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 29/12/07  Beau Steampunk & uchronie

[Steampunk & Uchronie] Noël est passé, mais il vous reste peut-être des cadeaux en retard à vous faire offrir ? Si c'est le cas (et que la personne qui doit vous l'offrir est richissime), pourquoi ne pas demander un splendide ordinateur portable spécialement customisé en style steampunk ?

Au cas où vous ne connaîtriez pas ce courant pourtant fort riche et varié du roman de fiction, apprenez qu'il s'agit d'imaginer comment aurait tourné le monde si certaines inventions modernes (ordinateurs, électricité, énergie nucléaire,...) avaient ou n'avaient pas été élaborées en leur temps. Que se serait-il passé si Babbage avait eu le temps de terminer son projet de calculatrice universelle et que l'informatique eût été découverte il y a trois siècles et non pas il y a cinquante ans ? Dans quel monde vivrions-nous si l'électricité n'avait jamais quitté le stade de curiosité de laboratoire ? Et que se serait-il passé si l'Église avait réussi à imposer son veto sur l'innovation scientifique sous le prétexte qu'il s'agit d'une démarche diabolique ? Que se serait-il passé si les alchimistes avaient vraiment réussi à changer simplement n'importe quel élément en n'importe quel autre et qu'aurions nous fait d'une telle invention ?

Ce genre littéraire et plus généralement les romans décrivant une uchronie (cf le « Complot contre l'amérique » de Philip Roth, pour ne parler que du plus connu) nous font prendre conscience du nombre considérable d'événements parfois fortuits qui ont modelé le monde d'aujourd'hui et que si le monde de 2007 termine l'année ainsi, c'est aussi dû à une multitude d'événements, grands ou petits, dont nous sommes parfois acteurs et même décideurs : dans quel magasin avez-vous acheté vos cadeaux pour Noël, celui appartenant une multinationale mondialisée ou au magasin du coin ? Quel type de voiture avez-vous acheté cette année, le gros 4x4 qui consomme onze litres aux cent kilomètres ou la petite voiture certes moins voyante mais qui consomme quatre fois moins de carburant ? Et sur quel ordinateur lisez-vous ceci, sur un portable standard d'un des deux plus gros fabricants mondiaux que vous jetterez à la poubelle dans un an ou sur un de ces bijoux en bois et métaux précieux, ciselé à la main par cet artisan génial que vous conserverez encore de nombreuses années ?

>[Jerry Cornelius]

   
 24/12/07  Vœux Joyeux Noël !

[Joyeux Noël !] Après cette année ayant déjà eu bien son content de fêtes diverses occasionnées par la célébration des dix ans de Graphos, il en reste une particulièrement importante avant la fin définitve de 2007 : Noël !

Je vous rappelle que Noël n'est pas la fête des enfants, ni celle de la carte bancaire, ni celle des derniers gadgets high-tech, ni celle du cadeau cassé avant la fin de la soirée, ni celle du déluge publicitaire et marketing, ni même celle du vieux monsieur en manteau rouge et barbe blanche, c'est (depuis 2007 ans) l'anniversaire du petit Jésus !

Mais oublions vite ce prétexte futile et profitons-en, comme pour toutes les fêtes Graphos, pour remplacer une célébration ennuyeuse par un bon grand festin digne de nous réchauffer au cœur de l'hiver et d'occasionner de profonds remords en janvier quand il faudra annoncer son taux de cholestérol à son médecin !

En attendant, joyeux Noël à tous, abusez bien des bonnes choses, pas trop des mauvaises et pensez à vous faire offrir des cadeaux culturels, comme une ou deux entrées à l'exposition « L'enfer des bibliothèques » à la BnF !

>[Graphos]

   
 22/12/07  BnF L'enfer…

[L'enfer…] Une semaine plutôt chargée sur le plan professionnel (mais c'est pour une bonne cause) m'a empêché de vous faire part d'une nouvelle que seul Graphos pouvait vous annoncer : il y a en ce moment à la Bibliothèque nationale de France une exposition qui est, à ce jour et au dire d'informateurs bien placés, l'exposition qui aura attiré le plus grand nombre de visiteurs à la BnF. Plus que celle des « Trésors des manuscrits carolingiens » et même plus que le sublime tryptique de « Naissance des écritures ».

Cette exposition, vous en avez sans doute entendu parler, même au fin fond le plus reculé de la France, là ou vous ne recevez que trois chaines de télévision, là où aucun des réseaux de téléphone portable ne juge profitable d'étendre son emprise, là où les quatre lettres ADSL signifient encore « Association Dominicale des Salaisons Légères ». Quoique l'on dise, la culture élitiste a du plomb dans l'aile s'il faut évoquer des sujets comme « l'Enfer de la bibliothèque, Eros au secret » pour voir immédiatement se presser de telles foules (et j'en suis témoin) à l'entrée d'un de ces lieux d'habitude si propices à l'isolement, j'ai nommé une bibliothèque. Peut-être que pour amener nos compatriotes à acheter au moins un livre par an faut-il mieux leur conseiller « Histoire d'O » plutôt que « À la recherche du temps perdu » ?

En tout cas Malraux et les autres avaient tort, ni spirituel, ni religieux, le vingt-et-unième siècle (culturel) sera érotique ou ne sera pas !

>[Désiré Rotique]

PS : cette exposition est interdite au moins de seize ans, c'est dire si elle va continuer à attirer les foules !

   
 17/12/07  Expo Calligraphie sur Seine

[Calligraphie sur Seine] Et pour finir l'année en beauté (c'est le cas de le dire), ne manquez pas une exposition parisienne (grrr... toujours les mêmes favorisés) de calligraphie qui regroupe les travaux de quatre des plus grands calligraphes français de leur génération, j'ai nommé (excusez du peu) Julien Chazal, Laurent Rébéna, David Lozach et en particulier Bruno Gigarel que nous ne remercierons jamais assez d'avoir participé à la fondation, il y a maintenant dix ans, d'une association de calligraphie marseillaise qui allait devenir grande.... Graphos !!!

Les expositions de calligraphie sont trop rares pour ne pas en profiter, si vous vous approchez un tant soit peu de la région parisienne (je sais, ce n'est pas très agréable, mais un telle expo mérite bien de supporter un peu les parisiens !) et peut-être qu'à l'approche du 24 décembre, vous pourrez vous offrir un des fruits de leur art qui remplacera avantageusement cette superbe (!) affiche de l'Olympique de Marseille qui « orne » votre séjour...

« Calligraphie sur Seine » du 10 novembre au 27 janvier, vous trouverez tous les renseignements sur le blog de l'expo, à :

http://calligraphiesurseine.blogspot.com/

>[BdG]

PS : prenez le temps de visiter les archives de ce blog, vous y trouverez de bien belles photos qui vous donneront encore plus envie d'aller la visiter !

   
 15/12/07  Quoi ? Des rochers qui bougent...

[Des rochers qui bougent…] Passant comme il se doit un certain temps à flâner sur le web, volant de lien en lien comme Tarzan de liane en liane, parcourant le mode d'un clic de souris, je suis tombé sur un article qui m'a laissé absolument muet d'étonnement (et il en faut beaucoup). Les faits relatés n'ont aucun rapport immédiat avec la lettre, ni l'informatique je vous en avertis tout de suite. Ils sont simplement étonnants et montrent que le monde recèle encore bien des sources de stupéfaction et que les scientifiques ont encore bien du pain sur la planche avant de pouvoir dire que la réalité est totalement mise en équation.

Car voyez-vous, il existe un endroit sur Terre où les rochers se déplacent tout seuls. Si, si, je vous l'assure, l'article émane d'une source sûre, vérifiable et digne de foi, et il est corroboré par divers autres articles relatant les mêmes faits : il existe un endroit nommé pour cette raison Racetrack Playa, dans la vallée de la Mort aux États Unis, où les rochers avancent, lentement certes, mais en laissant derrière eux une trace de leur passage qui ne laisse aucun doute sur leur déplacement. Ah ah, vous entends-je vous gausser, un maire local a sans doute trouvé malin de bouger ces rochers discrètement de nuit afin de faire venir dans son village sans attrait des montagnes de touristes assoifés d'irrationnel. Eh bien non. Il n'y a pas d'agglomération à des lieues à la ronde, ni de traces de grue autour des rochers en question. Alors il ne reste que le mystère.

J'imagine assez bien les merveilles de land-art calligraphique que pourrait réussir celui qui arrivera à trouver le moyen de guider les rochers dans telle ou telle direction. Mais en attendant, comme disait ce bon vieux Shakespeare, « il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans votre philosophie ».

>[Hamlet of Elseneur]

   
 13/12/07  Banquet Ten years !

[Ten years !] Quel dimanche ! Et quel débordement culinaire et festif ! Le banquet final des dix ans de Graphos s'est tenu dimanche dernier dans une ambiance des plus conviviales, en présence d'une brochette d'invités calligraphes latins, chinois ou japonais, de poètes et d'autres amis qui ont marqué les dix premières années de l'existence de Graphos.

Une rétrospective multi-média nous permit de nous remettre en mémoire certains temps forts de ces dix ans, mais nous n'avons pas manqué d'évoquer les amis absents ainsi que les nombreuses figures qui ont apporté leur contribution à l'érudition calligraphique des graphosiennes et des graphosiens. Comme il fallait sortir de moment de nostalgie, le banquet a suivi, avec quantité de plats tous plus délicieux les uns que les autres, abondamment arrosés de délicate ambroisie de diverses origines. Le menu récemment présenté ici ne peut que vous donner un vague aperçu de la démesure papillo-gustative auquel il a donné lieu. Malgré cela, l'ambiance est restée dans la retenue qui sied au couvent de l'Angélus qui nous accueille depuis cinq ans, et les propos sont restés de la plus haute tenue (aucune blague à propos qu'un quelconque extincteur n'a été entendue), sauf vers la fin du repas, comme il est de coutume chez Graphos.

A cette occasion, le programme de l'année 2008 a été dévoilé et malgré un retour à une tendance nettement plus laborieuse et un peu moins festive, on peut y remarquer la présence d'un stage « Calligraphie et Œnologie » ainsi que celle d'un petit voyage d'étude à Lyon, dont il me semble que la partie gastronomique n'aura rien à envier à la partie culturelle.

Longue vie à Graphos, un grand merci à Thierry pour toutes ces années de culture calligraphique et gastronomique, et à l'année prochaine pour démarrer studieusement le 20 janvier par un stage sur l'Incise, qu'on se le dise !

>[BdG]

   
 11/12/07  Lire Comment ça marche ?

[Comment ça marche ?] Depuis les travaux de François Richaudeau sur le lecture il y a quelques dizaines d'années, peu de scientifiques se sont penchés sur le processus exact qui nous permet de lire un texte écrit. Pourtant, une des étapes qui me semble fondamentale dans le design de caractères est de savoir comment l'œil puis le cerveau arrivent à faire correspondre une série de taches sur le papier avec un concept tel que « table ». Il me semble tout à fait stupéfiant qu'un kilo de matière cérébrale graisseuse arrive à ce miracle alors que des tonnes de subtil matériel électronique informatisé en sont incapables !

Un article trouvé par hasard sur le site de Microsoft (en anglais hélas) montre que l'hypothèse de la reconnaissance de la forme des mots n'est plus à la mode. Divers procédés, parmi lesquels la surveillance en temps réel de la position et du mouvement des yeux, associés aux modèles les plus récents de réseaux neuronaux semblent plutôt opter pour une reconnaissance bien plus complexe se faisant à plusieurs niveaux en parallèle, et dont la forme du mot n'est qu'un élément parmi d'autres. Un modèle hiérarchique où l'on passe depuis la reconnaissance globale jusqu'à la reconnaissance lettre à lettre à plusieurs niveaux est particulièrement intéressant si on le met en correspondance avec les plus récentes avancées dans le domaine de la vision en général qui montrent une structure à peu près semblable.

Et qeu dier du pehnoemen ed letcuer bruoillee où la forme des mots peut être relativement bouleversée sans que la lecture ne soit rendue impossible ? Il reste encore bien des points à éclaircir avant de pouvoir enfin dessiner ou tracer des caractères lisibles en toute connaissance de cause !

>[Ambroise de Milan]

PS : un livre récemment paru qui aborde le sujet par le biais des neuro-sciences fera bientôt l'objet d'un article ici même.

   
 8/12/07  Calli Trois pierres...

[Trois pierres, cinq fleurs…] Vous aimez par-dessus tout la calligraphie japonaise, le saké, la nature, les saisons, les pruniers en couleurs, les jardins japonais, … les bonsaïs de Michel, les pierres et les fleurs… alors ce dernier né de la collection Pollen, « Trois pierres cinq fleurs », est pour vous… Depuis des siècles, les Japonais entretiennent une relation très proche avec la nature, et leurs jardins témoignent de ce profond attachement. Les premiers écrits japonais sur ce thème remontent au XIe siècle. Le texte fondateur présenté ici date de 1395, époque fortement marquée par le développement du bouddhisme zen ; c’est la première fois qu’il est traduit en français. Dans ce recueil de traditions secrètes, on apprend l’art de poser les pierres, celui de construire « l’île du souffle d’en haut » et d’atteindre ainsi « deux bonheurs et trois biens »...

Poèmes de grands auteurs japonais et calligraphies de Keiko Yokoyama viennent délicatement émailler cet étrange traité où la science du jardin mêle souvent recherche esthétique et préoccupations philosophiques…

>[Graphos]
Trois pierres 5 fleurs - Petit traité du jardin japonais
Traduction de Bertrand Petit - Calligraphies de Keiko Yokoyama
Éditions Alternatives
10 x 19 cm, 64 pages en quadri - 12 €

   
 5/12/07  Miam Banquet Ten Years

[Banquet Ten Years] Malgré tous les contretemps et toutes les avanies (et framboises) qui ne peuvent que se manifester pour l'organisation d'un stage aussi festif d'après la loi de Murphy, le menu du « Banquet des dix ans » de dimanche prochain est prêt. Ayant une source de renseignements profondément infiltrée dans l'organisation la plus intime du premier cercle de Graphos, et n'ayant pas peur des représailles qui ne peuvent manquer de me retomber dessus dès que je vous aurai livré cette information, je me dois de vous communiquer ce menu. Il faut, en effet, que vous alertiez au plus tôt les instances diététiques suprêmes afin qu'elles s'opposent le plus fermement possible à un tel débordement de bonnes choses et à une telle accumulation d'infractions aux lois les plus élémentaires de la nutrition basse-calories. Ne manquez pas non plus de prévenir les ligues d'abstinence car il semblerait que diverses boissons alcoolisées, toutes plus délicates les unes que les autres certes, soient également prévues au programme :

Banquet Graphos // Ten Years

Menu // Meuniou

Bagodas (Amuse-gueules indiens aux tomates & petits légumes)
Saumon de Norvège Fumé & Canapés
Entrées Graphos assorties des surprises du Chef
Tartes aux légumes des saison & petites salaisons
Tapenade (Olives broyées, anchois et tapena)
Mezzé Royal
Assortiments de viandes grillées
Courgettes & Aubergines à la Caucasienne
Boulghough & Petits légumes
Pollenta à la Nour (Semoule de Maïs et olives de Provence)
Fromages de Provence & Noix & Amandes
Bûches de saison & Bougies Ten Years (à souffler en volutes)
Tartes aux Chocolats
Nougats de Montélimar par Frère Gérard
Calissons d’Aix-en-Provence by PFB
Cafés

Vins // Ouaïnez
Gewurztraminer Alsace - Hubert Beck - Vendanges Tardives 1996
Cassis Clos Val Bruyère 2005
Côtes du Rhones - Graphos Cuvée 5 ans
Saint-Emilion Magnum Château Angelus 1955
Champagne Mumm Cordon Rouge 2007

Il faut absolument faire quelque chose ! Une seule solution, infiltrez-vous en vous inscrivant auprès de teg5@voila.fr au plus vite !

>[Jean Nidetch]

   
 02/12/07  Perdu ! Mea culpa...

[Mea culpa...] Un accès d'angélisme primaire, ou un de ces moments d'amour de l'humanité toute entière comme nous pouvons en avoir quand nous apprenons que nous avons gagné quelques millions d'euros à la loterie, bref, un excès de Prozac™ m'a fait diffuser il y a quelque jours un article sur « Écritures », un livre que je prétendais totalement gratuit et excellent à la fois. Hélas, autant l'envolée a été haute en admiration autant la chute fût rude. Plusieurs lecteurs du BdG (que je remercie pour la promptitude de leur réaction) ne trouvant pas le dit livre, s'en enquirent auprès de l'éditeur, et c'est là que le verdict tomba : il fallait acheter deux livres des éditions Perrin pour avoir le droit d'obtenir ce petit « gratuit ». Victime donc d'un libraire ne respectant pas la consigne de diffusion de l'éditeur mais sans doute aussi d'une trop forte dose de Lexomil™, je vous ai donc fait croire qu'il restait quelques grammes de bonté dans ce monde de brutes : eh bien, non. Je connais un très bon vendeur de cordes, solides et pas chères.

Cela dit, ça reste un très bon livre. Tentez de corrompre votre libraire ou de le séduire suivant vos capacités financières ou votre apparence physique, il peut peut-être vous en donner un vraiment gratuitement ?

>[John C. Woods]

   
 1/12/07  Info Boutique de Thot n°9

[Boutique de Thot n°9] Chers amis du consumérisme le plus échevelé, de la marchandisation universelle et de la croissance par l'achat déraisonnable, Noël approche… et le neuvième numéro de la Boutique de Thot est paru ! Vous y trouverez de quoi farcir votre cheminée ou garnir la base de votre sapin de mille cadeaux qui vous seront proposés ce mois-ci seulement avec 10% de réduction !

Mais vous trouverez aussi sur la partie Graphos de notre site, une nouvelle exposition d'un talentueux calligraphe et peintre, Jean-Frédéric Crevon, que je ne peux que vous inviter à visiter !

Dans la partie Arcadia, vous trouverez une carte de vœux pour 2008 sur le thème de l'Homme Universel (avec une superbe batarde bourguignonne pour les connaisseurs, non cela n'a rien à voir avec la fondue bourguignonne).

   
 Novembre 
 
 28/11/07  Lire L'écriture...

[L'écriture, des hiéroglyphes au numérique] Il existe encore des philanthropes, même en ces temps dominés par le consumérisme le plus échevelé pour lesquels la période de Noël se résume à la dépense la plus importante de l'année. Les éditions Perrin distribuent en ce moment en librairie un petit livre gratuit sur l'histoire de l'écriture. Ce livre est vraiment gratuit, non pas la gratuité habituelle comme « il vous est offert si vous achetez trois livres de notre collection » qui équivaut à vous faire acheter l'ensemble en vous faisant croire que vous n'en payez qu'une partie, non, gratuit comme « prenez en un », point. Les lois du marché voudraient que la qualité de l'ouvrage soit tellement basse qu'il soit gratuit parce qu'il ne peut pas être vendu. Et bien, si les lois physiques de la gravité ne peuvent être contredites que dans le monde idéal de StarTrek, les lois du marché économique peuvent facilement être battues en brèche par un acteur économique qui n'obéit pas à son intérêt pécuniaire immédiat. Ainsi les éditions Perrin en profitent-elles pour nous démontrer la qualité de leurs ouvrages et nous inciterà parcourir leur catalogue.

Pour en revenir à « L'écriture, des hiéroglyphes au numérique » sachez qu'il s'agit d'un recueil d'articles écrits par les plus grands spécialistes de chacune des périodes étudiées, depuis Jean Bottero pour la Mésopotamie ancienne jusqu'à Régis Debray pour la période actuelle en passant par Henri-Jean Martin pour les débuts de l'imprimerie, pour ne parler que de ceux que je connais. Ces articles sont tous plus passionnants les uns que les autres et sont lisibles sans forcément avoir fait bac plus dix en histoire des civilisations. Ils proposent une initiation très bien faite sur l'histoire de l'écriture et ne peuvent qu'inciter à se lancer dans la lecture d'ouvrages plus approfondis, mais hélas, payants, eux. Un très bon moment de lecture, mais qui ne peut pas constituer un très bon cadeau de Noël si vous ne voulez pas passer pour un radin (quoi ? un cadeau de Noël ne vaudrait que par le prix qu'il coûte ?)

>[Adam Smith]

   
 26/11/07  Miam Cuizine

[Cuizine, un fanzine d'art graphique et culinaire] L'intérêt cumulé pour les arts graphiques et pour la gastronomie qui a présidé à la conception du « Ventre de la Lettre » n'est pas l'apanage des seuls membres de Graphos. Au cours d'un moment d'errance sur Internet comme nous en avons tous, je suis tombé par hasard sur Cuizine, un fanzine d'art graphique et culinaire. Présentant divers articles, dont une bonne part de recettes gastronomiques, ce fanzine s'attache à les présenter de manière graphiquement recherchée alors qu'au contraire, dans la plupart des grands magazines, la présentation des recettes à un intérêt graphique en dessous de zéro, les graphistes pensant sans doute que s'il y a contenu (gastronomique certes) cela dispense de lui créer un environnement graphique agréable. Le (la) cuisinier (cuisinière) devant son fourneau n'auraient-ils droit qu'à du texte bêtement mis en page en blocs rectangulaires agrémentés de la seule photo d'un plat prétendument issu de cette recette et que personne n'arrivera jamais à rendre aussi beau que sur la photo ?

Vous trouverez sur le site de Cuizine toute une série d'articles directement visibles en ligne et dont le parti pris graphique (noir et blanc exclusif à part la couverture) est complètement à contre courant des photos habituelles aux couleurs saturées et au gloss des plus artificiels dont je parlais plus haut. Les éditeurs de cette revue vous proposent également un blog qui permet de suivre de plus près leurs activités (ah, l'amour des légumes). Si vous voulez soutenir cet effort créatif, ne manquez pas de vous procurer sur papier les numéros déjà parus, au vu des extraits disponibles en ligne, ils sont sans doute autant un plaisir des yeux que des papilles !

>[Arthur Martin]

   
 24/11/07  Oldie Retour vers le futur

[Retour vers le futur] La jungle des typos informatisée est aujourd'hui devenue totalement inextricable, entre les postscripts, les truetype, les opentype, les macs, les windows,... On n'y comprend plus goutte et la typo y perd sans doute une part de sa fraîcheur et de sa simplicité d'antan…

Une équipe de graphistes a décidé de revenir aux bases pour quelques travaux grand format et de remettre au goût du jour ce qui faisait la joie des premiers possesseurs de Macintosh dans les années 80 : les polices dites « bitmap ». Aujourd'hui totalement abandonnée, cette technique consiste à dessiner chaque signe indépendamment des autres par un assemblage de pixels noirs et blanc afin que ceux-ci puissent être directement affichés sur un écran à base de ces même pixels. Cette technique fut rapidement abandonnée devant la multiplicité des signes à dessiner individuellement pour tous les corps mais aussi tous les types de matériels sur lesquels ils devaient être dessinés (écrans, imprimantes, etc.) Les membres de superscript2 se sont attachés à faire revivre cette technique antique mais en la plaçant totalement hors contexte et en l'appliquant à toute une série de supports à base de « pixels » fort éloignés du domaine informatique.

Le résultat est surprenant mais très réussi sur le plan graphique. On imagine sans peine une foule de supports sur lesquels on pourrait ré-utiliser les polices bitmaps, depuis les simples grillages aux orifices obturés ou non, des voitures sur un parking (cf. une publicité célèbre) ou les fenêtres d'un immeuble.

Comme quoi, il faut garder la mémoire de ces outils aujourd'hui désuets, car remis au goût du jour, ils peuvent devenir une multitude de sources de créativité.

>[Chick Ago]

   
 21/11/07  Nul ACCENTS

[ACCENTS] L'excellente revue Graphê dont je vous parlais ces derniers jours abonde dans le sens de la « Lettre de Thot n°52 » à propos de la nécessité incontournable d'accentuer les capitales. Elle le prouve en nous citant un texte désopilant écrit par Albert Quéméré, professeur à l'École Estienne, qui démontre l'incertitude du sens et l'inconfort de lecture qui apparaît dans un texte aux capitales non accentuées :

FELICITE FELICITE MARIE MARIEE AVEC CE BENET D'ENTREPRENEUR DE MACONNERIE DU RESTAURANT DU PALAIS DES CONGRES. IL FUT INTERNE DANS UN HOPITAL PSYCHIATRIQUE ET IL A EXIGE QUE TOUS LES ASSASSINS SOIENT JUGES. POUR CETTE FETE ADULEE, AU MENU ON A RELEVE : SOUFFLE D'ASPERGE, PATE DE FOIE, BŒUF BRAISE ET UN COCHON FUME AINSI QUE DES OEUFS BROUILLES. SI VOUS ETES TENTES, IL Y A AUSSI UN PETIT SALE, LE LAPIN SAUTE DANS LA POELE ET APRES CES JOLIES PERCHES PECHEES, POIS CASSES ET PUREE DE HARICOTS… ENSUITE UN BISCUIT FOURRE, UN EMINCE DE POIRES, DES PETITES BOUCHEES ONT DEVANCE CES PECHES PERCHEES SI HAUT ! UN CAFE ARROSE EST ENSUITE VERSE.

À noter que seul « maconnerie » bouleverse le correcteur orthographique sur lequel je tape ce texte (il se sent visé ?), ce qui signifie sans doute qu'on n'a pas fini de trouver des PALAIS DES CONGRES inscrits en lettres d'or au fronton des bâtiments abritant des colloques. Il y en a un très beau à Saint Raphaël, et il en est même fait de la publicité sur leur site.

Même Google se met de la partie, car si vous recherchez des informations sur les « congres », vous ne trouverez que des sites mentionnant une foule de congrès. Afin de mieux cerner la recherche, vous pensez à rajouter « poisson » ? Dans ce cas on vous propose une ribambelle de sites sur divers congrès à propos des poissons. Il faudra rajouter « téléostéens » pour trouver, et seulement en quatrième position, un article sur ce sympathique poisson serpentiforme.

Comme quoi que ce soit dans la signalétique ou sur le web, on se trouve bien trop souvent aux prises avec des congres debouts !

>[M. de la F.]

   
 19/11/07  Ventre Art alimentaire

[Art alimentaire] Cette dixième année de Graphos est marquée par la sortie d'un livre aux éditions Arqa, « Le ventre de la lettre », ouvrage qui contient des textes écrits par des amis de Graphos sur les rapports intimes qu'entretiennent la calligraphie et la gastronomie, et pas seulement chez Graphos. À cette occasion, un fidèle lecteur du BdG (Jean-François Cochard pour ne pas le nommer) nous a fait parvenir deux liens sur des sites d'artistes qui explorent également les relations entre lettre et nourriture.

Le premier travail est simple mais efficace, comme je l'apprécie. Il consiste en une police de caractères faites de petits gâteaux (réalisés par l'auteur ?) et d'un logiciel qui permet de composer des mots ou des courtes phrases. Amusez-vous, vous pouvez ensuite imprimer le résultat ou en faire une copie écran pour enrichir un de vos envois de mail-art ?

Le deuxième suit la même démarche mais avec des barquettes de viande hachée. Malgré son effet nettement plus gore, il est également très intéressant dans la subtilité de la disposition des étiquettes et la contrainte de concevoir une police à chasse fixe qui est la largeur de la boite qui les contient.

Bien entendu, le reste des sites de ces artistes n'est pas entièrement sur ce thème mais ne manquez pas de les parcourir, il s'y trouve beaucoup de belles choses et d'idées très originales. Pour parodier W C Fields, quelqu'un qui aime la lettre et la nourriture ne peut pas être tout à fait mauvais.

>[Baby LeRoy]

   
 17/11/07  Revue Graphê

[Graphê] À l'occasion des actions visant à protéger le patrimoine typographique de l'Imprimerie Nationale en général et le cabinet des poinçons en particulier, vous avez sans doute entendu parler du site garamonpatrimoine.org et de l'association Graphê qui s'y exprime.

Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que cette association édite une revue fort bien faite, qui comporte une foule d'articles plus intéressants les uns que les autres, écrits par les plus grands érudits en la matière, revue qui propose des articles sur la typographie, l'histoire de l'écriture manuscrite, gravée ou typographiée, le graphisme parfois, et toute sorte de sujets touchant à la lettre et aux diverses péripéties de son évolution et des techniques permettant de la fixer. Sous forme d'un trimestriel d'une vingtaine de pages, sur du beau papier et mis en page avec le goût certain que procure de longues années de pratique typographique, cette revue vous permet à la fois de découvrir de nombreux aspect plus ou moins méconnus de cet art de l'excellence qu'est la typographie.

Et en plus, par votre abonnement, vous soutenez l'action de Graphê qui empêchera peut-être que les plus beaux fleurons de l'histoire typographique française tombent dans l'oubli au fond d'un entrepôt.

>[Claude Berge]

PS : au moment où nous mettons sous presse, nous recevons le numéro 38 de cette revue, qui nous entretient, entre autres, des travaux de Michel Olyff, de Louis Jou et d'Albert Hollenstein et de quelques problèmes d'accentuation.

   
 14/11/07  10 ans Banquet Graphos

[Banquet Graphos] Au cas où vous reveniez d'un lointain voyage intergalactique ou que vous vous réveilliez d'une hibernation profonde et prolongée, annuntio vobis gaudium magnum : Graphos a dix ans !

Et après tous les événements d'exception qui ont marqué cette dixième année, depuis nos invités prestigieux, nos stages people, la tenue enfin de l'arlésienne de Graphos (le stage de gravure lapidaire), il restait, comme dans les albums d'Asterix, à ce que cette année festive se termine autour d'un grand banquet (gaulois ?), avec tous les amis nés de ces dix années de rencontres autour de la calligraphie. Ce banquet aura donc lieu le neuf décembre et vous pouvez en trouver tous les détails sur le site de Thot Graphos ainsi qu'une liste partielle des participants.

Le champagne coulera à flot, la nourriture sera abondante et raffinée, les potins iront bon train, les anecdotes croustillantes se succéderont, les allusions salaces fuseront sous les regards courroucés de notre conscience (avec la présence impromptue de la fameuse blague de l'extincteur ?), les recettes les plus secrètes seront échangées en confidence, les discussions les plus culturelles voisineront avec les ragots les plus infâmes, bref un vrai banquet dans la tradition Graphos comme il ne s'en tient qu'une fois tous les dix ans (parce qu'il faudra dix ans pour s'en remettre !). Et à côté, le banquet de Trimalcion ressemblera à un repas chez MacDonald's !

Inscrivez-vous vite afin de nous permettre d'organiser au mieux tous les détails de ce couronnement de notre activité en envoyant un mail à teg5@voila.fr.

>[Encolpe & Ascylte]

   
 12/11/07  Site Chambre aux livres rares

[La Chambre aux livres rares] Pour pouvoir apprendre des maîtres, il faut pouvoir les étudier, et si les travaux des maîtres ont plus de quelques dizaines d'années, il devient vite impossible de retrouver leurs ouvrages sans devoir sérieusement faire exploser son budget culturel, écorner les économies pour sa retraite ou mettre toute sa famille sur la paille pour les vingt prochaines années !

Eh bien, certains mécènes ont pensé aux amoureux de la belle typographie et il ont mis en ligne un site unique, « La Chambre aux Livres Rares » qui propose (dans la langue de Lewis Carroll) de feuilleter toute une série de livres totalement introuvables sous forme d'originaux et même sous forme de fac-simile. Vous y trouverez l'édition vénitienne des Éléments d'Euclide (1482) ou même sous forme de manuscrit en grec (888), les poèmes de Chaucer dans la superbe édition de William Morris, le Manuale tipografico de Bodoni, le De Symmetria... de Dürer, et une quantité d'autres ouvrages qui retracent toutes les étapes importantes de l'écriture manuscrite et typographiée. Cependant, on y trouve aussi des partitions, des livres scientifiques, sur les arts ou la philosophie, bref, un vrai trésor issu des plus prestigieuses bibliothèques. Chaque ouvrage est fort bien numérisé et présenté, mais le téléchargement est impossible, pour des raisons de droit d'auteur parfois un peu difficiles à comprendre.

Bref, vous passerez sans doute comme moi de longues heures à feuilleter tel ou tel ouvrage, connu ou inconnu, à lire les textes rares ou simplement à admirer l'art typographique porté à sa perfection.

>[Erhardt Ratdolt]

   
 9/11/07  Spam Le jambon qui tue…

[Le jambon qui tue…] Spam, quatre lettres qui font frémir tout possesseur de ce moyen de communication post-moderne si pratique qu'est la boite email... Spam, un mot qui fait trembler même les plus puissants hackers tapis au fond de leur cave bourrée d'informatique dernier cri... Spam, un cauchemar qui pourrait ressembler à « vous avez reçu 36845 nouveaux messages »...

Vous vous en protégez certainement en utilisant ces produits si pratiques que vous proposent les fournisseurs d'accès à Internet pour un prix modique, mais dont les performances laissent parfois à désirer. De plus, considérant que leur efficacité est jugée au nombre de mails indésirables que vous recevez, les dernières générations ne laissent plus passer un seul spam dans vos boîtes aux lettres... au prix de la mise au recyclage (vous ne croyez pas qu'on va les jeter ?) de bien des mails sérieux dont la >[Lettre de Thot] et le >[Blog-notes de Thot]. De nombreux abonnés nous ont en effet signalé avoir été obligé, pour nous lire, de farfouiller dans leur boite à spam pour enfin repêcher la LdT au milieu de la fange boursicoteuse, casinophile, pseudo-pharmaceutico-erotomaniaque ou agrandisseuse d'attributs masculins. Certains ont réussi à la retrouver telle le diamant au milieu du fumier, mais pour d'autres Shiva aura été plus rapide et il se voient obligés de nous en redemander l'envoi.

Il y a un moyen simple d'échapper à cette funeste situation, c'est de déclarer à votre filtre que la Lettre de Thot vous intéresse, soit en mettant thot.graphos@free.fr dans votre liste d'expéditeurs de confiance ("whitelist" dans la langue de Philip K Dick) ou, si cette liste ne vous est pas proposée, en mettant tout simplement thot.graphos@free.fr dans votre carnet d'adresses.

Mais si vous avez manqué un ou plusieurs numéros, et que vous vous désolez d'être passé à côté de tant d'informations intéressantes, contactez le webmaster et je suis sûr qu'il pourra faire quelque chose pour vous...

>[Kevin Beatnik]

   
 7/11/07  Yesss Elle est marteau !

[Elle est marteau !] Mais si la mondialisation rampante et informatisée menace d'envahir notre quotidien, il reste encore des individus pour oser résister aux multinationales et à la vache-à-laitisation du client qu'elles croient pouvoir nous imposer.

Mona Shaw avait demandé l'installation d'une ligne ADSL téléphonique, télévision et internet. Pour le premier rendez-vous, les installateurs ne se sont pas montrés. Lors du deuxième, ils ne firent que la moitié de l'installation. Après le troisième, plus rien ne marchait, pas plus son ancien téléphone que la nouvelle installation qu'ils étaient supposés mettre en place.

Le lendemain, excédée, elle prit sa voiture, se rendit dans la concession locale de son fournisseur d'accès. On lui garantit qu'elle aller rencontrer un responsable. Elle attendit. Deux heures. Puis on lui dit qu'il était tard et que le responsable en question était rentré chez lui, et merci quand même de vous être déplacée.

Alors Mona trouva qu'on s'était assez moqué d'elle. Le jour suivant, elle prit le plus gros marteau qu'elle trouva sur l'établi de son mari, Don, et elle retourna chez son fournisseur d'accès. Sa première victime fut le clavier de la réceptionniste qui vola en éclat au bout de seulement quelques coups à peine appuyés. Puis, comme cela n'avait aucun effet, ce fût au tour du téléphone, puis de l'écran et de l'ordinateur de l'hôtesse, les gens s'affolaient, criaient, appelaient à l'aide, puis elle passa aux autres matériels divers qui parsemaient l'agence quand les policiers firent irruption et lui passèrent les menottes. Elle se retrouva au poste et passera bientôt en jugement.

Qu'il soit clair qu'un blog éditorialement responsable comme le nôtre ne peut en aucun cas cautionner un tel comportement ni en faire l'apologie d'aucune façon. Cependant, un tel fait devait être porté à la connaissance des foules parmi lesquelles tant de clients ont passé des heures au bout de la « hotline » à 0,34 euros la minute pour se voir raccrocher au nez, ou tomber sur une personne qui pour la vingtième fois vous demande « vérifiez que l'appareil est bien allumé »...

Comme dit Théo avec son fort accent allemand dans « les Tontons Flingueurs », je ne dis pas que ce n'est pas injuste, je dis que ça soulage.

>[Fernand Naudin & le Washington Post]

   
 1/11/07  Info Blog-Notes de Thot n°6

[Blog-Notes de Thot n°6] Chers amis des pourriels, du pollupostage et du jambon en boîte, le sixième numéro du Blog-Notes de Thot est paru ! Ce mensuel qui remplace la Lettre de Thot deux mois sur trois vous invite ce mois-ci à découvrir, sur la partie Graphos, le tant attendu « Ventre de la Lettre » qui paraît ce mois aux éditions Arqa.

Sur la partie Arcadia, nous vous invitons à faire un tour du côté de la galerie de portraits où Karl Eckartshausen vient de faire son apparition en tant que quarantième membre de cette honorable assemblée !

Bonne lecture et n'oubliez pas de vous inscrire au plus tôt si vous voulez assister au banquet exceptionnel des 10 ans de Graphos le 9 décembre prochain. Vous pouvez en découvrir la liste partielle des invités prestigieux en première page de notre site  !

Abonnez-vous à la Lettre de Thot, c'est gratuit.

   
 Octobre 
 
 31/10/07  Fête Halloween

[Halloween] L'origine de la fête américaine d'Halloween est celtique : nos ancêtres célébraient en effet le passage de la « saison claire » à la « saison sombre », la veille du premier novembre, sous le nom de Samain, un moment où l'on se réunissait et où l'on célébrait le passage vers l'Autre Monde. Cette fête celtique a été transformée lors de l'évangélisation de l'Irlande et perpétuée par les émigrants irlandais sur le continent américain sous l'appellation d'All Hallows Eve ou Halloween, la veille de la fête de tous les saints. On retrouve encore le thème de passage vers l'autre monde et la célébration des morts dans l'actuelle fête américaine, mais la forme a beaucoup évolué. Halloween est ainsi indissociablement liée à des éléments de folklore tels que les fantômes, les sorcières et le célèbre Jack à la Lanterne, personnage sympathique qui trompa plusieurs fois le Diable et fut condamné à errer interminablement avec une lanterne creusée dans une citrouille…

>[BdG]

Et aussi (click here)

   
 27/10/07  Humeur Modernité

[Modernité] Il est souvent surprenant de voir que les parements de notre prétendue modernité (voir post-modernité) ont parfois des racines fort anciennes et combien les siècles passés ont modelé quantité de détails contemporains que l'on imagine nés de la dernière pluie.

Nous connaissons tous le Macintosh et le format PDF. Ils ont en commun d'utiliser l'un et l'autre une valeur « 72 dpi » (72 points par pouce), l'un pour la taille du pixel de son écran noir et blanc d'origine (1984) l'autre comme unité de dimensionnement (tous les dessins, caractères, images et autres éléments composant un document PDF ont des dimensions données en 72e de pouce). Cette valeur n'a semble-til aucune raison d'être fixée à ce nombre précis qui n'est ni une puissance de deux (2,4,8,... comme souvent en informatique), ni une longueur en unités humaines (centimètres ou pouces). C'est, pensais-je, un symptôme évident de longs calculs et de compromis difficiles effectués par un regroupement d'experts internationaux et ayant donné lieu à normalisation par l'ISO après nombre de colloques internationaux à Bali, aux Seychelles ou aux Baléares (mais jamais à Dunkerque, vous avez remarqué ?).

Or, récemment, après une recherche de plusieurs années, je pus enfin dégotter chez un bouquiniste un des cinq cents exemplaires de la seule ré-impression d'un ouvrage mythique pour qui s'intéresse à la lettre, le « Manuel typographique » de Pierre-Simon Fournier le Jeune datant de 1764 (l'original, pas le fac-simile). Et à la page 130, quelle ne fût pas ma stupéfaction (et je suis encore en dessous de la vérité) quand je trouvai la description d'une échelle « fixe & déterminée que je divise en deux pouces, le pouce en douze lignes, & la ligne en six de ces points typographiques, la totalité est de 144 points ». 144 points en deux pouces ? C'est 72 points par pouces ! Et je dus me rendre à l'évidence, cette valeur magique ne devait rien aux experts mondiaux, ni aux organisations de normalisation internationales et balnéaires, elle était née, il y a deux siècles et demi, chez un des seuls « typographes » à la fois dessinateur et graveur de poinçons, fondeur de caractères et également imprimeur (trois compétences sans lesquelles nul ne peut se prétendre typographe, selon lui). Il avait trouvé que les tailles de caractères décrites jusqu'alors par des termes flous (gros-canon, non-pareille, philosophie et autre gaillarde) se devaient d'être une fois pour toutes fixées par un nombre entier d'une unité universelle : le point typographique ou 72e de pouce, et il avait condensé sa science en un ouvrage absolument magnifique esthétiquement et passionnant d'un bout à l'autre pour qui s'intéresse à la typographie, le « Manuel Typographique utile aux gens de lettres & à ceux qui exercent les différentes parties de l'Art de l'Imprimerie », 1764 (reprint par l'école de Darmstadt 1995).

Comme quoi, même une science aussi récente que l'informatique, dont on pourrait penser qu'elle peut s'affranchir de tout héritage (du passé faisons table rase) reste tributaire, jusque dans ses détails, de concepts datant de plus de deux siècles.

>[Cicéro Trismegiste]

   
 24/10/07  Au fou Gros-canon

[Gros-canon] Le monde va-t-il bientôt être sous la coupe des machines ? L'avenir de Terminator est-il notre avenir ? C'est ce qu'on pourrait croire à la lecture du récit consternant de ce qui s'est passé récemment en Afrique du Sud.

Le fabricant d'arme suisse Oerlikon a trouvé malin de construire un canon anti-aérien piloté par un ordinateur de façon à ce qu'il puisse tirer sur un avion même très rapide sans être limité par la relative lenteur des réflexes humains (seulement humains) des opérateurs habituels. Fier de sa réalisation, il est allé montrer son chef-d'œuvre à l'armée sud africaine. Malheureusement, lors de la démonstration, un petit problème que nous connaissons tous, un bête bug comme on dit, a rendu l'engin totalement incontrôlable. Mais comme ses moyens de nuisance étaient nettement au delà de ceux de notre petit ordinateur domestique, au lieu d'afficher un simple écran bleu de la mort, ce canon automatique a commencé à tirer sans discontinuer dans toutes les directions. Et si l'ordinateur n'était visiblement pas très efficace dans sa tâche, le canon, lui, était suisse et donc remarquablement bien conçu, puisqu'il permettait de tirer en continu plusieurs centaines d'obus de 35mm et ce à une cadence redoutablement rapide. Personne, bien entendu, n'osait approcher l'engin de peur de se faire ajouter des ouïes de ventilation de 35mm de diamètre à travers le corps. Par ailleurs, l'arme n'était visiblement pas pourvue d'un système de désactivation à distance, de peur que l'ennemi n'en utilise un identique, on peut le supposer. Quand le canon fou eût enfin épuisé ses munitions, on dénombra neuf morts et vingt-cinq blessés parmi les spectateurs.

Le fait qu'on ose laisser des décisions aussi graves que manier des armes à des ordinateurs dont on ne peut que constater journellement que la programmation (humaine, trop humaine) n'est pas et ne peut pas être fiable me semble une fois de plus complètement irresponsable. Et ce n'est hélas pas un cas isolé, chez tous les industriels de l'armement on s'échine en ce moment à mettre au point divers matériels automatiques alors qu'on est dans le même temps incapable de faire fonctionner de manière fiable un simple ordinateur de bureau. Combien de victimes faudra-t-il encore avant que l'on se rende compte de l'inanité de la démarche de remplacer notre intelligence déclarée faillible (et trop chère) par celle d'un tas d'électronique réputé infaillible (et surtout beaucoup moins cher) ?

>[Arnold Blacknegro]

   
 22/10/07  Lettre Guy Mocquet

[Guy Mocquet] « Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime – Guy - Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! »

Une histoire de lettre - Cette lettre de Guy Mocquet à ses parents fait polémique aujourd’hui 22 octobre 2007, doit-on ou ne doit-on pas la lire obligatoirement dans les établissements scolaires ? Nous ne trancherons pas sur ce sujet épineux, mais nous la reproduisions ici sur le BdG cependant, pour que tout un chacun puisse se faire une idée de son contenu. La polémique est stérile mais le devoir de mémoire ne doit pas être submergé par l'oubli…

[TEG]

   
 19/10/07  Fête FdL à Forcalquier

[FdL à Forcalquier] Ce week-end a lieu à Forcalquier une Fête du Livre d'artiste organisée par «  Forcalquier des Livres (FdL) ». Cette dynamique association propose tout au long de l'année et notamment en été, toute une série d'animations autour du livre, dont des ateliers d'écriture, des séances de lecture publiques, des soupers littéraires, des stages sur les sujets les plus divers et les plus intéressants (j'espère depuis des années avoir le temps d'aller à celui de fabrication de papier, animé par Jean-Louis Estève), des expositions,... bref tout une série d'activités contribuant à rendre concret ce projet de pôle d'excellence rural du livre que Forcalquier et sa région sont devenus.

Le programme est bien trop important pour être totalement reproduit ici, mais vous en trouverez des éléments ici ou . Si vous n'êtes pas au stage Graphos sur les écritures flamandes qui aura lieu, lui, dimanche prochain à Marseille, ne manquez pas de visiter la région de Lurs, Forcalquier, Banon et de la montagne de Lure, elle regorge de jolis coins à balade, de restaurants aux menus savoureux, de très belles librairies (si, si) et bien entendu d'activités culturelles, alors qu'elle est à moins d'une heure de voiture d'Aix-en-Provence !

>[Stéphane Pianoforte]

   
 17/10/07  Expo Frère Gérard à Mably

[Gérard Micolod expose à Mably] Gérard Micolod expose ses travaux à partir du 20 octobre prochain à Mably près de Roanne et il nous envoie quelque mots à ce propos :

« Prof de lettres (classiques) à la retraite et âgé de 65 ans, je m'adonne à la calligraphie depuis 10 ans. Au départ on m'a offert un kit de calligraphie pour mon anniversaire. Depuis lors, je n'ai pas lâché la plume (et ses nombreux substituts).

C'est l'association de calligraphie marseillaise « Thot Graphos" » - qui fête aussi son 10e anniversaire - (un site très visité et un blog dynamique) qui m'a permis de me former, avec ses animateurs, Thierry E. Garnier et Bruno Gigarel. J'ai fréquenté les meilleurs calligraphes contemporains, français (Kitty Sabatier, Laurent Rébéna, Laurent Pflughaupt, Vincent Geneslay et même récemment, Claude Médiavilla) et étrangers (Klaus Peter Scheffel, enlumineur de génie, Brody Neuenschwander américain célèbre par ses prestations cinématographiques, Denise Lach, enseignante à Bâle, au talent ferme et multiple, avec qui j'ai beaucoup travaillé, notamment en grand format.)

On pourra voir à la Médiathèque de Mably quinze tableaux des droits de l'homme, trois Mondrian tirés vers la calligraphie (à voir absolument ! NdlR), cinq René Char (avec des extraits de Feuillets d'Hypnos), ainsi que des travaux abstraits, sans compter un grand format et pas mal de choses de dimensions plus modestes. Dans les vitrines seront exposés quelques livres uniques dont la reliure est exécutée par mon épouse. Vernissage : vendredi 19, à 18 heures.

Cette exposition est au centre d'une activité élargie : une rencontre de 2 heures avec le public aura lieu samedi matin à 10h 30 avec dialogue et démonstration. Si la demande s'exprime une initiation pourra se mettre en place. D'autre part des interventions auprès de classes de l'école élémentaire et du Collège sont programmées. On ne peut qu'apprécier le dynamisme et l'investissement culturel dont fait preuve la Municipalité. »

Et gageons que les visiteurs sauront conjuguer leur appréciation de l'art calligraphique de frère Gérard à Mably avec celle de l'art gastronomique des frères Troisgros à Roanne !

>[Gabriel Bonnot]

   
 15/10/07  Télé Bom, yeorum, gaeul

[Bom, yeorum, gaeul, gyeowool, geurigo, bom] autrement dit « Printemps, été, automne, hiver... et printemps » c’est le film coréen de votre soirée… pas au ciné… mais sur Arte, du réalisateur Kim Ki-Duk – Si vous aimez la calligraphie, et que vous ne comprenez pas pourquoi cet art a la capacité de transcender la matière, alors ne manquez pas cette ode en images qui porte à l’incandescence la simplicité du temps qui fuit...

« Un parcours de vie singulier d’un moine et de son disciple, au centre d’un lac, le feu de l’esprit vivifiant la roue du temps qui s’égrène, la flamme au milieu de l’eau. (…) On sent le peintre derrière la caméra, au plein cœur de la nature. Vie, naissance, mort, renaissance, éternelle quête de la mystique transcendantale, ce film d’une grande spiritualité nous transporte dans un ailleurs, exotique et poétique, proche de la perfection. Un film intime plus qu’intimiste, à voir absolument, par sa beauté plastique, par l’innocence et la passion qu’il contient, car le cinéaste coréen dans un accord majeur, tout au long du film, nous trouble les sens, essence -divine- calligraphique, plan par plan, reconstituée de main de maître. » (voir aussi notre critique sur la Lettre de Thot - Graphos - No 17)

Un film bouleversant de justesse, l’essence même de la calligraphie, à ne louper sous aucun prétexte, ce soir à 20h 40 sur Arte.

>[Teg]

   
 12/10/07  Media by Conti

[Les Conti] Professeurs et étudiants étaient avec les Graphos en ce 30 septembre 07 pour rencontrer Claude Mediavilla à Marseille… Quand des graphistes rencontrent des calligraphes… ça donne ça… Des croquis sur le vif et littéraires à retrouver sur leur Blog !

[Rencontre] - Mon Maître Paul Gabor nous lançait ironiquement quand on n'avait pas assez travaillé sur un projet : « Bon week end Lubalin ! » Ce week end c'était Rencontre avec les calligraphes de Graphos (voir lien) et Claude Mediavilla. Même les brins d'herbe de la pelouse du cloître devenaient des traits de pinceaux vivants. Et quels traits ! J' ai croqué l'instant du silence, de la respiration…et la tarte Tatin d'Yvette. Christian Debanne

[Le Fil du Pinceau] - Avant de commencer à dessiner un regard sur l'outil, genre visite pré-vol du pilote et de son avion…

[Stylo Bic] - Et pendant que Claude Mediavilla nous parlait de plume Braüse et de « permowhite » - Lucas calligraphiait au stylo bic bleu…

Sympa les Conti, isn’t ?

À voir ici sur >Le Blog de Conti.

>[Teg]

   
 10/10/07  Mars La Plume du Gabian

[La Plume du Gabian] Du 10 au 30 octobre, une expo collective de gravure et reliure a lieu sur la Canebière à Marseille à l’Espace Culture. Trois associations y présentent leur travail et leur démarche; Atelier M, atelier ouvert à toutes personnes désireuses de pratiquer la gravure; Liures et Reliure dispense des cours de reliure, de la restauration à la reliure contemporaine; La plume du Gabian animation d'atelier de confection de carnet… Dans le cadre de l’expo, La Plume du Gabian anime des ateliers de confection de carnet - Le mercredi et le samedi de 15 h à 18 h Contact : La plume du gabian 06 618 55 698

« La gravure et la calligraphie ont évolué en dehors du livre, et permettent bien des questionnements sur la place et la forme du livre aujourd'hui. C’est pourquoi nous avons souhaités une interaction dynamique entre la gravure et la reliure, afin de souligner ce lien. Cette exposition nous permet de présenter au public la démarche et le travail de trois associations tendant à promouvoir les arts et métiers du livre.

Nous avons souhaité également sensibiliser le public à l'histoire du livre et des écritures, aux méthodes de confection du livre, à ses matériaux si différents au toucher et à ses évolutions récentes qui font encore de ce média un outil d’échanges et de rencontres actuel. Enfin, sortir du papier de forme industrielle (21/29.7 A4 80g) et homogène en explorant la diversité des différents papiers artisanaux d’aujourd’hui permettra à tous, jeunes et moins jeunes, de redécouvrir l’autre dimension souvent oubliée du livre confectionné à la main, et de redécouvrir un sens aujourd'hui délaissé; le toucher et à travers lui, notre humanité... »

>[La Plume du Gabian]

PS : Voir aussi notre stage Graphos >Écritures et Reliures avec Izabel HOCHARD, sur notre Quizz 2007 en rubrique « Stages » sur le site de Graphos [>Click here].

   
 7/10/07  Stage Claude Mediavilla

[Claude Mediavilla] Les dix ans de Graphos ont été l'occasion, une fois de plus, d'un stage absolument unique dimanche dernier avec Claude Mediavilla. Pour recevoir le plus célèbre calligraphe français, auteur de deux ouvrages qui sont devenus des références dans le domaine, traduit et apprécié outre-atlantique, dispensant son enseignement dans le monde entier, nous avions mis les petits plats dans les grands.

Le week-end commençait par un dîner-débat passionnant samedi soir à la Maison du Bâtiment de Marseille, dîner pendant lequel chaque participant a pu converser avec Claude Mediavilla, certains en profitant même pour lui faire expertiser un manuscrit en cursive gothique du XIVe siècle !

Dimanche a été l'occasion d'une magistrale conférence sur son art au cours de laquelle il a pu approfondir pour nous sa vision de l'abstraction dans l'art en général, et dans la peinture et la calligraphie en particulier. Plusieurs heures de pur bonheur !

Cet enseignement fut suivi de démonstrations pendant lesquelles nous pûmes apprécier en direct la précision de ses gestes, l'amplitude de ses courbes, l'équilibre de ses lettres et mille petits détails techniques découverts, ajustés, peaufinés durant sa longue carrière de grand professionnel.

L'année des dix ans se poursuit dans la fête et les moments d'exceptions qui vont se succéder jusqu'au point d'orgue du banquet de décembre, où nous reverrons de nombreux amis de Graphos rencontrés tout au long de ces dix dernières années !

« Graphos est grand ! »

>[Saar Dîn d'Omar Sey]

   
 5/10/07  Expo2 Benedicte Gerin

[Benedicte Gerin au studio Eight by Ten] Aujourd'hui s'ouvre à Paris la deuxième expo de Bénédicte Gerin au studio « Eight by Ten ».

« le Jura s’est très bien passé, maintenant, j’attaque l’expo à Paris. Ce sera très atypique car j’expose dans un studio photo, et nous allons emprunter au studio les éléments qui le composent pour exposer environ 80 tableaux...Des calligraphies dans un studio photo ! Près de 80 tableaux sont présentés dans ce studio… Pas de cimaises mais des flights, borgniols et autres lightbox... » nous signale-t-elle.

Pour les lecteurs du blogs (et ils sont très nombreux ces jours derniers) qui n'habitent pas la région parisienne, Bénédicte nous a mis en ligne, comme elle le fait parfois, un aperçu des travaux exposés sur son site. Certes, comme cela est connu de toute personne ayant vu une fois ou l'autres les originaux de travaux calligraphiques, les images sur internet sont loin de révéler toute la complexité et les subtilités des œuvres de ce genre, surtout quand il s'agit d'aquarelle… Mais bon, c'est mieux que rien et donc un grand merci à Bénédicte !

>[BdG]

Studio Eight by Ten présente Bénédicte Gerin
Exposition “Itinéraires calligraphiques”
5 – 6 – 7 octobre 2007
Vernissage le 5 octobre 18h – 22h
Samedi 6 et dimanche 7 octobre 11h - 20h
Eight by Ten studio 29 bis, rue Pouchet 75017 Paris
M° Brochant
et pour les provinciaux sur http://www.benedictegerin.com

   
 3/9/07  Nancy Malika Boustol

[Malika Boustol] Malika Boustol, talentueuse calligraphe nancéenne, nous signale qu'elle expose actuellement à la médiathèque de Nancy et ce jusqu'au 12 octobre. Elle présente ses travaux sur des poèmes du XVIe au XIXe siècles mis en valeur sur toile.

Pour ceux qui auraient des gènes de poisson rouge (*), Malika Boustol gère un très beau blog « Timeless Lettering Art » sur lequel vous pourrez d'ailleurs trouver tous les renseignements sur ses expositions en général et bien sûr sur celle là en particulier. Pour ceux qui voudront voir l'artiste à l'œuvre en direct, ne manquez pas sa démonstration du 6 octobre prochain, il est toujours très intéressant et formateur de voir un vrai calligraphe exerçant son art sous nos yeux. Point de tricherie, de retouche informatique, de sa main jaillit le trait brut que l'on peut apprécier dans sa spontanéité.

>[Émile Gabeau]

(*) Selon des expériences récentes, la durée de mémorisation des poissons rouges est de trente secondes. Ces gènes se retrouvent parfois transmis de façon inexplicable à certains humains de ma connaissance mais j'ai oublié leur nom.

   
 1/10/07  Info Lettre de Thot n°52

[Lettre de Thot n°52] Chers amis de la calligraphie pipole, pour vous remettre du flot d'enseignements paléographiques et calligraphiques que Claude Mediavilla nous a instillé tout le week-end, et pour vous redonner un peu d'espoir après la profonde dépression dans laquelle il nous a plongés lors de ses démonstrations au vu de la perfection qu'il a atteinte et en conséquence de notre propre médiocrité calligraphique, la Lettre de Thot n°52 datée du premier octobre est parue ! Vous y trouverez, pour la partie Graphos un nouveau webzine :

• Templiers >[Chronique 1307 - 2007] - Graphos
• Topic - GK
• Arcimboldo - TEG
• De la Majuscule accentuée ? - Dossier Graphos

et pour la partie Arcadia :

• Templiers >[Chronique 1307 - 2007] – LdT
• Sur les remparts de Saint-Jean-d'Acre – TEG
• Les crânes déformés – HdN
• Le Mystère de la Chambre Verte – AFP

Bonne rentrée, bonne lecture et n'oubliez pas d'aller consulter le programme des stages des 10 ans de Graphos et de réserver vos dimanches, cette fin année est placée sous le signe des agapes, de la fête et des moments exceptionnels et des invités surprise, comme seul Graphos sait vous les préparer !

Abonnez-vous à la Lettre de Thot, c'est gratuit.

   
 Septembre 
 
 29/9/07  Bic FKDL in the Bic Show

[FKDL in the Bic Show] De nombreuses personnes réduisent la calligraphie ou la peinture à l'utilisation d'instruments spécialisés (et en général introuvables à moins de mille kilomètres ou cent euros) sans imaginer que comme le disait fort justement Henri Mérou : « pour faire de la calligraphie, il faut vingt francs, dix pour le porte plume et la plume, cinq pour l'encre et cinq pour le papier » (notez que c'était dans un passé lointain où l'on parlait encore en francs). Les heureux privilégiés à avoir feuilleté le livre d'or de l'auberge du Bello Visto à Lurs se souviendront de la page de chancelière calligraphiée par Herman Zapf au stylo à bille (si si, le bic cristal tout bête) qui vaut largement n'importe quelle chancelière à la Brause et au gallo-tannate.

Roswitha Guillemin, de l'association « Complètement Timbrées » nous signale une exposition fort intéressante dans ce contexte puisqu'il s'agit de dessins réalisés justement au stylo à bille et dont le contenu pourrait être un exemple de plus à apporter à cette thèse à en juger par l'affiche de "the Bic Show"... Si vous habitez la région parisienne, vous pouvez vous dépêcher d'aller voir cette expo avant sa fermeture et faire une petit article sur son contenu pour le BdG !

A propos des « Complètement Timbrées », je ne peux que vous encourager à consulter leur programme et à suivre de près leurs activités, car elles aussi font leur rentrée ! Par exemple, elles proposaient dimanche dernier une balade suivie de mail-art dans le quartier chinois de Paris, dont on imagine qu'elle a du être riche d'éléments intéressants pour constituer de bien beaux envois !

PS : un week-end bien occupé m'a empêché de vous en parler plus tôt alors gardez un signet sur le site de Roswitha et des Complètement Timbrées et n'hésitez pas à le visiter régulièrement pour vous tenir à jour des nouveautés !

>[László Bíró]

   
 27/9/07  50! Helvetica a 50 ans

[Helvetica a 50 ans] Et les anniversaires typographiques se succèdent. Après les 25 ans du smiley, Helvetica a 50 ans en fanfare !

Un article dans un quotidien national (Libération) avec des références aussi prestigieuses qu'Erik Spiekerman ou Paula Scher, une foule d'articles dans les journaux étrangers, le grand public n'aura plus aucune raison objective d'ignorer la typographie. Un livre, un DVD et une exposition sont même consacrés à l'histoire de la création et de l'utilisation de cette police, gageons que les records de vente du « Da Vinci code » et de « Nemo » ne tarderont pas à être dépassés (en tout cas je participerai personnellement à la tentative).

Cette police ultra-célèbre (parce qu'elle était donnée gratuitement avec les imprimantes Apple ?) fut et est encore tellement utilisée (parfois à tort et à travers) qu'elle a perdu toute connotation et est devenue comme le Times, la linéale de ceux qui veulent rendre leurs lettrages les plus neutres possible (ce qui est bien compréhensible pour une pol