou telle manne financière, qu’elle soit publicitaire ou boursière. Quand ce n’est pas tout simplement des conversations entre membres de la même famille, du genre « si tu veux que je te fasse des lasagnes ce soir, fais-moi disparaitre cette étude un peu trop défavorable sur nos produits » ou bien « si tu veux cette belle bague de notre bijoutier place Vendôme je te conseille de supprimer l’article sur telle décision de justice un peu trop gênante pour mon parcours politique ». Beaucoup plus simple et beaucoup moins voyant.

>[Madame Anastasie]

   
 15/3/16  ? Disruptif ?

[Disruptif ?] Si on m’avait demandé quelle est l’invention du XXe siècle la plus disruptive, celle qui a le plus chamboulé la vie de nos citoyens et citoyennes occidentales, celle qui nous a fait gagner le plus de temps de loisir, j’aurais répondu la voiture ? La carte de crédit ? L’ordinateur ? La bombe atomique ? Le téléphone portable ? Euh ah non ça jamais je ne vous aurais répondu le téléphone portable… Euh non pas la voiture non plus vu le temps passé dans les embouteillages…

Un article qui m’a fait réfléchir à ce problème donne une réponse inattendue : il s’agit du réfrigérateur. Mais oui, notre génération de post deuxième guerre mondiale a oublié qu’il fut un temps sans « frigo », un temps où il fallait finir son assiette parce qu’elle était impropre à la consommation dès le repas suivant, un temps où il fallait faire les courses tous les jours si on voulait manger plus ou moins frais, un temps où chaque repas nécessitait de long moments passés à la préparer et où la gestion des repas familiaux, depuis les achats jusqu’à la vaisselle constituait l’essentiel du temps de la ménagère, enfin le temps qu’elle ne passait pas à s’occuper de ses enfants à faire le ménage ou à se faire belle pour le retour de son mari. Bref, l’arrivée du frigidaire a mis un terme à tout ceci et a permis aux ménagères de se libérer de cet esclavage journalier et domestique, pour leur plus grand bonheur.

Enfin, je l’espère parce que maintenant, au lieu de travailler à leur foyer, après une courte période où elles ont pu employer leur temps ainsi gagné à papoter au téléphone, à rencontrer des amies autour d’une tasse de thé et batifoler dans les magasins, elles se sont toutes ruées vers le travail en entreprise afin de complémenter les salaires de plus en plus maigres de leurs époux pour s’acheter une maison, une voiture, des vacances au bout du monde, ou pire pour payer une nounou pour garder les enfants pendant qu’elles travaillent, une femme de ménage pour faire à leur place le ménage qu’elles ne peuvent plus faire et des plats tous faits bien plus chers que les ingrédients nécessaire à leur fabrication vu qu’elles ne font plus la cuisine, etc…

Tout bien réfléchi, Je ne sais pas si elles ont finalement gagné au change, et je suis assez dubitatif au regard du nombre de femmes qui se plaignent de leur travail quotidien. Comme quoi le progrès consumériste qu’on nous envie de par le monde est beaucoup moins drôle quand on le vit au quotidien.

>[Mehdi Sruptif]

   
 10/3/16  Aïe Le téléphone qui tue

[Le téléphone qui tue] Il y a quelques jours je vous proposais d’explorer de nouvelles applications de la BnF toutes plus intéressantes les unes que les autres. Il est maintenant temps d’assortir cette recommandation d’une mise en garde : n’utilisez ces applications qu’assis dans un bon fauteuil chez vous !

On connaissait le danger de l’usage des téléphones au volant, à ce que nous dit la Prévention Routière, un accident sur dix est lié à l’usage du portable, et en observant mes congénères dans la circulation très dense autour de la zone industrielle où je travaille, les conducteurs préfèrent s’y cramponner plutôt que d’assurer leur survie. Et il y en a qui nient le darwinisme.

Mais il y a mieux, une étude récente montre qu’il en est de même pour les piétons ! Nos amis étazuniens ont remarqué ce phénomène depuis quelques années, de plus en plus de piétons envoient des SMS, surfent sur le Web ou bien ont en tout cas le nez collé à leur écran en circulant dans la rue. Bon quand ils se fracassent dans un lampadaire, le résultat est plutôt cocasse pour leur entourage peu charitable, mais là où ça se gâte c’est quand ils traversent la rue. Bien souvent plongés dans leur activité pianotante ou bien rendus sourds par les nombreux décibels la musique distillée par leur casque bien isolant, voir à suppression de bruit ambiant, ils se précipitent sur la chaussée sans regarder ni à droite ni à gauche ou sans entendre les véhicules alentour. Et comme l’Europe ne veut pas être à la traine des USA, nous aussi faisons nous aussi grimper les statistiques des accidents mortels de piétons dus à l’usage immodéré du téléphone. On nous dit qu’un français sur deux traverse le nez sur son écran.

Donc de même que toute mention d’une boisson alcoolisée est depuis quelques années assortie d’un message incitant à la modération, de même le blog de Graphos prend très au sérieux la santé de ses lecteurs et leur conseille donc surtout de ne naviguer dans les plus beaux manuscrits de la BnF que bien calé au fond de son fauteuil, avec un petit verre de votre apéritif préféré, consommé avec modération bien entendu !

>[Maïté Léfone]

   
 6/3/16  BnF Nouvelles applications

[Nouvelles applications] Si vous avez un de ces téléphones prétendument intelligents, nommé « smartphone », peut-être pour distinguer son niveau d’intelligence par rapport à son utilisateur, vous avez sans doute installé nombre d’application dessus, comme je l’ai fait, pour vous rendre compte qu’en fait à part un tout petit nombre, vous ne les utilisez jamais.

Et bien en voici une série qui ne sera pas dans ce cas, en tout cas si vous vous intéressez aux beaux manuscrits, ce qui doit être le cas si vous lisez cette colonne. La BnF vient en effet de m’envoyer un mail signalant la création d’une application nommée « Albums de la BnF » sur laquelle vous allez chaque jour pouvoir vous extasier devant les plus beaux fleurons des collections de cette vénérable institution. Et Dieu sait que leurs réserves regorgent de merveilles, ce ne sont pas les éminents membres de Graphos ayant été invités un jour d’été 2009 à y pénétrer qui vous diront le contraire ! Qu’il s’agisse de livres manuscrits ou typographiés, de gravures, de médailles ou même d’objets singuliers, on y trouve moultes merveilles ayant toutes en commun de porter d’une façon ou d’une autre une écriture moderne ou ancienne.

J’utilise bien entendu déjà l'application Gallica qui permet depuis son téléphone de consulter de fort beaux ouvrages comme cet « Ubu roi » à la typographie tournant du XXe siècle, avec ses « s » longs dignes de William Morris.

Cette nouvelle application pour iPhone peut être téléchargée gratuitement (mais si mais si) depuis le site d’iTunes dévolu à cette fonction. Mais en y faisant un petit tour, quelle n’a pas été ma surprise de découvrir que la BnF avait déjà publié bien des applications du même genre (voilà ce que c’est de ne pas lire consciencieusement ses mails), souvent dédiées à un thème plus précis, comme celle sur François Ier (non pas le Pape, le Roi de France !), sur les miniatures flamandes ou même sur les cartes marines.

Et bien voilà qui ne va pas aider à nous décoller de nos écrans !

>[Barnabé Hennef]

   
 1/3/16  Yesss Printemps des écritures

[Printemps des écritures] Il est un événement du monde calligraphique dont je vous ai rarement parlé, non par manque d’intérêt mais par manque d’information. Pour une raison inconnue, les informations sur le Printemps des écritures de Bourg en Bresse, car il s’agit de lui, ne parvienne jamais à Graphos et c’est grâce à un gentil mail d’une lectrice fidèle du BdG que je peux enfin vous en parler en connaissance de cause cette année.

Le Printemps des écritures de Bourg en Bresse est une manifestation qui fête cette année ses 16 printemps (c’est le cas de la dire) et qui regroupe une série d’expositions et de stages autour de l’écriture en général et de la calligraphie en particulier. Faisant intervenir de nombreux artistes dans ce domaine (je me refuse à considérer la calligraphie de ce niveau comme un simple artisanat) mais aussi tout un aréopage d’artistes créatifs dans divers autres domaines afférents, cet événement fait mieux connaître au grand public tout ce côté inventif de l’écriture sous toutes ses formes. Par des expositions, bien sûr, mais aussi par des stages, tout un chacun est invité à se frotter à ces modes d’expression de soi qui sont parfois malheureusement bien méconnus. Combien de fois en parlant de calligraphie me rétorque-t-on « calligraphie arabe ou chinoise ? » quand ce n’est pas « à l’époque des ordinateurs vous écrivez encore à la main ? ». J’ai souvent envie de leur répondre « à l’époque des Mac Donald’s vous faites encore la cuisine vous-même ? » mais comme je ne veux pas me fâcher avec mes amis, je préfère passer pour un doux illuminé jusqu’au jour où je peux leur montrer de beaux travaux (pas les miens je vous rassure) et alors là peut-être entrevoient-ils ce que je veux dire.

Bref, tout ceci pour vous inciter à aller cette année au Printemps des écritures,  du 18 mars au 8 avril prochain. Vous trouverez le programme sur le site de la ville de Bourg en Bresse  qui accueille cette année encore ce bel événement.

Et si vous êtes sur place, profitez-en pour aller à la rencontre de cette lectrice fidèle du BdG dont je vous ai parlé plus haut, vous pourrez y voir en live et dans la vie réelle l’auteur(e ?) de ces travaux.

>[Rebecca Ligraphie]

   
 Février 
 
 24/2/16  Glups L'archibras débarque

[L'archibras débarque] Je ne sais pas si les ingénieurs lisent les livres de Charles Fournier, mais je suis tombé sur une bien bizarre coïncidence. Charles Fourier est un utopiste du XIXe siècle dans la lignée des Saint Simon, Robert Owen ou Etienne Cabet, prônant une société qui appliquerait réellement les trois principes républicains de liberté d’égalité et de fraternité. Bien loin de notre XXIe siècle, vous le comprenez bien. Ils élaborèrent des sociétés décrites dans leurs livres et essayèrent même parfois de les créer dans la vraie vie, sans grand succès il faut bien l’avouer.

Charles Fourier était un des plus radicaux puisqu’il envisageait même de modifier l’humain pour le rendre plus apte à interagir avec son environnement, se proposant d’abolir les limites que la nature nous a imposées en nous donnant un corps d’homo sapiens. Entre autre, il proposait que nous ayons un « archibras », troisième bras qui nous permettrait de mieux gérer les objets et notamment de pouvoir effectuer une action sur un objet tenu pas les deux autres bras. Toute personne ayant un jour manié un fer à souder sait de quoi je veux parler, il faut une main pour tenir le fer, une main pour tenir la soudure et… il n’en reste plus pour tenir l’objet à souder !

J’ai appris récemment qu’un ingénieur dont je laisse la santé mentale à votre libre appréciation a créé cet archibras sous la forme d’un bras de robot et ceci pour un usage auquel je dois dire je n’aurais jamais pensé : jouer de la batterie à trois bras ! Un bon batteur joue déjà des deux pieds et des deux bras, il a maintenant la possibilité de jouer à trois bras ! Phil Collins dont les solo (et duo) de batterie restent dans toutes les mémoires doit en pâlir de jalousie.

En tout cas, si vous ne voulez pas vous coltiner les centaines de pages parfois assez indigestes des livres de Fourier, retrouvez cette belle pensée dans les diverses émissions et podcast de France Culture qui lui sont consacrées, c’est une pensée et des valeurs que l’on pourrait avantageusement réactiver en ces périodes troublées.

>[Bernard Chibrat]

   
 20/2/16  Ciné L'étreinte du serpent

[L'étreinte du serpent] J’ai laissé passer l’occasion de vous parler d’un film absolument extraordinaire mais même si vous aurez peut-être du mal à le voir en salles, il finira bien un jour par sortir en DVD et alors vous pourrez comme je l’ai fait vous émerveiller de « L’étreinte du serpent ».

Ce film sublime par la beauté de ses images, à moitié en noir et blanc à moitié en couleur, raconte à quelques dizaines d’années de distance la venue en Amazonie de deux « explorateurs »  et leur rencontre avec un chamane qui sera leur initiateur sur le chemin difficile de la communion avec la nature. Car si le premier a découvert un monde encore quasiment vierge de toute contamination « civilisée », le deuxième découvre lui un univers décadent où la connaissance des choses anciennes est presque oubliée, où les vices de la civilisation occidentale commencent à se répandre, où les pilleurs des ressources naturelles, ici en quête de caoutchouc, contaminent délibérément les autochtones de ces contrées et leur apportent violences, alcoolisme et appât du gain. Le chamane qui vit isolé dans la forêt et qui sent déjà se perdre toute les connaissances ancestrales, va découvrir ces changements, ce qui va le conduire à… et bien vous le saurez en regardant ce film magnifique, bien loin de la pensée unique chlorophyllienne ou du terrorisme écologique. Un vrai lien entre l’homme et la nature, ou l’un respecte l’autre sans l’aliéner ni l’idéaliser.

A ne manquer sous aucun prétexte !

>[Herbert Maisse]

   
 16/2/16  A/E Police autoroutière

[Police autoroutière] Il en est pour penser que le choix d’une police de caractère est du domaine de l’esthétisme, du superflu bref un point de détail par rapport au fond du texte. Mais tout le monde n’est pas forcément de cet avis, et j’en veux pour preuve une annonce de l’autorité administrative des autoroutes des Etats-Unis, la FHWA, qui vient de révoquer l’agrément de la police qui est utilisée dans les panneaux qui bordent les (nombreuses et gratuites) autoroutes étazuniennes. En 2004, la FHWA avait approuvé une police nommé « ClearView » conçue spécifiquement pour la signalisation dont la lisibilité était meilleure que la police précédente, nommée elle « Highway Gothic ». Je vous rassure tout de suite, gothic chez nos amis d’outre atlantique n’a absolument pas le sens qu’on lui prête en français, puisque ce terme désigne une linéale et pas du tout une rotunda ni même une textura qu’elle soit quadrata ou prescisus vel sine pedibus.

Alors bien évidemment cette décision choque les créateurs de ClearView qui pensaient avoir fait correctement leur travail, et pour tout dire, dans les illustrations de l’article qui est consacré à ce changement (en anglais hélas), je trouve à mon humble avis qu’il n’y a pas photo, ClearView est plus moderne, plus compacte et plus lisible. Mais ce n’est pas l’avis de la FHWA qui estime que l’augmentation de lisibilité n’est due qu’au changement de police et à la nouveauté du design, et elle pointe surtout du doigt certains mauvais usages de ClearView en fonction des couleurs et des textes portés sur les panneaux, mais argumente peu les défauts de la police elle-même semble-t-il.

Bref, même si la FHWA ne demande pas que les panneaux en ClearView soient immédiatement remplacés, il y a fort à parier que les fabricants de panneaux vont faire une bonne année 2016 !

>[Zoumaï Ouwey]

   
 12/2/16  EN Novlangue

[Novlangue à l'EN] " ... Je me dois de partager les dernières découvertes. Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle les campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air ». Haha.

J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste » et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ».

Si, si.

Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon. Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les courses d’école des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés des « élèves à besoins éducatifs spécifiques ».

Mais cette année, sans discussion aucune, la mention très bien est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège. Z’êtes prêts? Allons-y.

Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ». Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique ». Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».

Mais curieusement le meilleur est pour la gym… oups pardon! pour l’EPS (Education physique et sportive). Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse » nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête » et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ». Ah! c’est du sportif, j’avais prévenu. Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de minet).

Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence » autrement dit, le con.

Signé Martina Chyba, parent d’élève. Ah non, re-pardon… Martina Chyba, « génitrice d’apprenant ».

   
 8/2/16  Math Math on ze Net

[Math on ze Net] Dans la série « je passe mes soirées à regarder des vidéos sur internet », après les conférences du Collège de France, Madmacs nous signale une chaine virtuelle qui propose des conférences sur les mathématiques. Beurk, entends-je déjà vous exclamer certains d’entre vous, des maths durant nos heures de loisir ? Car vous avez tous dans vos souvenirs ces longues heures à suer sang et eau sur des équations, des factorisations, ou des calculs de baignoires qui fuient et de trains qui arrivent en retard. Mais ces maths-là sont aux mathématiques  ce que le solfège est à la musique. C’est la partie technique, pénible mais qui n’a que peu à voir avec un opéra de Mozart ou un morceau de Philippe Glass et qui en tout cas n’est absolument pas nécessaire pour en apprécier la beauté intrinsèque.

Si vous voulez vous en convaincre, je vous suggère de commencer par une petite merveille, la conférence de Patrick Dehornoy sur la notion d’infini. Cette conférence explique comment un célèbre mathématicien Georg Cantor a pu montrer qu’on pouvait l’étudier en tant qu’objet mathématique même si on est bien loin de pouvoir le calculer. Et on y découvre de subtiles propriétés qui mettent sens dessus dessous notre sens commun, notre bon sens et notre croyance en l’intuition pour connaître le monde. Et ce n’est qu’une parmi une cinquantaine de ces conférences co-organisées par la Bibliothèque nationale de France et la Société Mathématique de France en partenariat avec France Culture.

Et quand votre conjoint(e) arrivera et vous dira « alors, on se laisse tenter par les bonnes choses ? » vous pourrez lui répondre, « oh, mais ce ne sont que quelques maths… » « des maths oui, mais des infinis ! » (Désolé c’est nul mais je ne pouvais pas m’en empêcher)(mais je ne recommencerai plus, promis).

>[Emma Tématique]

   
 3/2/16  Kbd Naze erty

[Naze erty] Ah enfin ! Enfin on se préoccupe des difficultés qu’ont les utilisateurs français de claviers informatiques pour arriver à écrire leur langue sans effectuer des contorsions à trois doigts, des codes abscons ou tout simplement des sacrifices sur la qualité des textes qu’ils produisent. Mais oui, en français les citations sont entourées de guillemets «   » et non pas de " anglo-saxonnes. Mais oui, les majuscules sont accentuées. Mais oui, on doit mettre une cédille au C du mot ça qui commence une phrase. Les exemples d’acrobaties de ce type sont multiples, essayez de taper le signe euro ou l’œ ou l’æ et je ne parle pas des variantes majuscules de ces signes !

Une circulaire du Ministère de la Culture et de la Communication résume très bien le problème et remet les choses à leur place : il n’y a pas de norme de claviers français et bien que tout le monde s’entende à peu près sur AZERTY, le reste du clavier n’est qu’un vaste bazar avec diverses variantes suivant les constructeurs, les époques et même les fabricants de claviers.

Il a donc été créé une commission chargée de définir cette norme dont elle espère qu’elle mettra moins de 50 ans à donner ses conclusions. De plus, vu les modes actuelles des appareils informatiques, un grand nombre de claviers sont devenus virtuels sur les écrans tactiles et il est d’ores et déjà très simple pour les constructeurs de changer les dispositions des touches, de rajouter certains signes s’ils manquent et de mettre en accord les possibilités de ces claviers avec la multiplicité des signes de notre langue. On devrait donc rapidement, du moins on peut l’espérer, ne plus avoir besoin de traitements de textes prétendument intelligents pour corriger au vol la frappe de ces signes impossibles à saisir au clavier, du genre remplacement des quotes par des guillemets, insertion des e dans l’o pour les mots les plus courants et j’en passe. Comment faire des guillemets corrects dans un SMS ?

Prenez connaissance de cette note claire et bien faite, ne serait-ce que pour vous rappeler des principes d’écriture du français sans avoir à digérer les n pages du guide typographique de l’Imprimerie Nationale qui certes  fait référence sur le sujet, mais est souvent bien au-delà des préoccupations simples de notre prose quotidienne.

Est-il besoin de rappeler que ce genre de problème n’existe bien entendu pas avec d’autres outils hélas en voie de disparition comme par exemple un « papier » et un « stylo » ?

>[Athanase Ertie]

PS : et nous ne sommes pas les seuls, rappelons que la disposition de nos claviers a été conçue pour nous EMPÊCHER de taper trop vite pour que les machines à écrire (visibles aujourd’hui dans tous les musées) ne mélangent se pas les pinceaux.

   
 
 
 

 
 

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