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Décembre
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| 29/12/07 |
Beau |
Steampunk & uchronie |
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[Steampunk & Uchronie] Noël
est passé, mais il vous reste peut-être
des cadeaux en retard à vous faire offrir ?
Si c'est le cas (et que la personne qui
doit vous l'offrir est richissime), pourquoi
ne pas demander
un splendide
ordinateur portable spécialement
customisé en style steampunk ?
Au cas où vous
ne connaîtriez pas ce courant pourtant
fort riche et varié du roman de fiction,
apprenez qu'il s'agit d'imaginer comment
aurait tourné le
monde si certaines inventions modernes
(ordinateurs, électricité, énergie
nucléaire,...) avaient ou n'avaient pas été élaborées
en leur temps. Que se serait-il passé si
Babbage avait eu le temps de terminer
son projet de calculatrice universelle
et que l'informatique
eût été découverte
il y a trois siècles et non pas il y
a cinquante ans ? Dans quel monde vivrions-nous
si l'électricité n'avait jamais
quitté le stade de curiosité de
laboratoire ? Et que se serait-il passé si
l'Église avait réussi à imposer
son veto sur l'innovation scientifique
sous le prétexte qu'il s'agit d'une démarche
diabolique ? Que se serait-il passé si
les alchimistes avaient vraiment réussi à changer
simplement n'importe quel élément
en n'importe quel autre et qu'aurions
nous fait d'une telle invention ?
Ce genre littéraire et
plus généralement
les romans décrivant une uchronie (cf
le « Complot
contre l'amérique » de Philip
Roth, pour ne parler que du plus connu)
nous font prendre conscience du nombre
considérable
d'événements parfois fortuits
qui ont modelé le monde d'aujourd'hui
et que si le monde de 2007 termine
l'année ainsi, c'est aussi dû à une
multitude d'événements,
grands ou petits, dont nous sommes
parfois acteurs et même décideurs
: dans quel magasin avez-vous acheté vos
cadeaux pour Noël,
celui appartenant une multinationale
mondialisée
ou au magasin du coin ? Quel type de
voiture avez-vous acheté cette année,
le gros 4x4 qui consomme onze litres
aux cent kilomètres
ou la petite voiture certes moins voyante
mais qui consomme quatre fois moins
de carburant ?
Et sur quel ordinateur lisez-vous ceci,
sur un portable standard d'un des deux
plus gros fabricants mondiaux
que vous jetterez à la poubelle dans
un an ou sur un de ces bijoux en bois
et métaux
précieux, ciselé à la main
par cet artisan génial que vous conserverez
encore de nombreuses années ?
>[Jerry Cornelius]
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| 24/12/07 |
Vœux |
Joyeux Noël ! |
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[Joyeux Noël !] Après
cette année ayant déjà eu bien son content
de fêtes diverses occasionnées par la
célébration des dix ans de Graphos,
il en reste une particulièrement importante
avant la fin définitve de 2007 : Noël !
Je vous rappelle que Noël n'est pas la fête des
enfants, ni celle de la carte bancaire,
ni celle des derniers gadgets high-tech,
ni celle du cadeau cassé avant la fin
de la soirée, ni celle du déluge publicitaire
et marketing, ni même celle du vieux
monsieur en manteau rouge et barbe blanche, c'est
(depuis 2007 ans) l'anniversaire du petit
Jésus !
Mais oublions vite ce prétexte futile et profitons-en,
comme pour toutes les fêtes Graphos,
pour remplacer une célébration ennuyeuse
par un bon grand festin digne de nous réchauffer
au cœur de l'hiver et d'occasionner de
profonds remords en janvier quand il
faudra annoncer son taux de cholestérol
à son médecin !
En attendant, joyeux Noël à tous, abusez bien
des bonnes choses, pas trop des mauvaises
et pensez à vous faire offrir des cadeaux
culturels, comme une ou deux entrées
à l'exposition « L'enfer des
bibliothèques » à la BnF !
>[Graphos]
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| 22/12/07 |
BnF |
L'enfer… |
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[L'enfer…] Une
semaine plutôt chargée sur le plan
professionnel (mais c'est pour une bonne cause)
m'a empêché de
vous faire part d'une nouvelle que seul
Graphos pouvait vous annoncer : il y a
en ce moment à la
Bibliothèque nationale de France une exposition
qui est, à ce jour et au dire d'informateurs
bien placés, l'exposition qui aura attiré le
plus grand nombre de visiteurs à la BnF.
Plus que celle des « Trésors
des manuscrits carolingiens » et même
plus que le sublime tryptique de « Naissance
des écritures ».
Cette
exposition, vous en avez sans doute
entendu parler, même au fin fond le plus
reculé de la France, là ou vous
ne recevez que trois chaines de télévision,
là où aucun des réseaux
de téléphone portable ne juge
profitable d'étendre son emprise, là où les
quatre lettres ADSL signifient encore « Association
Dominicale des Salaisons Légères ».
Quoique l'on dise, la culture élitiste
a du plomb dans l'aile s'il faut évoquer
des sujets comme « l'Enfer
de la bibliothèque, Eros au secret » pour
voir immédiatement se presser de telles
foules (et j'en suis témoin) à l'entrée
d'un de ces lieux d'habitude si propices à l'isolement,
j'ai nommé une bibliothèque. Peut-être
que pour amener nos compatriotes à acheter
au moins un livre par an faut-il mieux
leur conseiller « Histoire
d'O » plutôt que « À
la recherche du temps perdu » ?
En tout cas
Malraux et les autres avaient tort,
ni spirituel, ni religieux, le
vingt-et-unième
siècle (culturel) sera érotique
ou ne sera pas !
>[Désiré Rotique]
PS : cette exposition est interdite au moins
de seize ans, c'est dire si elle va continuer
à attirer les foules !
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| 17/12/07 |
Expo |
Calligraphie sur Seine |
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[Calligraphie sur Seine] Et
pour finir l'année en beauté (c'est
le cas de le dire), ne manquez pas une
exposition parisienne (grrr... toujours
les mêmes
favorisés)
de calligraphie qui regroupe les travaux
de quatre des plus grands calligraphes
français
de leur génération, j'ai nommé (excusez
du peu) Julien Chazal, Laurent Rébéna,
David Lozach et en particulier Bruno
Gigarel que nous ne remercierons jamais
assez d'avoir participé à la
fondation, il y a maintenant dix ans,
d'une association de calligraphie marseillaise
qui allait devenir grande....
Graphos !!!
Les expositions de calligraphie
sont trop rares pour ne pas en profiter,
si vous vous approchez un tant soit peu
de la région parisienne (je sais, ce
n'est pas très agréable, mais un telle
expo mérite bien de supporter un peu
les parisiens !) et peut-être
qu'à l'approche
du 24 décembre, vous pourrez vous offrir
un des fruits de leur art qui remplacera
avantageusement cette superbe (!) affiche
de l'Olympique
de Marseille qui « orne » votre
séjour...
« Calligraphie sur Seine » du
10 novembre au 27 janvier, vous trouverez
tous les renseignements
sur le blog de l'expo, à :
http://calligraphiesurseine.blogspot.com/
>[BdG]
PS : prenez le temps de visiter les archives
de ce blog, vous y trouverez de bien
belles photos qui vous donneront encore
plus envie d'aller la visiter !
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| 15/12/07 |
Quoi ? |
Des rochers qui bougent... |
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[Des rochers qui bougent…] Passant
comme il se doit un certain temps à flâner
sur le web, volant de lien en lien comme
Tarzan de liane en liane, parcourant
le mode d'un clic
de souris, je suis tombé sur un article
qui m'a laissé absolument muet d'étonnement
(et il en faut beaucoup). Les faits relatés
n'ont aucun rapport immédiat avec la lettre,
ni l'informatique je vous en avertis
tout de suite. Ils sont simplement étonnants
et montrent que le monde recèle encore
bien des sources de stupéfaction et que
les scientifiques ont encore bien du
pain sur la planche avant de pouvoir
dire que la réalité est
totalement mise en équation.
Car voyez-vous,
il existe un endroit sur Terre où les
rochers se déplacent
tout seuls. Si, si, je vous l'assure,
l'article émane
d'une source sûre, vérifiable et
digne de foi, et il est corroboré par
divers autres articles relatant
les mêmes
faits : il existe un endroit nommé pour
cette raison Racetrack Playa, dans
la vallée
de la Mort aux États Unis, où les
rochers avancent, lentement certes,
mais en laissant derrière eux une trace
de leur passage qui ne laisse aucun
doute sur leur déplacement.
Ah ah, vous entends-je vous gausser,
un maire local a sans doute trouvé malin
de bouger ces rochers discrètement de
nuit afin de faire venir dans son village
sans attrait
des montagnes
de touristes assoifés d'irrationnel.
Eh bien non. Il n'y a pas d'agglomération à des
lieues à la ronde, ni de traces de grue
autour des rochers en question. Alors
il ne reste que le mystère.
J'imagine assez bien les merveilles
de land-art calligraphique que pourrait
réussir
celui qui arrivera à trouver le moyen
de guider les rochers dans telle
ou telle direction.
Mais en attendant, comme disait ce
bon vieux Shakespeare, « il
y a plus de choses sur la terre et
dans le ciel, Horatio, qu'il n'en
est rêvé dans votre philosophie ».
>[Hamlet of Elseneur]
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| 13/12/07 |
Banquet |
Ten years ! |
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[Ten years !] Quel
dimanche ! Et quel débordement culinaire
et festif ! Le banquet final des dix ans
de Graphos s'est tenu dimanche dernier
dans une ambiance des plus conviviales,
en présence
d'une brochette d'invités calligraphes
latins, chinois ou japonais, de poètes
et d'autres amis qui ont marqué les
dix premières années de l'existence
de Graphos.
Une rétrospective multi-média
nous permit de nous remettre en mémoire
certains temps forts de ces dix ans,
mais nous n'avons pas manqué d'évoquer
les amis absents ainsi que les nombreuses
figures qui ont apporté leur contribution à l'érudition
calligraphique des graphosiennes et
des graphosiens. Comme il fallait sortir
de moment
de nostalgie,
le banquet a suivi, avec quantité de
plats tous plus délicieux les uns que
les autres, abondamment arrosés de délicate
ambroisie de diverses origines.
Le menu récemment
présenté ici ne peut que vous
donner un vague aperçu de la démesure
papillo-gustative auquel il a donné lieu.
Malgré cela,
l'ambiance est restée dans la retenue
qui sied au couvent de l'Angélus qui
nous accueille depuis cinq ans, et
les propos sont restés
de la plus haute tenue (aucune blague
à propos qu'un quelconque extincteur
n'a été
entendue), sauf vers la fin du repas,
comme il est de coutume chez Graphos.
A cette occasion, le programme
de l'année
2008 a été dévoilé et
malgré un retour à une tendance
nettement plus laborieuse et un peu
moins festive, on peut y remarquer
la présence
d'un stage « Calligraphie et Œnologie » ainsi
que celle d'un petit voyage d'étude à Lyon,
dont il me semble que la partie gastronomique
n'aura rien à envier à la partie
culturelle.
Longue vie à Graphos, un
grand merci à Thierry
pour toutes ces années de culture
calligraphique et gastronomique,
et à l'année
prochaine pour démarrer studieusement
le 20 janvier par un stage sur
l'Incise, qu'on se le dise !
>[BdG]
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| 11/12/07 |
Lire |
Comment ça marche ? |
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[Comment ça marche ?] Depuis
les travaux de François Richaudeau sur
le lecture il y a quelques dizaines d'années,
peu de scientifiques se sont penchés sur
le processus exact qui nous permet de
lire un texte écrit. Pourtant, une des étapes
qui me semble fondamentale dans le design
de caractères
est de savoir comment l'œil puis le cerveau
arrivent à faire correspondre une série
de taches sur le papier avec un concept
tel que « table ». Il me
semble tout à fait stupéfiant qu'un kilo
de matière cérébrale graisseuse
arrive
à ce miracle alors que des tonnes de
subtil matériel électronique informatisé en sont incapables !
Un article
trouvé par hasard sur le site
de Microsoft (en anglais hélas) montre
que l'hypothèse de la reconnaissance
de la forme des mots n'est plus à la
mode. Divers procédés, parmi lesquels
la surveillance en temps réel de la position
et du mouvement des yeux, associés aux
modèles les plus récents de réseaux
neuronaux semblent plutôt opter pour une
reconnaissance bien plus complexe se
faisant à plusieurs
niveaux en parallèle, et dont la forme
du mot n'est qu'un élément parmi
d'autres. Un modèle hiérarchique
où l'on passe depuis la reconnaissance
globale jusqu'à la reconnaissance lettre à lettre à plusieurs
niveaux est particulièrement intéressant
si on le met en correspondance avec
les plus récentes
avancées dans le domaine de la vision
en général qui montrent une structure à peu
près semblable.
Et qeu dier du pehnoemen
ed letcuer bruoillee où la
forme des mots peut être relativement
bouleversée sans que la lecture ne soit
rendue impossible ? Il reste encore
bien des points à éclaircir
avant de pouvoir enfin dessiner ou
tracer des caractères lisibles en toute
connaissance de cause !
>[Ambroise de Milan]
PS : un livre récemment paru qui
aborde le sujet par le biais des neuro-sciences
fera bientôt l'objet d'un article ici
même.
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| 8/12/07 |
Calli |
Trois pierres... |
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[Trois pierres, cinq fleurs…] Vous
aimez par-dessus tout la calligraphie
japonaise, le saké, la nature, les saisons,
les pruniers en couleurs, les jardins
japonais, … les
bonsaïs de Michel, les pierres et les fleurs… alors
ce dernier né de la collection Pollen,
« Trois pierres cinq fleurs »,
est pour vous… Depuis
des siècles, les Japonais entretiennent
une relation très proche avec la nature,
et leurs jardins témoignent de ce profond
attachement. Les premiers écrits japonais
sur ce thème remontent au XIe siècle.
Le texte fondateur présenté ici
date de 1395, époque fortement marquée
par le développement du bouddhisme zen ;
c’est la première fois qu’il
est traduit en français. Dans ce recueil
de traditions secrètes, on apprend l’art
de poser les pierres, celui de construire « l’île
du souffle d’en haut » et d’atteindre
ainsi « deux bonheurs et trois biens »...
Poèmes de grands auteurs japonais et
calligraphies de Keiko Yokoyama viennent délicatement émailler
cet étrange traité où la
science du jardin mêle souvent recherche
esthétique et préoccupations philosophiques…
>[Graphos]
Trois pierres 5 fleurs - Petit traité du
jardin japonais
Traduction de Bertrand Petit - Calligraphies
de Keiko Yokoyama
Éditions Alternatives
10 x 19 cm, 64
pages en quadri - 12 €
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| 5/12/07 |
Miam |
Banquet Ten Years |
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[Banquet Ten Years] Malgré tous
les contretemps et toutes les avanies
(et
framboises) qui ne peuvent que se
manifester pour l'organisation d'un stage
aussi festif d'après
la loi
de Murphy, le menu du « Banquet
des dix ans » de dimanche prochain
est prêt. Ayant une source de renseignements
profondément infiltrée dans l'organisation
la plus intime du premier cercle de Graphos,
et n'ayant pas peur des représailles qui
ne peuvent manquer de me retomber dessus
dès
que je vous aurai livré cette information,
je me dois de vous communiquer ce menu.
Il faut, en effet, que vous alertiez
au plus tôt
les instances diététiques suprêmes
afin qu'elles s'opposent le plus fermement
possible à un
tel débordement de bonnes choses et à une
telle accumulation d'infractions aux
lois les plus élémentaires de la
nutrition basse-calories. Ne manquez
pas non plus de prévenir
les ligues d'abstinence car il semblerait
que diverses boissons alcoolisées, toutes
plus délicates les unes que les autres
certes, soient également
prévues au programme :
Banquet Graphos
// Ten Years
Menu // Meuniou
Bagodas (Amuse-gueules indiens aux
tomates & petits
légumes)
Saumon de Norvège Fumé & Canapés
Entrées Graphos assorties des surprises
du Chef
Tartes aux légumes des saison & petites
salaisons
Tapenade (Olives broyées,
anchois et tapena)
Mezzé Royal
Assortiments de viandes grillées
Courgettes & Aubergines à la Caucasienne
Boulghough & Petits légumes
Pollenta à la Nour (Semoule de Maïs et olives de Provence)
Fromages de Provence & Noix & Amandes
Bûches de saison & Bougies Ten Years
(à souffler en volutes)
Tartes aux Chocolats
Nougats de Montélimar par Frère
Gérard
Calissons d’Aix-en-Provence by PFB
Cafés
Vins // Ouaïnez
Gewurztraminer Alsace - Hubert
Beck - Vendanges Tardives 1996
Cassis Clos Val Bruyère 2005
Côtes du Rhones - Graphos Cuvée 5
ans
Saint-Emilion Magnum Château Angelus 1955
Champagne Mumm Cordon Rouge 2007
Il faut absolument faire quelque chose !
Une seule solution, infiltrez-vous en
vous inscrivant auprès de teg5@voila.fr
au plus vite !
>[Jean
Nidetch]
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| 02/12/07 |
Perdu ! |
Mea culpa... |
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[Mea culpa...] Un
accès d'angélisme primaire, ou
un de ces moments d'amour de l'humanité toute
entière comme nous pouvons en avoir quand
nous apprenons que nous avons gagné quelques
millions d'euros à la loterie, bref,
un excès de Prozac™ m'a fait diffuser
il y a quelque jours un article sur « Écritures »,
un livre que je prétendais totalement
gratuit et excellent à la fois. Hélas,
autant l'envolée a été haute
en admiration autant la chute fût rude.
Plusieurs lecteurs du BdG (que je remercie
pour la promptitude de leur réaction)
ne trouvant pas le dit livre, s'en
enquirent auprès
de l'éditeur, et c'est là que
le verdict tomba : il fallait acheter
deux livres des éditions Perrin pour
avoir le droit d'obtenir ce petit « gratuit ».
Victime donc d'un libraire ne respectant
pas la consigne de diffusion de l'éditeur
mais sans doute aussi d'une trop forte
dose de Lexomil™, je vous ai donc fait
croire qu'il restait quelques grammes
de bonté
dans ce monde de brutes : eh bien,
non. Je connais un très
bon vendeur de cordes, solides et pas
chères.
Cela dit, ça reste un très
bon livre. Tentez de corrompre votre
libraire ou
de le séduire suivant vos capacités
financières ou votre apparence physique,
il peut peut-être
vous en donner un vraiment gratuitement ?
>[John C. Woods]
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| 1/12/07 |
Info |
Boutique de Thot n°9 |
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[Boutique de Thot n°9] Chers
amis du consumérisme le plus échevelé,
de la marchandisation universelle et
de la croissance par l'achat déraisonnable,
Noël approche… et le neuvième
numéro
de la Boutique de Thot est paru !
Vous y trouverez de quoi farcir votre
cheminée ou garnir la base de votre
sapin de mille cadeaux qui
vous seront proposés ce mois-ci seulement
avec 10% de réduction !
Mais vous trouverez aussi sur la partie Graphos
de notre site, une nouvelle exposition
d'un talentueux calligraphe et peintre,
Jean-Frédéric Crevon, que je ne peux
que vous inviter à visiter !
Dans la partie Arcadia, vous trouverez une carte
de vœux pour 2008 sur le thème de l'Homme
Universel (avec une superbe batarde bourguignonne
pour les connaisseurs, non cela n'a rien
à voir avec la fondue bourguignonne).
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Novembre
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| 28/11/07 |
Lire |
L'écriture... |
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[L'écriture, des hiéroglyphes
au numérique] Il
existe encore des philanthropes, même
en ces temps dominés par le consumérisme
le plus échevelé pour
lesquels la période de Noël se résume à la
dépense la plus importante de l'année.
Les éditions Perrin distribuent en ce moment
en librairie un
petit livre gratuit sur
l'histoire de l'écriture. Ce livre est
vraiment gratuit, non pas la gratuité habituelle
comme « il
vous est offert si vous achetez trois
livres de notre collection » qui équivaut à vous
faire acheter l'ensemble en vous faisant
croire que vous n'en payez qu'une partie,
non, gratuit
comme « prenez en un »,
point. Les lois du marché voudraient que
la qualité de l'ouvrage soit tellement
basse qu'il soit gratuit parce qu'il
ne peut pas être
vendu. Et bien, si les lois physiques
de la gravité ne
peuvent être contredites que dans le monde
idéal de StarTrek, les lois du marché économique
peuvent facilement être battues en brèche
par un acteur économique qui n'obéit
pas à son intérêt pécuniaire
immédiat. Ainsi les éditions Perrin
en profitent-elles pour nous démontrer
la qualité de leurs ouvrages et nous inciterà parcourir
leur catalogue.
Pour en revenir à « L'écriture,
des hiéroglyphes au numérique » sachez
qu'il s'agit d'un recueil d'articles écrits
par les plus grands spécialistes de chacune
des périodes étudiées,
depuis Jean Bottero pour la Mésopotamie
ancienne jusqu'à Régis
Debray pour la période actuelle en passant
par Henri-Jean Martin pour les débuts
de l'imprimerie, pour ne parler que
de ceux que je connais. Ces articles
sont tous plus passionnants les uns
que les autres
et
sont lisibles
sans forcément
avoir fait bac plus dix en histoire
des civilisations. Ils proposent une
initiation très
bien faite sur l'histoire de l'écriture
et ne peuvent qu'inciter à se lancer
dans la lecture d'ouvrages plus approfondis,
mais hélas,
payants, eux. Un très bon moment
de lecture, mais qui
ne peut pas constituer un très bon
cadeau de Noël si vous ne voulez pas
passer pour un radin (quoi ? un cadeau
de Noël ne vaudrait que par le prix qu'il
coûte ?)
>[Adam Smith]
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| 26/11/07 |
Miam |
Cuizine |
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[Cuizine, un fanzine d'art graphique
et culinaire] L'intérêt
cumulé pour les arts graphiques et pour
la gastronomie qui a présidé à la
conception du « Ventre de la Lettre » n'est
pas l'apanage des seuls membres de Graphos.
Au cours d'un moment d'errance
sur Internet comme
nous en avons tous, je suis tombé par hasard
sur Cuizine,
un fanzine d'art graphique et culinaire.
Présentant
divers articles, dont une bonne part
de recettes gastronomiques,
ce fanzine s'attache à les
présenter de manière graphiquement
recherchée alors qu'au contraire, dans
la plupart des grands magazines, la présentation
des recettes à un intérêt
graphique en dessous de zéro, les graphistes
pensant sans doute que s'il y a contenu
(gastronomique certes) cela
dispense de lui créer un environnement
graphique agréable. Le (la) cuisinier (cuisinière)
devant son fourneau n'auraient-ils droit
qu'à du
texte bêtement mis en page en blocs rectangulaires
agrémentés de la seule photo d'un
plat prétendument issu de cette recette
et que personne n'arrivera jamais à rendre
aussi beau que sur la photo ?
Vous trouverez
sur le site de Cuizine toute une série
d'articles directement visibles en
ligne et dont le parti pris
graphique (noir et
blanc exclusif à part la couverture)
est complètement à contre courant
des photos habituelles aux couleurs
saturées
et au gloss des plus artificiels dont
je parlais plus haut.
Les éditeurs
de cette revue vous proposent également
un blog qui
permet de suivre de plus près
leurs activités (ah, l'amour
des légumes).
Si vous voulez soutenir cet effort
créatif,
ne manquez pas de vous procurer sur
papier les numéros
déjà parus,
au vu des extraits disponibles en ligne,
ils sont sans doute autant un plaisir
des yeux que des papilles !
>[Arthur Martin]
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| 24/11/07 |
Oldie |
Retour vers le futur |
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[Retour
vers le futur] La jungle
des typos informatisée est aujourd'hui
devenue totalement inextricable,
entre les postscripts,
les truetype,
les opentype,
les
macs,
les windows,... On n'y comprend plus goutte et
la typo
y perd sans doute une part de sa fraîcheur
et de sa simplicité d'antan…
Une équipe
de graphistes a décidé de
revenir aux bases pour quelques travaux
grand format et de remettre au goût du
jour ce qui faisait la joie des premiers
possesseurs de
Macintosh dans les années 80 : les
polices dites « bitmap ». Aujourd'hui
totalement abandonnée,
cette technique consiste à dessiner chaque
signe indépendamment des autres par un
assemblage de pixels noirs et blanc
afin que ceux-ci puissent être directement
affichés
sur un écran à base
de ces même pixels. Cette technique fut
rapidement abandonnée devant la multiplicité des
signes à dessiner individuellement pour
tous les corps mais aussi tous les
types de matériels
sur lesquels ils devaient être dessinés
(écrans, imprimantes, etc.) Les membres
de superscript2 se
sont attachés à faire revivre
cette
technique
antique mais en la plaçant
totalement hors contexte et en l'appliquant à toute
une série de supports à base de « pixels »
fort éloignés du domaine
informatique.
Le résultat est surprenant
mais très
réussi sur le plan graphique. On imagine
sans peine une foule de supports sur
lesquels on pourrait ré-utiliser les
polices bitmaps, depuis les simples grillages
aux orifices obturés
ou non, des voitures sur un parking
(cf. une publicité célèbre)
ou les fenêtres d'un
immeuble.
Comme quoi, il faut garder la mémoire
de ces outils aujourd'hui désuets, car
remis au goût du jour, ils peuvent devenir
une multitude de sources de créativité.
>[Chick Ago]
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| 21/11/07 |
Nul |
ACCENTS |
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[ACCENTS] L'excellente
revue Graphê dont je vous parlais ces derniers
jours abonde dans le sens de la « Lettre
de Thot n°52 » à propos
de la nécessité incontournable
d'accentuer les capitales. Elle le prouve
en nous citant un texte désopilant écrit
par Albert Quéméré, professeur
à l'École Estienne, qui démontre
l'incertitude du sens et l'inconfort
de lecture qui apparaît dans un texte aux
capitales non accentuées :
FELICITE FELICITE MARIE MARIEE AVEC
CE BENET D'ENTREPRENEUR DE MACONNERIE
DU RESTAURANT DU PALAIS DES CONGRES.
IL FUT INTERNE DANS UN
HOPITAL PSYCHIATRIQUE ET IL A EXIGE
QUE TOUS LES ASSASSINS SOIENT JUGES.
POUR
CETTE FETE ADULEE,
AU MENU ON A RELEVE : SOUFFLE D'ASPERGE,
PATE DE FOIE, BŒUF BRAISE ET UN COCHON
FUME AINSI QUE DES OEUFS BROUILLES.
SI VOUS ETES TENTES,
IL Y A AUSSI UN PETIT SALE, LE LAPIN
SAUTE DANS LA POELE ET APRES CES JOLIES
PERCHES PECHEES,
POIS CASSES ET PUREE DE HARICOTS… ENSUITE
UN BISCUIT FOURRE, UN EMINCE DE POIRES,
DES PETITES BOUCHEES ONT DEVANCE CES
PECHES PERCHEES SI HAUT !
UN CAFE ARROSE EST ENSUITE VERSE.
À
noter que seul « maconnerie » bouleverse
le correcteur orthographique sur
lequel je tape ce texte (il se sent
visé ?),
ce qui signifie sans doute qu'on
n'a pas fini de trouver
des PALAIS DES CONGRES inscrits en
lettres d'or au fronton des bâtiments
abritant des colloques. Il y en
a un très
beau à Saint Raphaël, et il en
est même fait de la publicité sur
leur site.
Même Google se met de la partie, car si
vous recherchez des informations sur
les « congres »,
vous ne trouverez que des sites
mentionnant une foule de congrès. Afin
de mieux cerner la recherche, vous pensez
à rajouter « poisson » ?
Dans ce cas on vous propose une ribambelle
de sites sur divers congrès à propos
des poissons. Il faudra rajouter « téléostéens »
pour trouver, et seulement en quatrième
position, un article sur ce sympathique
poisson serpentiforme.
Comme quoi que ce soit dans la signalétique
ou sur le web, on se trouve bien trop
souvent aux prises avec des congres debouts !
>[M. de la F.]
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| 19/11/07 |
Ventre |
Art alimentaire |
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[Art alimentaire] Cette
dixième année de Graphos est marquée
par la sortie d'un livre aux éditions Arqa,
« Le ventre de la lettre »,
ouvrage qui contient des textes écrits
par des amis de Graphos sur les rapports
intimes qu'entretiennent
la calligraphie
et la gastronomie, et pas seulement chez
Graphos. À cette
occasion, un fidèle lecteur du BdG (Jean-François
Cochard pour ne pas le nommer) nous a
fait parvenir deux liens sur des sites
d'artistes qui explorent également les
relations entre lettre et nourriture.
Le premier
travail est simple mais efficace,
comme je l'apprécie.
Il consiste en une police de caractères
faites de petits gâteaux
(réalisés par l'auteur ?) et d'un
logiciel qui permet de composer des
mots ou des courtes phrases. Amusez-vous,
vous pouvez
ensuite
imprimer le résultat ou en faire une
copie écran
pour enrichir un de vos envois de mail-art
?
Le deuxième suit
la même démarche
mais avec des barquettes de viande
hachée.
Malgré son effet nettement plus gore,
il est également très intéressant
dans la subtilité de la disposition
des étiquettes
et la contrainte de concevoir une
police à chasse fixe qui est la largeur
de la boite qui les contient.
Bien
entendu, le reste des sites
de ces artistes n'est pas entièrement
sur ce thème
mais ne manquez pas de les parcourir,
il s'y trouve beaucoup de belles
choses et d'idées
très originales. Pour parodier W
C Fields, quelqu'un qui aime la
lettre et la
nourriture
ne peut pas être tout à fait
mauvais.
>[Baby LeRoy]
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| 17/11/07 |
Revue |
Graphê |
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[Graphê] À
l'occasion des actions visant à protéger
le patrimoine typographique de l'Imprimerie
Nationale en général et le cabinet
des poinçons
en particulier, vous avez sans doute
entendu parler du site garamonpatrimoine.org et
de l'association Graphê qui s'y exprime.
Mais ce que vous
ne savez peut-être pas, c'est que cette
association édite une revue fort bien
faite, qui comporte une foule d'articles
plus intéressants
les uns que les autres, écrits par les
plus grands érudits en la matière,
revue qui propose des articles sur
la typographie, l'histoire
de l'écriture manuscrite, gravée
ou typographiée, le graphisme parfois,
et toute sorte de sujets touchant à la
lettre et aux diverses péripéties
de son évolution et des techniques permettant
de la fixer. Sous forme d'un trimestriel
d'une vingtaine de pages, sur du beau
papier et mis en page avec
le goût certain que procure de longues
années
de pratique typographique, cette revue
vous permet à la
fois de découvrir de nombreux aspect
plus ou moins méconnus de cet art de
l'excellence qu'est la typographie.
Et en plus, par votre abonnement, vous
soutenez l'action de Graphê qui empêchera
peut-être que les plus beaux fleurons de
l'histoire typographique française tombent
dans l'oubli au fond d'un entrepôt.
>[Claude Berge]
PS : au moment où nous mettons sous presse,
nous recevons le numéro 38 de cette revue,
qui nous entretient, entre autres, des
travaux de Michel Olyff, de Louis
Jou et d'Albert Hollenstein et de quelques
problèmes d'accentuation.
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| 14/11/07 |
10 ans |
Banquet Graphos |
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[Banquet Graphos] Au
cas où vous reveniez d'un lointain voyage
intergalactique ou que vous vous réveilliez
d'une hibernation profonde et prolongée, annuntio
vobis gaudium magnum : Graphos
a dix ans !
Et après tous les événements
d'exception qui ont marqué cette dixième
année, depuis nos invités prestigieux,
nos stages people, la tenue enfin de
l'arlésienne
de Graphos (le stage de gravure lapidaire),
il restait, comme dans les albums d'Asterix, à ce
que cette année festive se termine autour
d'un grand banquet (gaulois ?), avec
tous les amis nés de ces dix années
de rencontres autour de la calligraphie.
Ce banquet aura donc lieu le neuf
décembre et vous pouvez en trouver tous
les détails sur le site
de Thot Graphos ainsi qu'une liste partielle des participants.
Le champagne coulera à flot, la nourriture
sera abondante et raffinée, les potins
iront bon train, les anecdotes croustillantes
se succéderont, les allusions salaces
fuseront sous les regards courroucés
de notre conscience (avec la présence
impromptue de la fameuse blague de
l'extincteur ?), les recettes les
plus secrètes seront échangées en
confidence, les discussions les plus
culturelles voisineront avec les
ragots les plus
infâmes, bref un vrai banquet dans
la tradition Graphos comme il
ne s'en tient qu'une fois tous
les dix ans (parce qu'il faudra dix
ans pour s'en remettre !). Et à côté, le
banquet de Trimalcion ressemblera à un
repas chez MacDonald's !
Inscrivez-vous
vite afin de nous permettre d'organiser
au mieux tous les détails de ce couronnement
de notre activité en envoyant un mail à teg5@voila.fr.
>[Encolpe & Ascylte]
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| 12/11/07 |
Site |
Chambre aux livres rares |
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[La Chambre aux livres rares] Pour
pouvoir apprendre des maîtres, il faut
pouvoir les étudier, et si les travaux
des maîtres ont plus de quelques dizaines
d'années, il devient vite impossible
de retrouver leurs ouvrages sans devoir
sérieusement faire exploser son budget
culturel, écorner les économies
pour sa retraite ou mettre toute sa famille
sur la paille pour les vingt prochaines
années !
Eh bien, certains mécènes ont pensé aux
amoureux de la belle typographie et il
ont mis en ligne un site unique, « La
Chambre aux Livres Rares » qui
propose (dans la langue de Lewis Carroll)
de feuilleter toute une série de livres
totalement introuvables sous forme d'originaux
et
même sous forme de fac-simile. Vous y
trouverez l'édition vénitienne des Éléments
d'Euclide (1482) ou même sous
forme de manuscrit
en grec (888), les
poèmes de Chaucer dans la superbe édition
de William Morris, le Manuale
tipografico de Bodoni, le De
Symmetria... de Dürer, et une quantité d'autres
ouvrages qui retracent toutes les étapes
importantes de l'écriture manuscrite
et typographiée. Cependant, on y trouve
aussi des partitions, des livres scientifiques,
sur les arts ou la philosophie, bref,
un vrai trésor issu des plus prestigieuses
bibliothèques. Chaque ouvrage est fort
bien numérisé et
présenté, mais le téléchargement
est impossible, pour des raisons de
droit d'auteur parfois un peu difficiles
à comprendre.
Bref, vous passerez sans doute comme moi de longues
heures à feuilleter tel ou tel ouvrage,
connu ou inconnu, à lire les textes rares
ou simplement à admirer l'art typographique
porté à sa perfection.
>[Erhardt Ratdolt]
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| 9/11/07 |
Spam |
Le jambon qui tue… |
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[Le jambon qui tue…] Spam,
quatre lettres qui font frémir tout possesseur
de ce moyen de communication post-moderne
si pratique qu'est la boite email... Spam, un
mot qui fait
trembler même les plus puissants hackers
tapis au fond de leur cave bourrée d'informatique
dernier cri... Spam, un cauchemar qui
pourrait ressembler à « vous avez
reçu
36845 nouveaux messages »...
Vous vous en
protégez certainement en utilisant
ces produits si pratiques que vous
proposent les fournisseurs d'accès à Internet
pour un prix modique, mais dont les
performances laissent parfois à désirer.
De plus, considérant que leur efficacité est
jugée au nombre de mails indésirables
que vous recevez, les dernières générations
ne laissent plus passer un seul spam
dans vos boîtes aux lettres... au prix
de la mise au recyclage (vous ne croyez pas
qu'on
va les
jeter ?) de bien des mails sérieux dont
la >[Lettre de Thot] et le >[Blog-notes
de Thot]. De nombreux abonnés nous ont
en effet signalé avoir été obligé,
pour nous lire, de farfouiller dans
leur boite à spam
pour enfin repêcher la LdT au milieu de
la fange boursicoteuse, casinophile,
pseudo-pharmaceutico-erotomaniaque
ou agrandisseuse d'attributs masculins. Certains
ont réussi à la retrouver telle
le diamant au milieu du fumier, mais
pour d'autres Shiva aura été plus
rapide et il se voient obligés de nous
en redemander l'envoi.
Il y a un moyen
simple d'échapper à cette
funeste situation, c'est de déclarer à votre
filtre que la Lettre de Thot vous intéresse,
soit en mettant thot.graphos@free.fr
dans votre liste d'expéditeurs de confiance
("whitelist" dans
la langue de Philip K Dick) ou, si
cette liste ne vous est pas proposée,
en mettant tout simplement thot.graphos@free.fr
dans votre carnet
d'adresses.
Mais si vous avez manqué un ou plusieurs
numéros, et que vous vous désolez
d'être passé à côté de
tant d'informations intéressantes,
contactez le webmaster et je suis sûr
qu'il pourra faire quelque chose pour
vous...
>[Kevin Beatnik]
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| 7/11/07 |
Yesss |
Elle est marteau ! |
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[Elle est marteau !] Mais
si la mondialisation rampante et informatisée
menace d'envahir notre quotidien, il
reste encore des individus pour oser
résister
aux multinationales et à la vache-à-laitisation
du client qu'elles croient pouvoir nous
imposer.
Mona Shaw avait demandé l'installation
d'une ligne ADSL téléphonique,
télévision
et internet. Pour le premier rendez-vous,
les installateurs ne se sont pas montrés.
Lors du deuxième,
ils ne firent que la moitié de l'installation.
Après le troisième, plus rien
ne marchait, pas plus son ancien téléphone
que la nouvelle installation qu'ils étaient
supposés mettre en place.
Le lendemain,
excédée, elle prit
sa voiture, se rendit dans la concession
locale de son fournisseur d'accès.
On lui garantit qu'elle aller rencontrer
un responsable.
Elle
attendit. Deux heures. Puis on lui
dit qu'il était
tard et que le responsable en question était
rentré chez lui, et merci quand même
de vous être déplacée.
Alors Mona trouva qu'on s'était assez
moqué d'elle.
Le jour suivant, elle prit le plus
gros marteau qu'elle trouva sur
l'établi
de son mari, Don, et elle retourna
chez son fournisseur d'accès.
Sa première victime fut le clavier
de la réceptionniste qui vola en éclat
au bout de seulement quelques coups à peine
appuyés. Puis, comme cela n'avait
aucun effet, ce fût au tour du téléphone,
puis de l'écran et de l'ordinateur
de l'hôtesse,
les gens s'affolaient, criaient,
appelaient à l'aide,
puis elle passa aux autres matériels
divers qui parsemaient l'agence
quand les policiers firent
irruption et lui passèrent les menottes.
Elle se retrouva au poste et passera
bientôt
en jugement.
Qu'il soit clair qu'un
blog éditorialement
responsable comme le nôtre ne peut
en aucun cas cautionner un tel
comportement ni en faire
l'apologie d'aucune façon. Cependant,
un tel fait devait être porté à la
connaissance des foules parmi
lesquelles tant de clients
ont passé des
heures au bout de la « hotline » à 0,34 euros
la minute pour se voir raccrocher au nez,
ou tomber
sur une personne qui pour
la vingtième
fois vous demande « vérifiez
que l'appareil est bien allumé »...
Comme
dit Théo avec son fort accent
allemand dans « les Tontons
Flingueurs »,
je ne dis pas que ce n'est
pas injuste, je dis que ça soulage.
>[Fernand Naudin & le Washington
Post]
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| 1/11/07 |
Info |
Blog-Notes de Thot n°6 |
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[Blog-Notes de Thot n°6] Chers
amis des pourriels,
du pollupostage et du jambon
en boîte, le sixième
numéro
du Blog-Notes de Thot est paru ! Ce mensuel
qui remplace la Lettre de Thot deux mois
sur trois vous invite ce mois-ci à découvrir,
sur la partie Graphos, le tant attendu
« Ventre
de la Lettre »
qui paraît ce mois aux éditions Arqa.
Sur la
partie Arcadia, nous vous invitons à faire
un tour du côté de la galerie de
portraits où
Karl Eckartshausen vient de faire son
apparition en tant que quarantième
membre de cette honorable assemblée !
Bonne lecture et n'oubliez pas de vous inscrire
au plus tôt si vous voulez assister
au banquet exceptionnel des 10 ans de
Graphos le 9 décembre prochain. Vous pouvez
en découvrir la liste partielle des invités
prestigieux en première page de notre
site !
Abonnez-vous
à la Lettre de Thot, c'est
gratuit.
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Octobre
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| 31/10/07 |
Fête |
Halloween |
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[Halloween] L'origine
de la fête américaine d'Halloween
est celtique : nos ancêtres célébraient
en effet le passage de la « saison
claire » à la « saison
sombre », la veille du premier novembre,
sous le nom de Samain, un moment où l'on
se réunissait et où l'on célébrait
le passage vers l'Autre Monde. Cette
fête
celtique a été transformée
lors de l'évangélisation de l'Irlande
et perpétuée par les émigrants
irlandais sur le continent américain
sous l'appellation d'All Hallows Eve
ou Halloween, la veille de la fête de
tous les saints. On retrouve encore
le thème
de passage vers l'autre monde et la
célébration
des morts dans l'actuelle fête américaine,
mais la forme a beaucoup évolué.
Halloween est ainsi indissociablement
liée à des éléments
de folklore tels que les fantômes, les
sorcières
et le célèbre Jack à la
Lanterne, personnage sympathique qui
trompa plusieurs
fois le Diable et fut condamné à errer
interminablement avec une lanterne
creusée
dans une citrouille…
>[BdG]
Et aussi (click
here)
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| 27/10/07 |
Humeur |
Modernité |
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[Modernité] Il
est souvent surprenant de voir que les
parements de notre prétendue modernité (voir
post-modernité) ont parfois des racines
fort anciennes et combien les siècles passés
ont modelé quantité de détails
contemporains que l'on imagine nés de la
dernière
pluie.
Nous connaissons tous le Macintosh
et le format PDF. Ils ont en commun
d'utiliser l'un et l'autre une valeur « 72
dpi » (72
points par pouce), l'un pour la taille
du pixel de son écran noir et blanc d'origine
(1984) l'autre comme unité de dimensionnement
(tous les dessins, caractères, images
et autres éléments composant un
document PDF ont des dimensions données
en 72e de pouce). Cette valeur n'a
semble-til aucune raison
d'être
fixée à ce nombre précis
qui n'est ni une puissance de deux
(2,4,8,... comme souvent en informatique),
ni une
longueur en unités humaines (centimètres
ou pouces). C'est, pensais-je, un symptôme évident
de longs calculs et de compromis difficiles
effectués
par un regroupement d'experts internationaux
et ayant donné lieu à normalisation
par l'ISO après nombre de colloques internationaux à Bali,
aux Seychelles ou aux Baléares (mais
jamais à Dunkerque,
vous avez remarqué ?).
Or, récemment,
après une recherche
de plusieurs années, je pus enfin dégotter
chez un bouquiniste un des cinq cents
exemplaires de la seule ré-impression
d'un ouvrage mythique pour qui s'intéresse à la
lettre, le « Manuel typographique » de
Pierre-Simon Fournier le Jeune datant
de 1764 (l'original, pas le fac-simile).
Et à la
page
130, quelle ne fût pas ma stupéfaction
(et je suis encore en dessous de la
vérité)
quand je trouvai la description d'une échelle « fixe & déterminée
que je divise en deux pouces, le pouce
en douze lignes, & la ligne en six de ces
points typographiques, la totalité est
de 144 points ».
144 points en deux pouces ? C'est 72 points
par pouces ! Et je dus me rendre à l'évidence,
cette valeur magique ne devait rien
aux experts mondiaux, ni aux organisations
de normalisation
internationales et balnéaires, elle était
née, il y a deux siècles et demi,
chez un
des seuls « typographes » à la
fois dessinateur et graveur de poinçons,
fondeur de caractères et également
imprimeur (trois compétences sans lesquelles
nul ne peut se prétendre typographe,
selon lui). Il avait trouvé que les tailles
de caractères décrites jusqu'alors
par des termes flous (gros-canon, non-pareille,
philosophie et autre gaillarde) se
devaient d'être
une fois pour toutes fixées par un nombre
entier d'une unité universelle : le point
typographique ou 72e de pouce, et il
avait condensé sa
science en un ouvrage absolument magnifique
esthétiquement et passionnant d'un
bout à l'autre
pour qui s'intéresse à la typographie,
le « Manuel
Typographique utile aux gens de lettres & à ceux
qui exercent les différentes parties
de l'Art de l'Imprimerie », 1764
(reprint par l'école de Darmstadt 1995).
Comme
quoi, même une science aussi récente
que l'informatique, dont on pourrait
penser qu'elle peut s'affranchir
de tout héritage
(du passé faisons table rase) reste
tributaire, jusque dans ses détails,
de concepts datant de plus de
deux siècles.
>[Cicéro Trismegiste]
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| 24/10/07 |
Au fou |
Gros-canon |
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[Gros-canon] Le
monde va-t-il bientôt être sous la
coupe des machines ? L'avenir de Terminator est-il
notre avenir ? C'est ce qu'on pourrait croire à la
lecture du récit consternant de ce qui
s'est passé récemment en Afrique
du Sud.
Le fabricant d'arme suisse Oerlikon a trouvé malin
de construire un canon
anti-aérien piloté par
un ordinateur de façon à ce
qu'il puisse tirer sur un avion même très
rapide sans être limité par la
relative lenteur des réflexes humains
(seulement humains) des opérateurs habituels.
Fier de sa réalisation, il est allé montrer
son chef-d'œuvre à l'armée
sud africaine. Malheureusement, lors
de la démonstration,
un petit problème que nous connaissons
tous, un bête bug comme on dit, a rendu
l'engin totalement incontrôlable. Mais
comme ses moyens de nuisance étaient
nettement au delà de ceux de notre petit
ordinateur domestique, au lieu d'afficher
un simple écran
bleu de la mort, ce canon automatique
a commencé à tirer
sans discontinuer dans toutes les directions.
Et si l'ordinateur n'était visiblement
pas très efficace dans sa tâche,
le canon, lui, était suisse et donc remarquablement
bien conçu, puisqu'il permettait de tirer
en continu plusieurs centaines d'obus
de 35mm et ce à une cadence redoutablement
rapide. Personne, bien entendu, n'osait
approcher l'engin
de peur de se faire ajouter des ouïes de
ventilation de 35mm de diamètre à travers
le corps. Par ailleurs, l'arme n'était
visiblement pas pourvue d'un système
de désactivation à distance, de
peur que l'ennemi n'en utilise un identique,
on peut
le supposer. Quand le canon fou eût enfin épuisé ses
munitions, on dénombra neuf morts et
vingt-cinq blessés parmi les spectateurs.
Le fait qu'on ose laisser des décisions
aussi graves que manier des armes à des
ordinateurs dont on ne peut que constater
journellement que la programmation (humaine,
trop humaine) n'est
pas et ne peut pas être fiable me semble
une fois de plus complètement irresponsable.
Et ce n'est hélas pas un cas isolé,
chez tous les industriels de l'armement
on s'échine
en ce moment à mettre au point divers
matériels
automatiques alors qu'on est dans
le même
temps incapable de faire fonctionner
de manière
fiable un simple ordinateur de bureau.
Combien de victimes faudra-t-il encore avant
que l'on
se rende compte de l'inanité de la
démarche
de remplacer notre intelligence déclarée
faillible (et trop chère) par celle
d'un tas d'électronique réputé infaillible
(et surtout beaucoup moins cher)
?
>[Arnold Blacknegro]
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| 22/10/07 |
Lettre |
Guy Mocquet |
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[Guy Mocquet] « Ma
petite maman chérie, mon tout petit frère
adoré, mon petit papa aimé, Je vais
mourir ! Ce que je vous demande, toi,
en particulier ma petite maman, c'est d'être
courageuse. Je le suis et je veux l'être
autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite
de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque
chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser
Jean. J'ai embrassé mes deux frères
Roger et Rino. Quant au véritable je ne
peux le faire hélas ! J'espère que
toutes mes affaires te seront renvoyées
elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte
sera fier de les porter un jour. A toi
petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma
petite maman, bien des peines, je te salue une
dernière
fois. Sache que j'ai fait de mon mieux
pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon
frère
que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien
pour être plus tard un homme. 17 ans et
demi, ma vie a été courte, je n'ai
aucun regret, si ce n'est de vous quitter
tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman,
ce
que je te demande, ce que je veux que
tu me promettes, c'est d'être courageuse
et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre
davantage. Je vous
quitte tous, toutes, toi maman, Serge,
papa, en vous embrassant de tout mon cœur
d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime – Guy - Dernières
pensées : Vous tous qui restez, soyez
dignes de nous, les 27 qui allons mourir
! »
Une histoire de lettre - Cette lettre
de Guy Mocquet à ses parents fait polémique
aujourd’hui 22 octobre 2007, doit-on ou
ne doit-on pas la lire obligatoirement
dans les établissements
scolaires ? Nous ne trancherons pas
sur ce sujet épineux,
mais nous la reproduisions ici sur
le BdG cependant, pour que tout un
chacun puisse se faire une idée
de son contenu. La polémique est stérile
mais le devoir de mémoire ne doit pas être
submergé par l'oubli…
[TEG]
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| 19/10/07 |
Fête |
FdL à Forcalquier |
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[FdL à Forcalquier] Ce
week-end a lieu à Forcalquier une Fête
du Livre d'artiste organisée par «
Forcalquier
des Livres (FdL) ».
Cette dynamique
association propose tout
au long de l'année et notamment en été,
toute une série d'animations autour du
livre, dont des ateliers d'écriture,
des séances de lecture publiques, des
soupers littéraires, des stages sur les
sujets les plus divers et les plus intéressants
(j'espère depuis des années avoir
le temps d'aller à celui de fabrication
de papier, animé
par Jean-Louis Estève), des expositions,...
bref tout une série d'activités
contribuant à rendre concret ce projet
de pôle
d'excellence rural du livre que Forcalquier
et sa région sont devenus.
Le programme est bien trop important pour être
totalement reproduit ici, mais vous en
trouverez des éléments ici ou là.
Si vous n'êtes pas au stage Graphos sur
les écritures flamandes qui aura lieu,
lui, dimanche prochain à Marseille, ne
manquez pas de visiter la région de Lurs,
Forcalquier, Banon et de la montagne
de Lure, elle regorge de jolis coins
à balade, de restaurants aux menus savoureux,
de très belles librairies (si,
si)
et bien entendu d'activités culturelles,
alors qu'elle est à moins
d'une heure de voiture d'Aix-en-Provence !
>[Stéphane Pianoforte]
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| 17/10/07 |
Expo |
Frère Gérard à Mably |
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[Gérard Micolod expose à Mably] Gérard
Micolod expose ses travaux à partir du
20 octobre prochain à Mably près
de Roanne et il nous envoie quelque mots
à ce propos :
« Prof de lettres (classiques) à la
retraite et âgé de 65 ans, je m'adonne à la
calligraphie depuis 10 ans. Au départ on
m'a offert un kit de calligraphie pour
mon anniversaire. Depuis lors, je n'ai
pas lâché la
plume (et ses nombreux substituts).
C'est
l'association de calligraphie marseillaise
« Thot Graphos" » -
qui fête aussi
son 10e anniversaire
- (un site très visité et un blog dynamique)
qui m'a permis de me former, avec ses animateurs,
Thierry E. Garnier et Bruno Gigarel. J'ai fréquenté les
meilleurs calligraphes contemporains, français
(Kitty Sabatier, Laurent Rébéna, Laurent
Pflughaupt, Vincent Geneslay et même récemment,
Claude Médiavilla) et étrangers (Klaus
Peter Scheffel, enlumineur de génie, Brody
Neuenschwander américain célèbre
par ses prestations cinématographiques, Denise
Lach, enseignante à Bâle,
au talent ferme et multiple, avec qui j'ai beaucoup
travaillé, notamment en grand format.)
On pourra voir à la Médiathèque
de Mably quinze tableaux des droits de l'homme, trois
Mondrian tirés
vers la calligraphie (à voir absolument !
NdlR), cinq René Char
(avec des extraits de Feuillets d'Hypnos), ainsi
que des
travaux
abstraits, sans compter un grand format et pas mal
de choses de dimensions plus modestes. Dans les vitrines
seront exposés quelques livres uniques dont
la reliure est exécutée par mon épouse.
Vernissage : vendredi 19, à 18 heures.
Cette exposition est au centre d'une
activité élargie
: une rencontre de 2 heures avec le public aura
lieu samedi matin à 10h 30 avec dialogue
et démonstration.
Si la demande s'exprime une initiation pourra se
mettre en place. D'autre part des interventions
auprès
de classes de l'école élémentaire
et du Collège sont programmées. On
ne peut qu'apprécier le dynamisme et l'investissement
culturel dont fait preuve la Municipalité. »
Et gageons que les visiteurs sauront conjuguer
leur appréciation de l'art calligraphique
de frère
Gérard à
Mably avec celle de l'art gastronomique
des frères Troisgros à Roanne !
>[Gabriel Bonnot]
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| 15/10/07 |
Télé |
Bom, yeorum, gaeul |
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[Bom, yeorum, gaeul, gyeowool, geurigo,
bom] autrement dit « Printemps, été,
automne, hiver... et printemps » c’est
le film coréen de votre soirée… pas
au ciné… mais sur Arte, du réalisateur
Kim Ki-Duk – Si vous aimez la calligraphie,
et que vous ne comprenez pas pourquoi
cet art a la capacité de transcender la
matière,
alors ne manquez pas cette ode en images
qui porte à l’incandescence
la simplicité du temps qui fuit...
« Un
parcours de vie singulier d’un moine et
de son disciple, au centre d’un lac, le
feu de l’esprit vivifiant la roue du temps
qui s’égrène, la flamme au
milieu de l’eau. (…) On sent le peintre
derrière la caméra, au plein cœur
de la nature. Vie, naissance, mort, renaissance, éternelle
quête de la mystique transcendantale, ce
film d’une grande spiritualité nous
transporte dans un ailleurs, exotique
et poétique,
proche de la perfection. Un film intime
plus qu’intimiste, à voir
absolument, par sa beauté plastique, par
l’innocence et la passion qu’il contient,
car le cinéaste coréen dans un accord
majeur, tout au long du film, nous trouble
les sens, essence -divine- calligraphique,
plan par
plan, reconstituée de main de maître. » (voir
aussi notre critique sur la Lettre de
Thot - Graphos - No 17)
Un film bouleversant
de justesse, l’essence
même de la calligraphie, à ne louper
sous aucun prétexte, ce soir à 20h
40 sur Arte.
>[Teg]
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| 12/10/07 |
Media |
by Conti |
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[Les Conti] Professeurs
et étudiants étaient
avec les Graphos en ce 30 septembre 07
pour rencontrer Claude Mediavilla à Marseille… Quand
des graphistes rencontrent des calligraphes… ça
donne ça… Des croquis sur le vif
et littéraires à retrouver sur leur
Blog !
[Rencontre] - Mon Maître Paul
Gabor nous lançait ironiquement quand
on n'avait pas assez travaillé sur un
projet : « Bon
week end Lubalin ! » Ce week
end c'était
Rencontre avec les calligraphes de
Graphos (voir lien) et Claude Mediavilla.
Même
les brins d'herbe de la pelouse du
cloître
devenaient des traits de pinceaux vivants.
Et quels traits
! J' ai croqué l'instant du silence,
de la respiration…et la tarte Tatin d'Yvette.
Christian Debanne
[Le Fil du Pinceau]
- Avant de commencer à dessiner
un regard sur l'outil, genre visite
pré-vol
du pilote et de son avion…
[Stylo Bic]
- Et pendant que Claude Mediavilla
nous parlait de plume
Braüse et de « permowhite » -
Lucas calligraphiait au stylo bic bleu…
Sympa les Conti, isn’t
?
À voir ici
sur >Le
Blog de Conti.
>[Teg]
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| 10/10/07 |
Mars |
La Plume du Gabian |
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[La Plume du Gabian] Du 10
au 30 octobre, une expo collective de
gravure et reliure
a lieu sur la Canebière à Marseille à l’Espace
Culture. Trois associations y présentent
leur travail et leur démarche; Atelier
M, atelier ouvert à toutes personnes désireuses
de pratiquer la gravure; Liures et Reliure
dispense des cours de reliure, de la
restauration à la
reliure contemporaine; La plume du Gabian
animation d'atelier de confection de
carnet… Dans
le cadre de l’expo, La Plume du Gabian anime
des ateliers de confection de carnet
- Le mercredi et le samedi de 15 h à 18
h Contact : La plume du gabian 06 618
55 698
« La gravure et la calligraphie ont évolué
en dehors du livre, et permettent bien
des questionnements sur la place et
la forme du livre aujourd'hui.
C’est pourquoi nous avons souhaités
une interaction dynamique entre la
gravure et la reliure, afin de souligner
ce lien.
Cette exposition
nous permet de présenter au public la
démarche
et le travail de trois associations
tendant à promouvoir
les arts et métiers du livre.
Nous avons souhaité également
sensibiliser le public à l'histoire du
livre et des écritures,
aux méthodes de confection du livre, à ses
matériaux si différents au toucher
et à ses évolutions récentes
qui font encore de ce média un outil
d’échanges
et de rencontres actuel. Enfin, sortir
du papier de forme industrielle (21/29.7
A4 80g) et homogène
en explorant la diversité des différents
papiers artisanaux d’aujourd’hui
permettra à tous,
jeunes et moins jeunes, de redécouvrir
l’autre dimension souvent oubliée
du livre confectionné à la main,
et de redécouvrir un sens aujourd'hui
délaissé;
le toucher et à travers lui, notre humanité... »
>[La Plume du Gabian]
PS : Voir aussi notre
stage Graphos >Écritures
et Reliures avec Izabel HOCHARD,
sur notre Quizz 2007 en rubrique « Stages » sur
le site de Graphos [>Click here].
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| 7/10/07 |
Stage |
Claude Mediavilla |
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[Claude Mediavilla] Les dix
ans de Graphos ont été l'occasion, une
fois de plus, d'un stage absolument
unique dimanche dernier avec Claude
Mediavilla. Pour recevoir le plus célèbre
calligraphe français, auteur de deux
ouvrages qui sont devenus des références
dans le domaine, traduit et apprécié
outre-atlantique, dispensant son enseignement
dans le monde
entier, nous avions mis les petits plats
dans les grands.
Le week-end commençait
par un dîner-débat passionnant
samedi soir à la Maison du
Bâtiment de
Marseille, dîner pendant lequel chaque
participant a pu converser avec Claude
Mediavilla, certains en profitant même
pour lui faire expertiser un manuscrit
en cursive gothique du XIVe siècle !
Dimanche a été l'occasion d'une magistrale conférence
sur son art au cours de laquelle il a
pu approfondir pour nous sa vision de
l'abstraction dans l'art en général,
et dans la peinture et la calligraphie en
particulier. Plusieurs heures de pur
bonheur !
Cet enseignement fut suivi
de démonstrations pendant lesquelles
nous pûmes apprécier en direct la
précision
de ses gestes, l'amplitude de ses courbes,
l'équilibre de ses lettres et mille petits
détails techniques découverts, ajustés,
peaufinés durant sa longue carrière
de grand professionnel.
L'année des dix ans se poursuit dans la
fête
et les moments d'exceptions qui vont
se succéder jusqu'au point d'orgue du
banquet de décembre, où nous reverrons
de nombreux amis de Graphos rencontrés
tout au long de
ces dix dernières années !
« Graphos est grand ! »
>[Saar Dîn d'Omar Sey]
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| 5/10/07 |
Expo2 |
Benedicte Gerin |
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[Benedicte Gerin au studio Eight by
Ten] Aujourd'hui
s'ouvre à Paris la deuxième expo de Bénédicte
Gerin au studio « Eight by Ten ».
« le Jura s’est très
bien passé, maintenant, j’attaque
l’expo à Paris. Ce sera très
atypique car j’expose
dans un studio photo, et nous allons
emprunter au studio les éléments
qui le composent pour exposer environ
80 tableaux...Des calligraphies dans
un studio photo ! Près de 80 tableaux
sont présentés
dans ce studio… Pas de
cimaises mais des flights, borgniols
et autres lightbox... » nous signale-t-elle.
Pour les lecteurs du blogs (et ils sont très
nombreux ces jours derniers) qui n'habitent
pas la région parisienne, Bénédicte nous
a mis en ligne, comme elle le fait parfois,
un aperçu des travaux exposés sur son
site. Certes, comme cela est connu de
toute personne ayant vu une fois ou
l'autres les originaux de travaux calligraphiques,
les images
sur internet sont loin de révéler toute
la complexité et les subtilités des œuvres
de ce genre, surtout quand il s'agit
d'aquarelle… Mais bon, c'est mieux que
rien et donc un grand merci à Bénédicte !
>[BdG]
Studio Eight by Ten présente Bénédicte
Gerin
Exposition “Itinéraires calligraphiques”
5 – 6 – 7 octobre 2007
Vernissage le 5 octobre 18h – 22h
Samedi 6 et dimanche 7 octobre 11h -
20h
Eight by Ten studio 29 bis, rue Pouchet
75017 Paris
M° Brochant
et pour les provinciaux sur http://www.benedictegerin.com
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| 3/9/07 |
Nancy |
Malika Boustol |
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[Malika Boustol] Malika
Boustol, talentueuse calligraphe nancéenne,
nous signale qu'elle expose actuellement
à la médiathèque de Nancy et ce jusqu'au
12 octobre. Elle présente ses travaux
sur des poèmes du XVIe au XIXe siècles
mis en valeur sur toile.
Pour ceux qui auraient des gènes de poisson rouge
(*), Malika Boustol gère un très beau
blog « Timeless
Lettering Art » sur lequel vous pourrez
d'ailleurs trouver tous les renseignements
sur ses expositions en général et bien
sûr sur celle là en particulier. Pour
ceux qui voudront voir l'artiste à l'œuvre
en direct, ne manquez pas sa démonstration
du 6 octobre prochain, il est toujours
très intéressant et formateur de voir
un vrai calligraphe exerçant son art
sous nos yeux. Point de tricherie, de
retouche informatique, de sa main jaillit
le trait brut que l'on peut apprécier
dans sa spontanéité.
>[Émile Gabeau]
(*) Selon des expériences récentes,
la durée
de mémorisation des poissons rouges est
de trente secondes. Ces gènes se
retrouvent parfois transmis de façon
inexplicable à certains
humains de ma connaissance mais
j'ai oublié leur nom.
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| 1/10/07 |
Info |
Lettre de Thot n°52 |
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[Lettre de Thot n°52] Chers
amis de la calligraphie pipole, pour
vous remettre du flot d'enseignements
paléographiques et calligraphiques que
Claude Mediavilla nous a instillé tout
le week-end, et pour vous redonner un
peu d'espoir après la profonde dépression
dans laquelle il nous a plongés lors
de ses démonstrations au vu de la perfection
qu'il a atteinte et en conséquence de
notre propre médiocrité calligraphique,
la Lettre de Thot n°52
datée du premier octobre est parue !
Vous y trouverez, pour la partie Graphos un
nouveau webzine :
• Templiers >[Chronique 1307 - 2007]
- Graphos
• Topic - GK
• Arcimboldo - TEG
• De la Majuscule accentuée ? - Dossier
Graphos
et pour la partie Arcadia :
• Templiers >[Chronique 1307 - 2007] – LdT
• Sur les remparts de Saint-Jean-d'Acre – TEG
• Les crânes déformés – HdN
• Le Mystère de la Chambre Verte – AFP
Bonne rentrée, bonne
lecture et n'oubliez pas d'aller
consulter le programme des stages des
10 ans de Graphos et de réserver vos dimanches,
cette fin année est placée sous
le signe des agapes, de la fête et des
moments exceptionnels et des invités
surprise, comme seul Graphos sait vous
les préparer
!
Abonnez-vous
à la Lettre de Thot, c'est
gratuit.
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Septembre
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| 29/9/07 |
Bic |
FKDL in the Bic Show |
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[FKDL in the Bic Show] De nombreuses
personnes réduisent la calligraphie ou
la peinture à l'utilisation d'instruments
spécialisés (et en général
introuvables à moins de mille kilomètres
ou cent euros) sans imaginer que comme
le disait fort justement Henri
Mérou :
« pour faire de la calligraphie, il
faut vingt francs, dix pour le porte
plume et la
plume, cinq pour
l'encre et cinq pour le papier » (notez
que c'était dans un passé lointain
où l'on parlait encore en francs). Les
heureux privilégiés à avoir
feuilleté le livre d'or de l'auberge du
Bello Visto à Lurs se souviendront de la
page de chancelière calligraphiée
par Herman Zapf au stylo à bille (si si,
le bic cristal tout bête) qui vaut largement
n'importe quelle chancelière à la
Brause et au gallo-tannate.
Roswitha
Guillemin,
de l'association « Complètement
Timbrées » nous signale
une exposition fort intéressante dans
ce contexte puisqu'il s'agit de dessins
réalisés justement au stylo à bille
et dont le contenu pourrait être un exemple
de plus à apporter à cette thèse à en
juger par l'affiche de "the Bic Show"...
Si vous habitez la région parisienne,
vous pouvez vous dépêcher d'aller
voir cette expo avant sa fermeture
et faire une petit article sur son
contenu pour le BdG !
A propos des « Complètement
Timbrées »,
je ne peux que vous encourager à consulter
leur programme et à suivre
de près
leurs activités,
car elles aussi font leur rentrée !
Par exemple, elles proposaient dimanche
dernier une balade suivie
de mail-art dans le quartier chinois
de Paris, dont on imagine
qu'elle a du être riche d'éléments
intéressants pour constituer de bien
beaux envois !
PS : un week-end
bien occupé m'a
empêché de
vous en parler plus tôt alors gardez
un signet sur le site de Roswitha
et des Complètement
Timbrées et n'hésitez pas à le
visiter régulièrement pour
vous tenir à jour des nouveautés
!
>[László Bíró]
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| 27/9/07 |
50! |
Helvetica a 50 ans |
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[Helvetica a 50 ans] Et les anniversaires typographiques
se succèdent.
Après les 25 ans du smiley, Helvetica a
50 ans en fanfare !
Un article dans
un quotidien national (Libération) avec
des références
aussi prestigieuses qu'Erik Spiekerman
ou Paula Scher, une foule d'articles dans les
journaux étrangers,
le grand public n'aura plus aucune
raison objective d'ignorer la typographie.
Un
livre,
un DVD et
une exposition sont
même consacrés à l'histoire
de la création et de l'utilisation de
cette police, gageons que les records
de vente du « Da
Vinci code » et de « Nemo » ne
tarderont pas à être dépassés
(en tout cas je participerai personnellement
à la tentative).
Cette police ultra-célèbre
(parce qu'elle était donnée gratuitement
avec les imprimantes Apple ?) fut et
est encore tellement utilisée
(parfois à tort et à travers)
qu'elle a perdu toute connotation
et est devenue comme le Times, la
linéale
de ceux qui veulent rendre leurs
lettrages les plus neutres possible
(ce qui est bien compréhensible pour
une pol | | |